dimanche 2 décembre 2018

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Victor Forde vient de se séparer de sa compagne, Rachel Carey, le grand amour de sa vie. Il retourne vivre dans le quartier dublinois de son enfance, près de la mer, où il s’installe dans un immeuble moderne abritant essentiellement des émigrés d’Europe de l’Est. Il se force à se rendre tous les soirs dans le même pub, comme «on irait à la salle de sport ou à la messe». Il y rencontre un certain Ed Fitzpatrick, qui lui assure être un ancien camarade de classe. Il ne se souvient pas de lui mais a une sensation désagréable en sa présence, sans réussir à s’expliquer pourquoi.

Ils se croisent régulièrement au pub : Ed recherche une complicité, il revient sans cesse sur leur passé d’écoliers chez les frères chrétiens. Victor se bat avec sa mémoire et refuse de toute évidence des pans entiers de son passé. Ed Fitzpatrick, suspect, voire sinistre, agit sur lui comme un révélateur et l’oblige à affronter la réalité.







Ebook gratuit : Oui, madame Irving. Les techniciens m’ont donné un compte rendu verbal, mais je préférerais avoir le dossier sous les yeux avant de révéler la moindre information. Et j’ai prévu d’en discuter avec vous et avec votre mari en face à face. Je suis sûr que vous comprenez ma prudence. — S’il vous plaît, dites-moi ce que vous savez, inspecteur Sinclair. Je vous en supplie. Il y eut un silence. Angela considéra Kate et retint son souffle. — Ils correspondent, madame Irving, annonça-t-il enfin. — Ils correspondent, répéta-t-elle tout haut à l’intention de Kate. La journaliste brandit le poing en l’air tel un joueur de tennis à Wimbledon. — Oui. Votre prélèvement d’ADN correspond à l’ADN des ossements. Au squelette du bébé, je veux dire. — C’est Alice, alors, conclut Angela avant de se mettre à pleurer. 

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— Comme je le disais, madame Irving, je n’ai pas les résultats officiels mais, oui, il semblerait qu’il s’agisse de votre fille. Je souhaiterais tout de même venir demain vous rencontrer, votre mari et vous, pour discuter des résultats et de la manière dont nous allons procéder dans cette affaire au vu de cette information. J’aimerais venir accompagné d’un agent de liaison avec les familles aussi. Ainsi, vous aurez toujours un interlocuteur privilégié. Cela vous convient-il ? — Oui, bien sûr. Merci infiniment de m’avoir révélé le résultat. Je ne sais pas quoi dire. À quelle heure voulez-vous venir ? bafouilla-t-elle. — Je serai chez vous à 9 h 30 si vous êtes d’accord. Je me réjouis que l’attente prenne fin pour vous.

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Un bébé qui s’appelle Alice Irving, ajoute-t-elle. Enlevée à l’hôpital en 1970. Je fixe le poste de radio. Ça ne va pas. Le bébé a un nom. Et une mère. Ils diffusent une interview de la mère qui raconte combien elle est soulagée et en même temps anéantie. Debout dans la cuisine, j’écoute Mme Irving et je pleure avec elle. Je partage son soulagement. Mais pas pour les mêmes raisons. Personne ne va venir frapper à ma porte. L’heure du jugement n’a pas sonné. Pas encore. Plus tard, en allant acheter une bouteille de lait à l’épicerie au coin de la rue, je vois les gros titres des journaux, j’en achète un qui publie l’interview exclusive de la mère d’Alice Irving. J’essaie de le lire sur le trajet du retour, mais je n’arrête pas de trébucher et de me cogner si bien que je finis par le glisser sous mon bras pour marcher normalement. Je ne voudrais pas avoir l’air d’une folle. À la maison, je lis chaque mot, étudie chaque détail, débite des paragraphes entiers à voix haute. Je n’arrive pas bien à comprendre mais une espèce de sentiment euphorique monte en moi. Peut-être que tout va s’arranger.

