dimanche 2 décembre 2018

Telecharger Les Noyées du Rocher Pdf de Laurence Burger ebook gratuit

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Jeune et brillante inspectrice de Scotland Yard, Rose Mc Gawn est envoyée sur la Côte d’Azur pour retrouver la nounou des enfants de son patron. Pour mener à bien son enquête, elle se fait passer pour un mannequin en herbe et rencontre Masha, une jeune Ukrainienne avec qui elle se lie d’amitié. L’enquête prend une tournure inattendue et Rose fait la connaissance de François, inspecteur en chef de la police de Monaco, qui enquête sur des noyades, qui entachent l’image du Rocher. Pour son premier roman, Laurence Burger entraîne le lecteur sur un rythme palpitant dans la face cachée de la Côte d’Azur, entre drogue et réseau de prostitution.






Ebook gratuit : Ont-ils commencé à procéder à des examens ? demanda-t-elle. — Ceux de base mais il en reste beaucoup à faire. Il m’a tout de même confié qu’il y avait des morceaux de papier et de sac plastique accrochés aux ossements ; l’enterrement ne remonte donc pas au-delà des années soixante, l’époque où les sacs plastique ont fait leur apparition au Royaume-Uni. Mais en dehors de ça, rien de concret concernant les dates. Ne fondez pas trop d’espoirs là-dessus, Kate. Nous verrons bien. Elle refusait de partager son défaitisme. — Les chances sont faibles, je n’en doute pas, mais j’ai un bon pressentiment, Bob. Elle l’entendit rire au bout du fil. — Vous avez toujours des pressentiments, Kate. On se reparle bientôt. 


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Et il raccrocha. — Qu’est-ce qu’il a dit ? demanda Joe. — Hé ! Tu écoutes toutes mes conversations ? s’écria-t-elle. — Difficile de faire autrement. En plus, je travaille sur cette affaire avec vous, ajouta-t-il. Il apprend vite, songea-t-elle. — OK. Pour résumer : la Met n’a pas encore procédé aux examens complets ; le flic qui s’occupe du dossier pense que c’est insoluble, il est difficile de faire des tests sur les bébés, bla bla bla… Moi je dis : haut les cœurs ! Joe se fendit d’un sourire et acquiesça. — Bon, pendant que les enquêteurs se font des nœuds au cerveau avec l’ADN, intéressons-nous aux habitants de Howard Street dans les années soixante et soixante-dix, poursuivit Kate. J’ai reçu un drôle de coup de fil l’autre jour. D’une femme qui se faisait appeler Anne Robinson.


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que c’est un faux nom. En tout cas, elle prétend qu’elle vivait dans Howard Street à peu près à la bonne époque et que des toxicos habitaient dans cette rue. Elle n’a laissé aucun numéro où la joindre, mais cette info mérite d’être vérifiée. Nous n’avons aucune idée de ce qui est arrivé à ce bébé ni de qui résidait dans le quartier. Et le point positif, c’est que cette mission de terrain nous fera sortir d’ici toute la journée. Elle interpella Terry, à l’autre bout de la salle. — J’ai pensé que je pourrais montrer à Joe les ficelles du métier, si tu n’as pas besoin de moi. — Oui, oui, pas de problème, répondit-il en la saluant d’un geste de la main. Ne le perds pas en route… Ce fut la croix et la bannière pour se garer près de la bibliothèque de Woolwich, mais Kate finit par dégoter une place et s’y inséra, tant bien que mal, en marche arrière. Je déteste ces foutus créneaux ! hurla-t-elle intérieurement. Elle tâcha de se calmer avant de s’extirper du siège. 


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— Viens, lança-t-elle à Joe qui surfait sur Facebook sur son téléphone. Nous allons lire des pages en papier pour changer. Les yeux toujours rivés sur son portable, Joe la suivit dans le rayon des documents de référence tandis qu’elle demandait à consulter les vieux registres électoraux de Howard Street. La bibliothécaire renifla d’un air mauvais à sa requête – On doit les former à réagir comme ça, songea Kate – puis lui apporta les listes des inscrits dans le secteur des années soixante et soixante-dix sans le moindre commentaire. — Merci, lança Kate à la femme qui lui tournait déjà le dos. Elle prit l’épais dossier. Les pages étaient cornées par les années et elle se demanda depuis quand elles n’avaient pas été tournées.


