jeudi 14 février 2019

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Une douleur brève n’en demeure pas moins une douleur et Épicure ne nous dit pas pourquoi elle devrait être supportable. À couper au couteau pdf Ni pourquoi ni comment d’ailleurs. Il la pense comme un pur désordre atomique sans imaginer une seule seconde Telecharger À couper au couteau pdf  (du moins au vu et au su des textes qui nous restent de lui…) que ce désordre en entraîne d’autres qui sont justement ceux que les stoïciens nomment nos représentations, pdf À couper au couteau avant de nous inviter à travailler sur elles à l’aide du jugement adéquat susceptible d’écarter la souffrance. telecharger pdf À couper au couteau On songe que cette conception qu’avait Épicure de la douleur et de la souffrance était sans doute en rapport avec sa propre complexion physiologique. À couper au couteau telecharger pdf On sait en effet qu’il souffrait de la maladie de la pierre, des calculs rénaux, À couper au couteau epub pdf et que ses crises lui ont probablement servi de matériau expérimental afin d’élaborer sa doctrine. À couper au couteau livre pdf  Mais il le fit en sophiste grec, alors que les Romains le font en praticiens… Télécharger À couper au couteau ebook pdf  Revenons-en, pour conclure, au stoïcisme historique et philosophique des Romains. Épictète nous invite à faire un certain « usage des représentations » (II.VIII.7). Télécharger À couper au couteau pdf ebook gratuit Lequel ? Il s’agit d’un usage rationnel. C’est-à-dire ? Un usage conforme à la nature. Autrement dit ? Un usage sain et correct de notre raison. Nous avons en effet reçu notre raison de la nature pour user de nos représentations comme il se doit. La raison peut se connaître elle-même, affirme Épictète. « La plus importante et la première fonction du philosophe est d’examiner les représentations, de les discerner et de n’en admettre aucune sans examen » (I.XX.7). C’est donc très exactement la tâche du philosophe que de travailler ses représentations, d’exercer son vouloir sur elles, d’examiner avec scrupule ce que sont réellement et véritablement les choses afin de savoir si elles dépendent de nous ou si elles n’en dépendent pas. Si elles n’en dépendent pas, il s’agit de n’en point se formaliser. Il faut consentir à la nécessité… Rien ne sert en effet de se cabrer contre ce qui advient quand on n’y peut rien. En revanche, si notre raison conclut que nous pouvons agir sur ces représentations et qu’il est dans notre possibilité.

Un guignol… Le philosophe se préparerait donc à affronter la souffrance, la douleur, la peine, le mal et, quand tout cela arriverait, il prendrait ses jambes à son cou comme n’importe quel couard ? Mais un philosophe ne fuit pas la nécessité puisque tout son travail consiste à savoir l’affronter, surtout quand elle se révèle rude et pénible ! Poursuivons : « Voici maintenant venu le temps de la fièvre : que cela se passe dignement ; voici le temps de la soif : aie soif dignement ; voici le temps de la faim : éprouve-la avec dignité. 

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Cela ne dépend pas de toi ? Qui t’en empêchera ? Certes, ton médecin t’empêchera de boire, mais il ne peut t’empêcher d’avoir soif avec dignité ; il t’empêchera de manger, mais il ne peut t’empêcher d’avoir faim avec dignité » (ibid.). Le malade peut bien rétorquer qu’il est dans un état tel qu’il ne peut pas philosopher ; son maître lui répond qu’habituellement il philosophe pour vivre conformément aux lois de la nature à l’aide d’une raison sainement conduite. 

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Ce n’est donc pas l’heure, le lieu, le moment de baisser les bras et d’estimer que la philosophie n’est plus possible ou pensable : c’est justement pour affronter ce genre de difficulté qu’elle est pratiquée… Ce seul moment suffit à la justifier. « En cas de fièvre, continue Épictète, qu’est-ce qui t’empêche de garder ton principe directeur en accord avec la nature ? La voilà, la preuve qui décide de la question, la vérification des aptitudes de celui qui s’adonne à la philosophie. 

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En effet, la fièvre aussi fait partie de la vie, au même titre que la promenade, la navigation ou le voyage. Est-ce que par hasard tu lis en te promenant ? – Non. Et pas non plus quand tu as de la fièvre. Mais si tu te promènes avec dignité, tu fais ce qui sied au promeneur ; si tu restes digne quand tu as de la fièvre, tu fais ce qui sied à celui qui a de la fièvre. » On pourra demander en quoi consiste cette dignité dans la fièvre. Épictète répond clairement : « Ne blâmer ni dieu ni homme, ne pas être accablé par les événements, attendre la mort avec un maximum de dignité.