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Joe se ratatina sous le feu des questions, l’air perdu. — Nous sommes en contact avec les enquêteurs, Simon, intervint Kate. — Et on a un deuxième angle à l’interview d’Angela Irving. LA VIE SANS ALICE, lança Terry qui se levait pour se joindre au comité de rédaction improvisé. — Ça me paraît bien, approuva Simon en s’éloignant. Joe se tourna vers Kate et lui décocha un grand sourire. — Merci d’avoir cité mon nom, Kate. Je n’ai vraiment pas fait grand-chose. Elle grommela quelques mots inaudibles, puis se calma. — Tu as fait du bon boulot, Joe. Bon, arrêtons de nous congratuler et découvrons ce qui est arrivé à la petite Alice. 

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L’inspecteur principal Sinclair n’était pas content lorsqu’elle lui téléphona. — Mme Irving vous a-t-elle appelée hier, mademoiselle Waters ? demanda-t-il. Votre article est prématuré. Je viens juste de recevoir le rapport. — C’est moi qui l’ai appelée, inspecteur Sinclair. Nous avions déjà publié un sujet sur elle et je savais que les résultats devaient tomber hier. — Lui avez-vous demandé de me contacter ? — Inspecteur Sinclair, croyez-vous qu’une femme qui a attendu plus de quarante ans pour retrouver son enfant a besoin qu’on lui dise quoi faire ? Angela Irving avait désespérément besoin de savoir. — Oui, d’accord. Je n’étais pas préparé, c’est tout, et le service de presse se retrouve débordé. Kate se retint de sourire. Il serait capable de l’entendre dans sa voix.

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C’est une histoire capitale, inspecteur Sinclair. Bref, poursuivit-elle pour quitter ce terrain miné, que se passe-t-il maintenant ? Ouvrez-vous une enquête pour homicide ? — Pas forcément. Nous ignorons toujours de quelle façon est mort le bébé. Nous ne le saurons peut-être jamais. Nous disposons de peu d’éléments et l’équipe médico-légale démarre à peine l’examen des indices relevés sur la scène de crime. Nous en saurons davantage dans les prochains jours. — Vous n’avez donc aucune idée de la date à laquelle elle a été enterrée ? — Pas encore. L’enquête est en cours. — D’accord. 

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Et prévoyez-vous de rencontrer Mme Irving ? Kate savait bien qu’il s’était déjà rendu chez elle mais elle voulait que l’officier ait l’impression de garder le contrôle sur certaines informations. — J’ai rencontré M. et Mme Irving ce matin. Ils nous assistent dans notre enquête. — Des liens avec le sud-est de Londres ? — Nous n’en avons trouvé aucun pour l’instant. Mais nous poursuivons nos recherches. Les faits se sont produits il y a très longtemps et la mémoire des gens est faillible. — Ne m’en parlez pas ! plaisanta Kate. J’ai déjà du mal à me souvenir de ce que j’ai fait hier, alors en 1970 ! — Je peine à vous croire, Kate, répliqua-t-il. Elle ne manqua pas de noter qu’il l’appelait maintenant par son prénom. — Je vous laisse continuer, alors. Je sais que vous devez être bien occupé. Mais merci de m’avoir accordé un peu de temps. Et n’hésitez pas si je peux vous aider de quelque manière que ce soit. Quand vous souhaiterez faire un appel à témoin, par exemple.

Elle désirait discuter à nouveau avec le patron, mais elle allait devoir attendre que le coup de feu soit passé. Il la repéra et cria au-dessus des têtes des clients : — Comme d’habitude, Kate ? Elle s’esclaffa et passa commande. — On pourrait se parler tout à l’heure ? demanda-t-elle quand il posa les verres devant elle. — Bien sûr. Mon épouse n’est pas encore là. C’est plutôt à elle que vous devriez parler. Elle est au courant de tout. Joe et elle s’installèrent à la même table que la dernière fois et il se concentra à nouveau sur l’écran de son téléphone pendant qu’elle étudiait le monde autour d’elle. 