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Les résidents étaient répertoriés par rue et numéro. Elle se rendit donc directement à Howard Street et au pâté de maisons où le bébé avait été découvert. — Nous nous intéressons en particulier aux numéros 61 à 67, Joe. Ceux qui donnent sur la zone du chantier. Oh bon sang, pose ce téléphone ! maugréa-t-elle. Il obéit et s’assit, l’air expectatif, à la table en Formica. Kate savait que l’émotion après l’épreuve difficile du créneau se lisait encore sur son visage. Elle sentait la chaleur lui brûler la peau. — Vous allez bien, Kate ? demanda Joe. Vous êtes un peu rouge. — Ça va. C’est qu’il fait chaud ici, s’emporta-t-elle. — Ah d’accord. Elle savait ce qu’il pensait. Ménopause. Et par ménopause, comprenez vieille femme irrationnelle qui a passé l’âge. Elle était furieuse qu’il juge son professionnalisme en fonction de son taux d’œstrogènes. 


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Peut-être n’était-il même pas capable d’épeler « œstrogène ». Mais le sermon devrait attendre. Elle avait du travail. Elle se força à sourire et pensa à des choses rafraîchissantes pour évacuer la sensation de chaleur. Elle avait lu cette technique dans une brochure. Des foutaises sûrement, mais cela valait la peine d’essayer. Elle poussa le registre des années soixante vers lui. — Tu t’occupes de celui-ci. Note les noms et les dates correspondantes de tous ceux qui habitaient à ces numéros. Et le 81 aussi, le repaire de drogués. On tâchera de découvrir ce qu’ils sont devenus quand on rentrera au bureau. Elle s’empara de celui des années soixante-dix. Au bout de dix minutes, ils avaient établi une liste. Plus courte que ne l’aurait cru Kate – les habitants de Howard Street s’installaient pour du long terme dans les années soixante.


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Joe approuva d’un vif hochement de tête et Angela se fendit d’un léger sourire. — Voulez-vous que je vous raconte à quoi Joe et moi nous sommes occupés ? enchaîna Kate. — Oui, je vous en prie. Angela attrapa le biscuit posé dans sa soucoupe. — Nous avons recherché les anciens résidents de Howard Street, la rue où le bébé a été découvert. — Dans les années soixante et soixante-dix, enchérit Joe. — Voulez-vous jeter un œil à la liste que nous avons dressée ? s’enquit Kate. Peut-être reconnaîtrez-vous un nom. Vous pouvez refuser, bien sûr. 


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Elle lui tendit la liste. Elle y avait inclu Marian Laidlaw, la maîtresse de Nick Irving. Kate voulait voir si Angela la connaissait. Angela parut se réjouir d’offrir une distraction à sa morosité croissante. Elle passa rapidement la liste en revue une première fois puis la reprit du début pour l’examiner avec plus d’attention, prononçant les noms en silence. Enfin elle releva la tête. — Non, je ne connais personne. Désolée. — Il fallait bien tenter le coup, répondit Kate qui ravala sa déception avec une gorgée de café. Bref, qu’est-ce que l’inspecteur a dit d’autre ? Angela évoqua alors les différences entre son expérience avec la police de 1970 et celle de 2012 tandis que Kate, qui ne l’écoutait que d’une oreille, réfléchissait aux noms. — Walker ! s’écria-t-elle à voix haute, coupant Angela dans son récit et faisant sursauter Joe dont le café éclaboussa la soucoupe. — Walker ? répéta le jeune homme. Comment ça ?.


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Pardon, je réfléchissais à voix haute. J’ai parlé à une Mlle Walker la première fois que je suis allée à Howard Street. Une vieille dame avec un chien affreux. Elle pourrait être de la famille des Walker qui habitaient au 61. Les deux autres la dévisagèrent. — Finis ton café, ordonna-t-elle à Joe. Nous y retournons. Nous pouvons vous déposer à la gare, Angela. À quelle heure est votre train ? Angela lui agrippa le bras. — S’il vous plaît, j’aimerais venir avec vous. Je veux voir l’endroit où le bébé a été retrouvé. Kate consentit d’un hochement de tête. — Bien entendu. Excusez-moi, j’aurais dû y penser. Nous pourrions peut-être en profiter pour faire quelques photos sur place, Angela ? Nous en aurons besoin pour accompagner l’article si les résultats ADN sont positifs. 

