lundi 3 décembre 2018

Telecharger Sang famille epub gratuit de Michel Bussi



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Mensonges ou secrets ?
Manipulation ou vérité ?
Sang famille
Dans la veine des meilleurs suspenses de Michel Bussi. 
» Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l’obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici. 
C’est une certitude.
Une seule question me hante, la dernière : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s’ils pouvaient en arracher les souvenirs qu’ils convoitent ? 
Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n’étais alors qu’un adolescent parmi d’autres.
Un orphelin.
C’est du moins ce qu’on avait toujours voulu me faire croire… «





Dans la forêt de Brocéliande, j’ai découvert une autre façon de transmettre la culture. À la belle saison, des guides, qui sont également conteurs et acteurs, animent des randonnées pédestres autour de la légende arthurienne. C’est un vrai bonheur. Je pense que tu aimerais. — Je n’attends que ton invitation pour venir découvrir ta nouvelle vie. Mais maintenant que tu ne travailles plus, comment occupes-tu tes journées ? — Les premiers mois, j’étais débordée par la préparation et le suivi de chantier de ma maison. Quand j’ai acheté ce château, il était encore envahi par toutes les vieilleries de sa précédente propriétaire, une dame très âgée. Au fil des tris, je découvrais la famille qui avait occupé cette demeure durant de longues années, et je me suis surprise à lui construire une histoire. Sur la base des documents, des meubles, des jouets et des objets que je manipulais, j’ai créé un monde imaginaire autour de ces personnages qui n’existaient pour moi qu’à travers les photographies que je dénichais. 

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Progressivement, le plaisir que j’avais à écrire et à lire, dans ma jeunesse, a repris le dessus. Une fois ce déblayage terminé, j’ai également acquis la certitude que je voulais réaliser le rêve inassouvi de mes 18 ans : devenir écrivain. Mes parents m’ont élevée en m’inculquant que je devais gagner ma vie. Et, très peu de gens peuvent vivre de leur plume. Aujourd’hui, je n’ai plus besoin que mes histoires m’enrichissent, je peux me le permettre. — Je ne savais pas que tu aimais écrire. — Je n’en ai jamais parlé à personne. Cette passion reste très intime. Les mots que je couche sur le papier sortent de mon cœur, de mon âme. Mais j’ai décidé d’oser les mettre à la vindicte d’hypothétiques lecteurs. Je suis venue à Paris pour me documenter sur le thème de mon futur roman. Mais, je n’aime pas trop parler de moi, tu le sais. Et toi, es-tu heureux ? Sa réponse reste très évasive. Je ne suis pas convaincue de son bonheur. Nous n’arrivons pas non plus à instaurer le jeu de séduction qui nous anime au téléphone. Au moment de nous quitter, nous n’avons pas avancé vers une plus grande intimité. J’ai passé quelques heures agréables avec lui, j’ai senti l’admiration et même le désir dans ses yeux, mais je n’ouvre aucune porte à un baiser autre qu’amical.

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À 14 h, elle ressortait pour aller participer aux activités d’une des associations caritatives dans lesquelles elle était investie. Elle passait à nouveau devant la loge entre 16 h et 18 h. La concierge ne connaissait pas son emploi du temps pour chaque après-midi. Certains jours quand elle la revoyait vers 18 h, elle s’apercevait qu’elle était allée chez le coiffeur. Puis, pour finir la journée, elle repartait tous les soirs à 19 h 30 en compagnie de son yorkshire et se dirigeait comme au petit matin vers le square. La promenade durait une demi-heure, à 20 h, elle repassait devant la loge. Elle ne recevait jamais. C’était une existence d’une platitude désespérante. — Pourquoi pensez-vous qu’elle avait dû changer ses habitudes depuis le décès de son mari ? — J’étais convaincu que le mobile des deux crimes était le même. Jean Connat dans le cadre de sa profession rencontrait certainement beaucoup de monde. Il me semblait plus facile d’élucider cette affaire en m’intéressant à la vie de Martina. Revenons à notre concierge, déçue de ne pas avoir pu m’aider, elle m’indiqua que le locataire de l’appartement du dernier étage pourrait peut-être me renseigner. 