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Elle adorait repérer les détails révélateurs : le pantalon taché qui trahissait un esprit négligent, les suçons dans le cou qui célébraient le désir adolescent, les mains tremblantes qu’on cherchait à dissimuler, les regards vides, les cheveux teints de ceux qui s’accrochaient à leur jeunesse. — Kate ! s’écria tout à coup Joe. — Oui, Joe, fit-elle en reportant son attention sur lui. — Mlle Walker. Nous ne lui avons toujours pas parlé. — Oui, faisons ça, dit-elle avant de reposer son verre à moitié plein. Je me demande si la police l’a interrogée. La police l’avait bien interrogée. Mlle Walker bourdonnait d’excitation lorsqu’elle les invita à entrer chez elle. — Deux agents de police sont venus. Ils m’ont dit qu’ils avaient trouvé Alice Irving. Je n’arrive pas à le croire. Cette petite fille était enterrée à Howard Street pendant toutes ces années. — Vous vous souvenez de cette affaire, mademoiselle Walker ?

Ça oui, alors ! Enfin, ils ont dû me rafraîchir un peu la mémoire, mais je savais de qui ils parlaient. — À votre avis, comment Alice est-elle arrivée ici ? demanda Kate. — Aucune idée, répondit la femme. C’est un mystère total, d’après les policiers. Joe se pencha en avant et lui tendit son téléphone. — Voici une liste des personnes qui habitaient ici dans les années soixante et soixante-dix, mademoiselle Walker. Il y avait des Walker – des parents à vous ? demanda-t-il en lui montrant les noms. — Oh oui ! s’exclama-t-elle. C’était mon oncle et ma tante. Ils ont habité au numéro 61 pendant des années. Le frère de mon père et son épouse. 

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Nous vivions de l’autre côté de la route South Circular, à Charlton. Mais j’ai logé au 63 de Howard Street pendant quelques mois, dans les années quatre-vingt. — Waouh, intervint Joe. Vous devez connaître toutes les personnes de cette liste, alors ? Kate se rencogna dans son fauteuil pour observer. Le petit s’en sortait plutôt bien. Mlle Walker lut lentement, caressant d’un geste machinal Shorty couché à côté d’elle. — Eh bien, je connaissais toutes les familles du pâté de maisons car je venais prendre le thé chez mon oncle et ma tante presque tous les dimanches quand j’étais jeune. Et quelques-uns des noms des locataires me paraissent familiers, mais ils arrivaient et repartaient si vite qu’on n’avait pas vraiment le temps d’apprendre à les connaître. — Êtes-vous restée en contact avec certaines des personnes de cette liste, mademoiselle Walker ? continua Kate.

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beaucoup les interroger sur le quartier à l’époque. Ils savent peut-être quelque chose. — Mon oncle et ma tante sont morts depuis longtemps. Et ils n’avaient pas d’enfants. Les Smith avaient un fils plus âgé que moi, mais ils ont déménagé dans le nord, à ma connaissance. Les Speering et les Brown vivent toujours par ici. Je croise June Speering, d’ailleurs, à la coopérative presque toutes les semaines. Ainsi que sa fille, Sarah. Joe griffonnait les noms dans son calepin. — Qui était le propriétaire des maisons dans les années soixante-dix, mademoiselle Walker ? demanda Kate. Lorsqu’il s’agissait d’appartements et de chambres meublées ? — Je vous en prie, appelez-moi Barbara, insista la femme avant de répondre : C’était un affreux bonhomme, très imbu de lui-même. Il se vantait de connaître tous ceux qui comptaient. 

M. Soames, il s’appelait. Comme dans la série La Dynastie des Forsyte. — Vous ne l’appréciiez pas beaucoup, donc ? reprit Kate. Mlle Walker cligna des yeux. — Non, reconnut-elle, la voix serrée. C’était un homme vil qui se prenait pour Dieu en personne. Il venait régulièrement. Il draguait ses locataires comme s’il était le prince charmant, puis il envoyait ses gars récupérer l’argent des loyers chaque semaine. Et mieux valait ne pas payer en retard. Ils cassaient tout chez vous, sinon. Voire pire. — Il a l’air épouvantable ! compatit Kate en songeant qu’il devait détenir une liste des locataires avec leurs coordonnées. Qu’est-il devenu ? — Dieu seul le sait. J’espère qu’il est mort, répondit Barbara Walker. — Eh bien ! Que vous a-t-il fait ?