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quand le médecin arrive, ne pas redouter ce qu’il va dire, ni non plus se réjouir outre mesure s’il dit : “Tu vas merveilleusement bien !” En effet, quel bien t’a-t-il annoncé ? Car quand tu étais en bonne santé, quel bien possédais-tu ? Et s’il te dit : “Tu vas mal”, ne pas non plus te décourager. Qu’est-ce en effet qu’aller mal ? S’approcher du moment où l’âme est déliée du corps. Qu’y a-t-il là de terrible ? Si tu ne t’en approches pas maintenant, ne le feras-tu pas plus tard ? Le monde doit-il être bouleversé si tu meurs ? 

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Pourquoi alors flatter le médecin ? Pourquoi lui dire : “Si tu le veux, maître, j’irai bien” ? Pourquoi lui donner l’occasion de hausser orgueilleusement le sourcil ? Pourquoi ne pas lui verser simplement ses honoraires ? De même qu’on donne son dû au cordonnier pour être chaussé, au charpentier pour la maison, pourquoi ne pas faire de même avec le médecin pour ce pauvre corps, qui ne m’appartient pas, qui est par nature cadavre ? Voilà ce dont la fièvre fournit l’occasion ; si celui qui a la fièvre satisfait à ces exigences, il fait ce qui lui sied » (ibid.)… 

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Quelle leçon ! Nous étions partis guillerets avec un peu de fièvre mouillant notre front et nous voilà mis devant notre propre mort ; il nous faut revenir du tombeau où Épictète nous a déjà conduits tranquillement, sans voix qui tremble alors qu’on met le premier pas dans la tombe… Si après avoir goûté du cercueil on n’en ressort pas ragaillardi en constatant qu’il ne s’agit, pour l’heure, que d’une simple fièvre, c’est qu’on n’aura pas été sensible à l’argumentation philosophique du sage – et que, de ce fait, on n’aura été soi-même ni philosophe ni sage, mais juste un fiévreux de base… 

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C’est une technique stoïcienne que je nommerais la minoration : comparer notre état avec un état pire et convenir que nous ne sommes pas à plaindre pour n’être pas plus affectés, plus troublés, plus touchés. Elle s’avère d’une redoutable efficacité. Tu as de la fièvre ? Tu pourrais être à quelques minutes de quitter ce monde – ce qui, d’ailleurs, ne changerait rien à son cours, puisque, si tel était le cas.

Estime-toi donc heureux que ce que tu prends pour le pire soit seulement ce qui est puisqu’il y a pire que pire : mourir – qui n’est d’ailleurs pas dans l’ordre du pire selon le philosophe stoïcien, mais de la nécessité… De quoi se plaint-on ? De quoi se plaint-on, en effet… Dans Sur la providence, s’adressant à Lucilius, Sénèque explique que « certains dommages sont dans l’intérêt de ceux mêmes qui les subissent » (III.2). 

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Ainsi, l’exil qui nous sépare de ceux que l’on aime et des paysages que l’on chérit, la misère qui nous rabaisse plus bas que terre, la mort de leurs enfants pour les parents, le veuvage qui afflige violemment l’un des époux, le déshonneur d’où qu’il vienne, le coup du sort qui rend malade ou estropie, tout cela est bénéfice pour qui sait en faire un usage philosophique. La souffrance nous permet de nous éprouver : avec elle, on sait qui l’on est, ce que l’on peut, ce que l’on vaut, quelles limites sont les nôtres. 

Elle est un instrument de connaissance de soi. Il n’est pas question de la valoriser, comme le feront les chrétiens embarqués dans le sillage de saint Paul qui chérissait tant la souffrance, ou de lui trouver des vertus salvifiques (pour utiliser leur vocabulaire) en y voyant l’occasion bienvenue d’une imitation de la Passion du Christ qui ouvrirait les portes du paradis. Pas du tout… Sénèque affirme de la fortune qu’« elle cherche à s’affronter aux plus braves ; elle laisse passer les autres avec dégoût. 

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Elle s’attaque au plus résolu, au meilleur pour diriger contre lui toute sa violence. Elle essaie le feu sur Mucius [notre Scaevola…], la pauvreté sur Fabricius, l’exil sur Rutilius, la torture sur Regulus, le poison sur Socrate, la mort sur Caton. C’est seulement dans la mauvaise fortune que l’on trouve les grands exemples ». Et Sénèque d’examiner le cas de chacun : « Fabricius est-il malheureux de labourer son champ, dès qu’il est libéré des affaires publiques, ou de faire la guerre autant contre Pyrrhus que contre les richesses, ou de dîner à son foyer de ces herbes et de ces racines qu’il vient d’arracher en nettoyant.

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