Nous n’aurons peut-être pas le temps le jour J. Angela prit un air sceptique. — Cela pourrait aussi inciter un témoin à se manifester, ajouta Kate. L’argument décida Angela qui accepta d’un signe du menton. Kate passa un rapide coup de fil au service photo du journal pendant qu’ils regagnaient tous les trois sa voiture. Mick le photographe lui téléphona alors qu’elle était au volant ; elle ne voulait pas le mettre sur haut-parleur. Il prononçait un peu trop de grossièretés et elle doutait qu’Angela apprécie la vulgarité désinvolte. Inutile de l’effrayer, songea-t-elle en tendant son portable à Joe pour qu’il prenne l’appel.


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Une eau gazeuse pour moi, enchaîna Kate avant d’ajouter : Et prends-nous aussi des chips. Vous devez être affamée, Angela. Joe se jeta dans la mêlée et en émergea cinq minutes plus tard avec un plateau qui contenait des boissons et trois paquets de chips. — Je suis impressionnée, concéda Kate en riant de bon cœur avec Angela. Bon maintenant, deuxième leçon sur l’art d’être journaliste… — Pour de vrai, c’était plus facile que je croyais. Le patron vous a repérée et m’a servi avant tout le monde. Avec un sourire, Kate leva son verre à l’intention de l’homme derrière le bar. Il inclina la tête dans sa direction pour la saluer. 

Quand Mick déboula dans le pub, il les ignora et passa d’abord commande, puis il renversa quelques gouttes de sa pinte lorsqu’il s’installa à leur table de buveurs sobres. — Salut, Kate. Comment ça va ? Kate lui présenta Angela dont il serra la main avec chaleur. Le silence tomba pendant qu’il avalait une grande gorgée de bière, puis la conversation reprit. Le regard de Kate ne cessait de revenir sur la porte derrière Angela, à l’affût de John, le chef de chantier. Ils avaient besoin de son aide pour prendre des photos à l’endroit où le bébé avait été enterré. John franchit la porte à grandes enjambées dix minutes plus tard et salua Kate d’un hochement de tête quand elle se leva pour l’accueillir. — John ! appela-t-elle. Quel plaisir de vous revoir. Puis-je vous offrir un verre ?.

Je ne dirais pas non, accepta-t-il. J’ai vu votre article ajouta-t-il lorsqu’elle l’eut rejoint au bar. — Oui. Peter est un jeune homme charmant. Comment va-t-il ? — Bien, je crois. Ce que vous avez écrit lui a plu. Kate esquissa un sourire. — Tant mieux, dit-elle. Je me demandais si je pouvais abuser un peu et solliciter un service… Il fallut deux panachés et un paquet de cacahuètes pour le convaincre, mais il finit par accepter. — Vous avez cinq minutes avant que le travail ne reprenne, la prévint-il. Cinq minutes, pas une de plus. Elle lui pressa le bras. — Bien sûr. Je préviens mon photographe. Mick détestait quand elle l’appelait « son photographe ». 

— Je ne suis pas ton putain d’animal domestique, râla-t-il quand elle revint à leur table et leur relata sa conversation. Elle offrit un sourire contrit à Angela et à Joe au cas où ils auraient entendu. — Pas de disputes devant les enfants, lui siffla-t-elle entre les dents lorsqu’ils se dirigèrent vers la porte. Tendue et nerveuse, Angela avait pris la pose dans le bourbier, derrière le ruban de police qui cernait le périmètre du tombeau. Kate avait cru que la femme allait fondre en larmes mais elle était restée immobile, les mains serrées devant elle, les yeux écarquillés et le regard agité. Mick ne cessait de lui parler, il la calmait et la rassurait, lui promettait que ce serait bientôt terminé. Mais Kate savait que ça ne s’arrêterait pas de sitôt. La route qui s’ouvrait devant elle serait longue.

