samedi 9 février 2019

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un rappel à la langue des obsessions et des violences de l’enfance Télécharger L'Urgence du vivant epub (à ce propos, je suis heureuse que vous ayez évité, dans la scène 17, de ramener directement à Caserta le flot d’obscénités, L'Urgence du vivant epub gratuit lequel jaillit plutôt des sons de la ville ; de même, j’ai beaucoup apprécié que vous insistiez sur le vacarme des voix pendant la scène du repas). En revanche, le fait que Delia rapporte à Giovanna (scène 6) la phrase qui est également (pas seulement) à l’origine de son blocage verbal ne me convainc guère. Je vous explique pourquoi. L'Urgence du vivant telecharger epub Le recours de Delia au dialecte dès les premières scènes du film, en un lieu éloigné de Naples dans tous les sens du terme, est à mes yeux une erreur : ses phrases et son accent décidément dialectaux devraient plutôt apparaître soit comme une réaction instinctive (« connard », telecharger epub L'Urgence du vivant  lancera-t-elle par la suite au jeune homme harcelant), soit comme une marque de son rapprochement d’Amalia ; surtout, L'Urgence du vivant pdf epub l’utilisation de cette phrase – dans sa bouche – dès le début me semble erronée. 

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Elle possède, en effet, une histoire qu’il nous faut parcourir à l’envers : nous partirons d’Amalia ; nous entendrons une allusion mystérieuse de la part de l’oncle Filippo ; nous la placerons clairement sur les lèvres de Delia enfant ; nous saurons qu’elle la tient du vieux Polledro ; et à la fin seulement nous comprendrons comment elle l’a réadaptée et nous l’entendrons prononcer de façon libératoire par Delia adulte. 

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Bref, le fait que la phrase soit rapportée au début du film par Delia (en réalité, elle s’en abstiendrait, glisserait, ou, dans l’embarras, prononcerait une formule générique, incapable de supporter la gêne que lui cause l’obscénité maternelle) ne me plaît guère. Cette phrase, me semble-t-il, doit surgir clairement dans la bouche d’Amalia, insupportable pour Delia. Le reste de l’histoire nous laissera entendre que ces mots ont sans doute été prononcés par Amalia dans un état d’angoisse ou de faiblesse mentale, comme un signal de danger (Caserta est avec moi, ton père a encore l’intention de me faire du mal, etc.), comme un épanchement de vieille ivrogne, ou encore comme un acte désorienté de réconciliation.

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Bref, ces mots devraient être entendus sans ambiguïté possible à la fin de la scène 5, au milieu des obscénités ouatées qu’Amalia prononce au téléphone ; pour se heurter aussitôt après à l’expression d’égarement de Delia : sa première expression susceptible de nous indiquer une richesse intérieure et un savoir issu de la souffrance. Après la phrase d’Amalia, Delia pourrait demander : « Maman, avec qui es-tu ? », en une sorte de sursaut de la mémoire. Quant à la phrase elle-même, j’aimerais observer avec prudence (je n’ai pas les idées claires à ce sujet) que soit elle est réellement, insupportablement, obscène (et celle-ci ne l’est pas), soit elle suggère l’obscénité à travers une indétermination totale. 

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Votre phrase appartient à ce second type ; voilà pourquoi je préférerais éliminer ce « dessous » qui, parce qu’il détaille justement, risque d’amener le spectateur à croire qu’il détaille trop peu. Enfin, toujours sur ce même point, j’ai eu l’impression au cours de ma lecture qu’à la fin de la scène 44, lorsque Polledro se lève et sort, nous pourrions déjà voir le père et entendre la voix de Delia enfant rapportant la phrase du vieux Polledro, comme si Caserta l’avait prononcée à l’adresse d’Amalia. On passerait alors à Delia qui dit : « Et si je tombe malade… », puis attaquerait avec la 12. Et cela par souci de clarté : en effet, j’ai ressenti le besoin de savoir directement quel usage Delia enfant a fait des mots du vieux Caserta. 

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Mais je me trompe peut-être. J’écris en toute hâte, sans avoir le temps nécessaire pour éliminer les suggestions insensées. Un autre sujet a suscité en moi une certaine perplexité : l’exploitation économique du travail qu’effectuait le père de Delia. Pour caractériser les commerces entre les trois hommes, je miserais certainement sur un Caserta qui, comme il est dit dans le livre, trafique avec « les Américains ». La façon dont vous avez construit l’incipit de la scène de la gifle (encore une bonne solution) ne nous apprend pas grand-chose sur les activités réelles de ces trois hommes.