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Il était le plus ancien occupant de l’immeuble. Il avait connu les Connat, en 1939, quand ils avaient emménagé. Immédiatement, je rendis visite à ce vieux monsieur. Il m’informa qu’après la guerre, une rumeur avait couru : Jean Connat avait trempé dans un trafic occulte pendant le conflit. Mais il n’en savait pas plus. — Effectivement, les journaux faisaient mention d’un lien avec le marché noir. — Logique ! C’est ce que je leur ai dit. — Pourtant, vous ne semblez pas y croire ! — J’aurais pu, mais quand je suis rentré à mon bureau après avoir interrogé la concierge et le vieux voisin, j’étais attendu par mon supérieur hiérarchique. Il m’a demandé comment j’avançais dans l’enquête. Au terme de mon compte-rendu, il m’a signifié, sans aucune négociation possible, que la brigade étant débordée, je ne devais pas m’éterniser sur le meurtre d’une dame seule. La piste du marché noir paraissait tout à fait crédible. À l’époque, la pratique dans les services de l’État consistait à ne pas trop creuser sur les faits qui pouvaient être liés à la guerre. L’épuration avait fait assez de mal. J’ai été prié de laisser courir cette affaire.

consacrer à des dossiers plus urgents. Cet ordre et cette tentative pour me détourner de la recherche de l’assassin de Martina Connat m’ont convaincu que je fouillais en terrain interdit. La pauvreté des éléments de l’enquête concernant Jean Connat m’avait déjà paru étrange. L’injonction que je venais de recevoir m’a conforté dans l’idée que les services de l’État couvraient ces deux meurtres. Et l’éviction de la police prenait tout son sens. Le procureur avait attribué l’affaire à la gendarmerie pour mieux contrôler l’enquête. — Mais, pourquoi ? — Je vous rappelle que j’avais moins de 30 ans à l’époque, mon esprit se rebellait encore facilement. Essayer de me détourner d’un objectif était une erreur. Effectivement, comme vous, il me fallait la réponse. J’ai obéi à l’ordre reçu et j’ai cessé officiellement d’enquêter sur le meurtre de Martina. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai transmis aux journalistes qu’il s’agissait d’un règlement de comptes suite à des magouilles opérées par le couple Connat dans le cadre du marché noir pendant l’occupation. De cette façon, aux yeux de tous, cette affaire était close. 

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J’ai laissé passer quelques semaines et j’ai décidé de rendre visite à nouveau à ma concierge préférée. Elle avait tenté de me joindre à deux reprises juste après notre dernier entretien, mais pour me conformer aux ordres, je n’avais pas répondu à ses appels. Maintenant que j’étais engagé sur d’autres dossiers, je pouvais discrètement la rencontrer à nouveau. Elle m’accueillit à bras ouverts. Elle était frustrée de n’avoir pas encore pu me transmettre sa dernière découverte. Elle s’était trompée. Après le décès de son mari, Martina Connat avait effectivement changé ses habitudes. Le petit chien était entré dans sa vie ! Mon interlocutrice affirmait qu’elle avait acheté le yorkshire depuis qu’elle était seule. J’éclate de rire. Le commandant Giraud est décidément un conteur hors pair. Sans difficulté, j’imagine la scène. La commère revêtue d’une blouse et appuyée sur son balai lui murmurant avec des airs de conspiratrice, cette information capitale. Le vieil homme, sourire aux lèvres, reprend : — Comme vous, l’envie de rire m’a envahi, mais elle était tellement convaincue d’avoir découvert la clé de l’énigme que je devais garder mon sérieux. J’ai sorti mon petit calepin, j’ai noté et je suis parti en la remerciant chaleureusement de son aide.

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Martina Connat avait certainement acquis ce chien pour tromper la solitude née de la mort de son mari. Je ne voyais aucun lien avec les meurtres. Cette concierge m’amusait beaucoup. — Effectivement, cette pauvre Martina, jeune veuve et sans enfant, a dû avoir du mal à supporter son isolement. Elle devait apprécier l’affection d’un animal de compagnie. — Mon analyse rejoignait la vôtre. Je gardais toujours à l’idée d’essayer d’aller plus loin dans cette enquête, mais pour le moment, je ne disposais d’aucune piste. J’ai repris mes dossiers en cours en estimant qu’un élément nouveau finirait bien par m’ouvrir d’autres hypothèses. Je travaillais sur une affaire de meurtre très différente. Mais dans ce cas, il s’agissait sans aucun doute d’un crime passionnel. Le mari avait assassiné son épouse parce qu’elle le trompait. Un soir, lors d’une sérieuse dispute, il avait bousculé sa femme, qui en tombant, s’était heurtée sur le coin de la table, elle était morte sur le coup. L’homme était effondré. Il n’avait pas voulu tuer sa compagne et il n’arrêtait pas de répéter que sa colère résultait de la trahison qu’il vivait. 