Jude écouta à plein volume les CD de ses albums préférés – ses vinyles originaux avaient depuis longtemps disparu – et ignora les coups frénétiques que le voisin frappait au mur mitoyen. La musique l’aidait à se souvenir. La bande-son de sa jeunesse. Son histoire d’amour avec Charlie. Elle avait vingt-huit ans lorsqu’elle l’avait rencontré, alors qu’elle habitait et travaillait à Londres, dans une maison d’édition. De cette époque, elle n’avait conservé aucune photo – elle s’en était débarrassée quand Emma avait commencé à l’interroger sur son père dans l’idée, aussi naïve que stupide, que la disparition des preuves résoudrait le problème. Malgré cela, elle revoyait encore son visage. Il était musicien, beau et irresponsable. Elle était tombée follement amoureuse de lui, faisant fi des avertissements de ses amies, convaincues qu’elle allait souffrir. Elle ne pouvait pas résister à sa belle gueule, leur répondait-elle. 

Mais surtout, elle se sentait seule. Elle s’était imaginé que Londres – et le monde merveilleux de l’édition – regorgerait d’hommes intéressants, intelligents et séduisants, et au premier abord, ils étaient tout cela dans leur costume sur mesure. Mais ce n’était qu’une façade. Sous la veste bien taillée et le pantalon cigarette, ils restaient des enfants de l’après-guerre, et se réfugiaient encore dans les jupes de leur petite maman. Ils recherchaient juste une femme qui ferait le lit dans lequel ils la mettraient. Très peu pour elle. Elle s’était satisfaite d’aventures d’un soir, ou d’amis consentants, avant de rencontrer Charlie. Il n’avait que cinq ans de moins qu’elle mais il semblait venu d’une nouvelle ère ; et il n’était certainement pas à la recherche d’une figure maternelle. Il vivait dans un squat à Brighton et elle l’avait rencontré lors d’un concert à Hyde Park, celui qu’avaient donné les Rolling

Stones juste après le décès de Brian Jones. Elle l’avait repéré alors qu’elle faisait la queue à la buvette ; avec ses cheveux longs, son sourire en coin, ses mains magnifiques et, il faut bien l’admettre, sa totale indifférence à son égard. Un réel défi. Impossible de résister, elle devait l’avoir. Son intérêt pour lui avait viré à l’obsession. Elle dépensait sans compter, payait ses trajets pour qu’il vienne à Londres, l’habillait comme un mannequin, l’emmenait au théâtre, lui prêtait des livres de Mailer et d’Updike, et buvait chacune de ses paroles, envoûtée par sa voix traînante. Bien entendu, comme on pouvait s’y attendre, Charlie avait été infidèle. Tout le temps. C’est le propre du musicien, semble-t-il. Mais cela ne signifiait rien, selon lui. Juste des filles comme ça, des groupies. Jude était donc restée accrochée à lui comme une moule à son rocher. 

« Il me fait rire, il me rend heureuse, racontait-elle à ses amies. Il est drôle et je l’aime. » Et c’était vrai, elle l’aimait. Il était le premier depuis Will à la fac à lui donner le sentiment d’être vivante. Toutefois, elle ne l’avait pas présenté à ses parents. Elle n’avait eu aucune envie que leur désapprobation entache son bonheur. Elle les informerait le moment venu, quand elle serait prête. Quand tout serait en place. Parce que sa décision était prise : elle épouserait Charlie, coûte que coûte. Son horloge biologique se rappelait à elle et elle devait veiller à ce qu’il s’engage, voilà tout. Il fallait qu’il apprécie ce qu’il avait avec Jude. Charlie trouvait le mariage ringard – « Ce sont les vieux qui se marient. Nous sommes des esprits libres, Jude », disait-il. Mais après un an de relation.

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