Le week-end avait été long et éprouvant, mais ils avaient survécu à Pâques en famille et c’était fini maintenant. Nick retournait travailler aujourd’hui et elle pourrait cesser de marcher sur des œufs dans la maison. Comme elle s’en doutait, il lui avait crié dessus le samedi, lorsqu’elle lui avait enfin avoué s’être rendue à Londres pour faire analyser son ADN. « Quoi ? Tu y es allée en douce ? Sans me prévenir ? » avait-il grondé. Elle avait prié en son for intérieur pour que les voisins soient absents. « Arrête de hurler, Nick. Tout le monde va t’entendre. Tu étais pris par ton travail et tes soucis professionnels, je ne voulais pas en rajouter. » Il l’avait dévisagée, cherchant à repérer le mensonge, mais elle avait conservé son expression d’épouse sans reproche. « Je ne veux pas que tu te mettes encore dans tous tes états, c’est tout, avait-il répliqué. Je dis ça pour ton bien, Angie. » En temps normal, elle aurait souri et l’aurait remercié de sa prévenance. Mais ce jour-là, elle en avait été incapable. Les sentiments tournoyaient et s’entremêlaient dans sa tête.

la douleur et la trahison rejaillissaient après toutes ces années. « Je ne vais pas me mettre dans tous mes états, Nick. Il fallait que je le fasse. Pour Alice. » À la mention du prénom, Nick s’était refermé comme une huître et avait disparu dans le garage, n’en ressortant que pour prendre ses repas dans un silence pesant. Angela avait fait le ménage de fond en comble pour évacuer sa colère. Elle manœuvrait l’aspirateur comme une arme, le cognait dans les plinthes et les bas de portes, semant des éclats de peinture dans son sillage tandis qu’elle passait d’une pièce à l’autre comme une furie. Elle hurlait des accusations dans sa tête. Tu n’as jamais désiré Alice. Elle était le prix de ton infidélité. C’est ainsi que tu la considérais. 

Je parie que tu revois cette femme. Elle se détestait d’avoir cette pensée mais ses divagations intérieures se terminaient presque toujours ainsi. C’était plus fort qu’elle. Cette idée ne la quittait pas, tapie dans un coin de son esprit pour la torturer. Jamais elle ne l’avait formulée à voix haute devant Nick. Que ferait-elle s’il admettait que c’était la vérité ? Mieux valait ne pas savoir. Ils s’étaient couchés dos à dos le samedi soir, sans même se souhaiter bonne nuit. Elle était restée éveillée, à essayer d’étouffer ses pensées, et elle avait fini par sombrer dans un sommeil agité. Lorsqu’elle s’en était extirpée, Nick était allongé à côté d’elle, les yeux ouverts, il fixait le plafond. « Bonjour, chéri », avait-elle dit par habitude. Il avait grommelé. « Patrick accompagne les enfants ce matin pour la chasse aux œufs. On pourrait ensuite les emmener au parc », avait-elle enchaîné, déterminée à l’amadouer.

Nick avait poussé un nouveau grognement, le regard toujours rivé au plafond. « Nick, à quoi penses-tu ? « — Je pense que ça ne finira jamais, avait-il répondu d’une voix blanche. Ça ne disparaîtra jamais. « — Ça quoi ? Notre fille, tu veux dire ? » avait-elle rétorqué en s’asseyant dans le lit. Nick avait roulé sur le côté pour s’écarter mais elle avait refusé de capituler. « C’est notre fille. Et j’ai besoin de savoir, Nick, si Alice et moi pouvons compter sur toi. « — Nom de Dieu, Angie, qu’est-ce que ça veut dire ? Quel que soit le résultat, ce sera une épreuve supplémentaire. Si ce n’est pas Alice, tu seras anéantie et si c’est elle, alors notre bébé est mort. Ça ne la ramènera pas, Angie. Nous n’avons pas besoin de ces tests. 

Notre bébé est mort, elle est partie. Tu le sais au plus profond de ton cœur, n’est-ce pas ? Pas besoin de tombe, d’ossements ou de policiers. C’est trop tard. Nous devons la laisser partir. « — C’est peut-être ce que tu ressens, mais moi je dois savoir, Nick. J’ai besoin de savoir avec certitude où elle se trouve, pour espérer obtenir un semblant de paix et lui dire au revoir comme il se doit. Que tu ne le souhaites pas m’attriste, mais ça ne m’arrêtera pas. » Angela s’était préparée à affronter la tempête qui menaçait d’éclater avant de poursuivre : « Je sais que tes sentiments pour Alice n’ont jamais été aussi forts que les miens. » Elle l’avait senti se crisper à côté d’elle. « Qu’entends-tu par là ? » avait-il demandé.

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