Vous vous demandez pourquoi je vous raconte cette affaire qui n’est pas liée à celle de Martina et Jean ! Eh bien, cet homicide involontaire avait eu lieu après la promenade nocturne de l’épouse pour permettre à leur chien de se soulager dans le square le plus proche de chez eux. Le mari affirmait qu’elle y rejoignait son amant tous les soirs. — Je comprends ! Vous avez pensé qu’il était possible d’imaginer que Martina rencontrait également quelqu’un quand elle promenait son compagnon à quatre pattes. C’était une nouvelle piste ! — Exactement, ma concierge préférée avait peut-être eu raison de me livrer cette information comme s’il s’agissait du Graal ! Le soir même, je suis allé errer à l’heure indiquée par la gardienne de l’immeuble dans le square que fréquentait Martina. L’espace de verdure s’étendait sur quelques mètres carrés. Des bosquets disséminés pouvaient permettre une certaine intimité. Le lieu représentait le cadre idéal pour des rencontres discrètes. Je croisais deux hommes et une femme qui chacun de leur côté attendaient patiemment que leurs toutous daignent lever la patte. Muni de ma carte de gendarme, je décidais de les interroger immédiatement. Ils étaient tous les trois des habitués de longue date de ce square. Les trois affirmaient qu’ils se souvenaient très bien de Martina.

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et ils assuraient qu’elle rencontrait un homme un soir sur deux. Ils ne pouvaient pas me le décrire correctement. Il portait toujours un chapeau qui ombrait son visage. Il était de taille moyenne et de corpulence ordinaire, mais en revanche il promenait un chien que ni les uns ni les autres n’avaient jamais vu. De corps, il ressemblait à un lévrier, mais il possédait de grandes oreilles longues et droites. Un des messieurs, passionnés de cynologie, intrigué par cette race rare avait mené des recherches. Il m’affirmait qu’il s’agissait d’un chien peu répandu, le cirneco de l’Etna. Il était peu connu en dehors de la Sicile, son lieu d’origine. D’après lui, ce chien s’habituait difficilement à vivre en ville, il avait besoin d’exercice constant et de beaucoup d’activités. Pour conclure, mes trois interlocuteurs interrogés individuellement étaient également d’accord sur le fait qu’après le meurtre de madame Connat, ils n’avaient jamais plus aperçu cet homme et son animal. — La concierge avait raison. L’acquisition du chien ne servait pas uniquement à tromper la solitude de la veuve, il représentait un excellent camouflage pour des rendez-vous clandestins. À ce stade, pour ma part, cette histoire s’opacifie de plus en plus. 

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— Je vous rassure, le dénouement est proche. Pour retrouver la trace de cet homme mystérieux, je ne pouvais qu’essayer de suivre la piste ouverte par ce chien différent. Il ne me restait plus qu’à espérer qu’il soit inscrit au Livre des Origines Français tenu par la société canine française. En 1957, seuls trois cirneco enregistrés vivaient en France, mais aucun à Paris. J’éliminais d’office celui dont le propriétaire habitait près de Toulon. Je ne disposais plus que deux adresses, l’une à Milly-la-Forêt au sud du département de la Seine-et-Oise de l’époque et au fin fond de l’Essonne actuel et l’autre près de Provins, à Saint-Loup-de-Naud, aux confins de la Seine-et-Marne. Venir à Paris tous les deux jours en partant de ces deux villages éloignés restait envisageable, mais il fallait une réelle motivation. Les voitures et les voies de circulation ne ressemblaient pas à celles que nous connaissons aujourd’hui, il s’agissait d’un long déplacement. Et la présence du chien impliquait que le retour s’effectue dans la foulée. Les hôtels n’acceptaient que rarement les animaux.