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l’oncle Filippo n’est pas éloquent. Si vous développiez plutôt les quelques lignes du livre qui font allusion aux « portraits américains », l’oncle Filippo pourrait – c’est une hypothèse – se présenter, scène 4, avec des photos et dire quelque chose de ce genre : « Faut qu’tu fasses quat’ portraits d’Amerloques. Caserta les veut d’suite. J’ai apporté les photos » (pardonnez-moi cette esquisse ridicule de pseudo-dialecte). Et nous verrions alors en détail les photos en question (il y a quelques descriptions dans le livre), une dernière fixée au bord du chevalet et, dans un coin, le tableau qui vient d’en être tiré, les autres portraits déjà prêts, mêlés à des marines et à des scènes champêtres. Delia dirait, page 31 : « C’était lui qui trafiquait avec les marins américains dans la Galleria, qui les poussait à exhiber des photos de famille et les persuadait de commander le portrait à l’huile de leur mère, de leur fiancée, de leur femme. 

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Il exploitait la nostalgie et nous nourrissait tous, même toi… » Les manigances de Caserta, du moins en ce qui concerne le père de Delia, consisteraient dans ce cas à contacter des marins et à les convaincre de commander des portraits à l’huile d’après des photos (leurs photos, celles des fiancées, celles des mères lointaines, etc.). L’autre intermédiaire, Migliaro, interviendrait par la suite pour soustraire le père de Delia à un marché probablement en bout de course et à le placer sur un autre totalement différent, en essor avec l’expansion petite-bourgeoise des années cinquante. Je vous fournis ces suggestions car je crains que le point le plus faible de votre texte, sur le plan visuel, ne réside justement dans la définition de l’activité de Caserta et du père de Delia. 

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Si vous évoquez ces trafics « artistiques » en rien improbables avec les Américains, vous obtenez un côté concret (les photos, les portraits éparpillés dans la pièce) qui – me semble-t-il – est encore absent dans l’irruption de l’oncle Filippo, entièrement centrée (avec beaucoup d’efficacité, du reste : il ne faut pas y toucher) sur la « Bohémienne ». Je n’ai rien d’autre à vous suggérer, à l’exception de quelques petites annotations que je vais vous énumérer par page. Mais attention : je me suis déjà beaucoup laissée aller, je m’en rends compte.

Le dialogue entre les sœurs est meilleur, mais je modifierais encore certaines choses. Avant tout, le « une éternité » de Delia : il me paraît vague et mélancolique, je le remplacerais par un nombre approximatif (mais il y a la scène où Delia a révélé à sa mère son refuge dans l’ascenseur, au dernier étage. Quand cela s’est-il produit ? Deux ans plus tôt ? Trois ? Delia peut répondre sans se contredire : « Oui. Deux ou trois ans » ?) ; ou je ne laisserais que le « oui » ; ou alors je lui substituerais un « oui, il y a longtemps ». De plus, la réponse de Maria Rosaria continue de m’agacer. 

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J’y vois peut-être un danger implicite dans toutes les répliques en dialecte : le stéréotype à l’affût de la phrase napolitaine, gémissante, mielleuse, tremblante, surtout excessive, d’un sentimentalisme exhibé qui ne transmet aucun sentiment. Certes, il y a dans la réalité une communication en napolitain qui possède ces caractéristiques (et dans le texte on en perçoit çà et là les échos chez l’oncle Filippo et chez Mme De Riso) ; mais je ne le soulignerais pas dans l’écriture avec l’imitation péjorative du jeu théâtral, cinématographique, etc. 

Je préférerais une Maria Rosaria qui tente de contenir son émotion avec plus de sécheresse : « C’est maman qui aurait dû prendre le train et aller chez toi, à Bologne », une sorte de reproche, puis les pleurs au milieu desquels Wanda s’introduit, non sans irritation. p. 25. Dans la réplique de Mme De Riso, au bas de la page, n’est-il pas préférable d’écrire « c’t appart » en éliminant « dans la Galleria » ? . Sur la vieille photo jaunie, montrée après la carte d’identité (que Delia, évidemment, n’ouvre pas), il serait bon que figure aussi Amalia, dont nous verrions ainsi le visage et la coiffure. Il est nécessaire que le spectateur associe

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