Je décidais de consacrer les deux dimanches suivants à me rendre sur place. Ma première visite m’amena à Milly-la-Forêt. L’adresse mentionnée par la société canine correspondait à une maison isolée en pleine campagne et entourée d’un grand champ protégé par un grillage. Immédiatement, je fus accueilli par une multitude d’aboiements différents. Près du portail, une pancarte indiquait qu’il s’agissait d’un élevage. Au premier abord, cette information ne semblait pas coller avec l’idée que je me faisais de l’homme que je recherchais. Je ne me trouvais pas dans une démarche officielle, j’étais donc obligé de me contenter d’observer. La journée s’éternisa. Personne ne sortit ni n’entra dans la propriété. Pendant un laps de temps, j’aperçus un individu qui se rendait de la maison à ce que j’avais identifié être des chenils, puis il ne se passa plus rien. Le soir, je revins à Paris avec le sentiment d’avoir perdu de longues heures. Malgré cette déception, le dimanche suivant, je ne changeai pas de programme et j’arrivai à Saint-Loup-de-Naud dès 9 h 30. 

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Cette fois, je découvrais un manoir blotti dans un grand parc clos par de hauts murs. À 9 h 45, le portail s’ouvrit pour laisser sortir une DS noire. Vous êtes jeune, peut-être ne le savez-vous pas, mais, en 1957, cette Citroën représentait le nec plus ultra de la voiture. — Je vous remercie ! Je ne suis plus si jeune que cela. Et j’ai entendu parler de l’attentat du petit Clamart contre de Gaulle, en 1962. Ce n’était que quelques années plus tard. J’ai vu des images, le général roulait en DS. — Tout à fait, ce véhicule était utilisé par tous les corps d’État au niveau supérieur. Revenons à notre visite à Saint-Loup-de-Naud où sans hésitation, je démarrai et pris la route en suivant la belle automobile. Le déplacement fut de courte durée. La DS se gara devant l’église. Je vis en sortir un monsieur costumé, une femme, probablement son épouse, et deux jeunes filles qui devaient être leurs enfants. Tout ce petit monde pénétra dans le monument. J’entrai également. Ils remontèrent toute l’allée centrale. De nombreuses personnes, auparavant assises, les saluèrent avec déférence. Ils s’installèrent au premier rang, quatre chaises semblaient leur être réservées. Je remarquai que cette famille se comportait et était perçue par les villageois tels les châtelains du siècle précédent. Ici aussi, comme une semaine plus tôt.

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servir de ma profession pour tenter de collecter des informations, il fallait me fondre dans la masse. À la sortie de la messe, j’observai discrètement et je tendais l’oreille pour réussir à entendre des bribes des bavardages. Le conducteur de la DS, sa femme et ses filles s’attardèrent sur le parvis et nombreux furent les gens à engager la conversation avec eux. Les mots « comte » et « comtesse » suivirent invariablement les salutations. Mon sentiment initial qu’il s’agissait de la famille seigneuriale du canton fut confirmé. Ils ne s’éternisèrent pas et ne doutant pas qu’ils reprenaient le chemin vers leur château, je choisis de tenter d’aller glaner des informations au café où se rassemblaient tous les hommes après l’office. Le comptoir était l’endroit idéal pour entrer en communication avec les habitués. Je m’installai auprès d’un groupe de quatre messieurs dans la quarantaine. Ils parlaient chasse. Ils comparaient les qualités respectives de leurs chiens. J’avais quelques connaissances sur le sujet, j’en profitai pour m’immiscer dans leur conversation. 

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Je laissai les bavardages se poursuivre avant de placer incidemment que le meilleur chien de chasse, et en particulier pour le lapin, était le cirneco. Le plus jeune de mes interlocuteurs répondit qu’il n’avait jamais entendu parler de cette race. Je confirmai qu’il s’agissait d’un animal assez rare et peu connu. Je le décrivis. Cela déclencha une réaction immédiate de l’un d’eux, qui s’exclama : « mais bien sûr ! C’est le même chien que celui de monsieur le Comte ! » À partir de là, je n’eus aucun problème à obtenir des informations. J’appris qu’il avait toujours habité le village. Il avait hérité de son père, qui, lui-même, détenait ses biens et son titre de ses ancêtres. Les comtes de Canteville régnaient depuis la nuit des temps sur la région. Ils se mariaient invariablement avec des demoiselles à sang bleu. Le dernier n’avait pas dérogé à la tradition, il était moins aventurier que son père qui lui, tout en respectant le critère de la noblesse, était tombé amoureux d’une princesse russe. De ce fait, le comte actuel était Français par son père et Russe par sa mère. Ils me précisèrent que l’homme que j’avais aperçu à l’église était diplomate. Le choix de la carrière était également établi de façon ancestrale. Parmi tous les comtes successifs, on comptait plusieurs ambassadeurs. Ils ne situaient pas exactement son rôle au sein de la haute fonction publique française. Ils conclurent le sujet par un trait.

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