dimanche 2 décembre 2018

Telecharger Le Parfum de nos souvenirs Pdf de Camille Di Maio ebook gratuit


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Dans l’Angleterre d’avant-guerre, Julianne Westcott enchaîne les bals et ne manque pas de prétendants. Lors d’une visite à son frère placé en institut, elle rencontre Kyle McCarthy, un jeune séminariste irlandais. Malgré les avertissements de sa famille, Julianne tombe amoureuse de Kyle et quitte tout pour se marier avec lui. Mais alors que la guerre secoue le monde et que le Blitz décime l’Angleterre, un tragique accident oblige Julianne à tout abandonner et à se forger une vie nouvelle faite de mensonges. Mais un jour la vérité la rattrapera et elle devra alors faire face à son passé.







Ebook gratuit : Dix minutes plus tard, Toni revint, les bras chargés d’une pile de gros albums et de photos encadrées. — Je ne sais plus trop lesquels contiennent les photos de l’anniversaire, donc j’ai tout apporté. Et comme ces cadres-là se trouvaient dans le même carton, je les ai pris aussi. Elle déposa le tout sur la table, soulevant un nuage de poussière. — Je ne les ai pas regardés depuis des années, s’excusa-t-elle en essuyant les preuves de son laisser-aller. Les deux femmes s’assirent côte à côte sur la banquette en velours et commencèrent à feuilleter les pages. Joe consultait son portable et Graham essuyait des verres derrière le comptoir. — Désirez-vous une tasse de thé, mesdames ? demanda-t-il quand il eut terminé. Joe releva la tête. 

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— Pardon, mon garçon, se reprit le patron. Du thé pour tout le monde ? — S’il te plaît, oui, chéri, lança Toni. C’est un amour. Ah, voilà celles de la fête, je crois. L’album débordait de photos et de cartes d’anniversaire éparses. Kate en ramassa une pleine poignée qui était tombée par terre et les étala sur la table comme des cartes à jouer. — Voilà la bande, expliqua Toni, aux anges. Regardez-nous, toutes pomponnées ! Nous nous étions retrouvées dans ma chambre avant la soirée pour nous coiffer et nous maquiller. On pouvait à peine respirer, entre la laque et les parfums. Ça me rappelle des souvenirs, tiens. Kate scrutait les visages. — Vous êtes où ? Toni tapota un visage souriant au milieu du groupe.

C’est moi, là. J’avais les cheveux courts au lycée. Comme tout le monde. On se prenait toutes pour la chanteuse Sheena Easton. C’est affreux aujourd’hui, mais à l’époque c’était le top. Elle lissa ses cheveux au carré avec un air nostalgique. — Et regardez ce maquillage, reprit-elle. On s’étalait le fard à joues à la truelle. Kate laissa échapper un rire sonore. — On croirait que vous sortez toutes du service des grands brûlés. Est-ce qu’on ne mettait pas le même produit sur les lèvres et sur les joues ? Si mes souvenirs sont bons, il était collant et sentait le chewing-gum. — Oui ! Et j’avais aussi le baume à lèvres goût fraise. Dégoûtant ! — Qui sont les autres, alors ? demanda Kate pour la remettre sur les rails. 

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— Voyons, ici il y a Jill, Gemma, Sarah B et Sarah S… Je ne suis pas très sûre pour celle-ci, il me semble qu’elle n’est restée au lycée qu’un semestre. Je crois que là, c’est Harry Harrison avec sa copine bizarre. Elles étaient dans la classe en dessous de nous, mais Harry connaissait mon frère, Malcolm. Enfin, elle en était folle. Comme toutes les filles de ma connaissance. Pauvre Malcolm. Il était trop beau. Bref, Harry m’avait suppliée de l’inviter. Je crois qu’ils sont sortis ensemble à un moment. Oh, je ne sais plus… C’était il y a un million d’années. Je me rappelle que Harry avait souvent des problèmes au lycée, mais on rigolait bien avec elle. Kate notait tous les noms, interrompant à l’occasion le torrent de ragots et de souvenirs pour s’assurer de l’orthographe. — Et connaîtriez-vous par hasard une certaine Anne Robinson ? — En dehors de la présentatrice du Maillon Faible, non.

— Non, une autre, répondit Kate. Y en a-t-il qui habitent toujours le quartier ? demanda-t-elle quand Toni marqua une pause pour se servir une seconde tasse de thé. Qui pourrais-je aller interroger ? — Les deux Sarah vivent près de la zone industrielle, mais je ne les ai pas vues depuis ma ligature des trompes. Kate compatit d’un hochement de tête et d’un sourire pincé. La rapidité avec laquelle se créait un lien d’intimité la surprenait toujours. Elle ne connaissait cette femme que depuis une demi-heure et elle savait déjà tout des antécédents de son appareil reproducteur. — J’ai mis un temps fou à m’en remettre, poursuivit Toni. Les médecins disaient que je quitterais le lit au bout de deux jours, mais pas du tout ! — Ma pauvre, répondit Kate – expression passe-partout qu’elle utilisait toujours pour mettre fin aux réminiscences de la personne qu’elle interviewait. 

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Et Jill et Gemma ? enchaîna-t-elle. — Elles se sont mariées et ont déménagé dans le Kent ou l’Essex. Bon sang, je n’avais pas pensé à elles depuis des années. Nous étions toutes si proches à l’époque, mais nous avons perdu contact. Je me suis installée dans l’ouest de Londres lorsque j’ai décroché mon premier emploi de bureau et ça a suffi. Le temps vous rattrape. À mon retour ici, elles étaient parties et j’étais mariée. — Je vois ce que vous voulez dire, commenta Kate en remuant son thé d’un air bienveillant. Et les autres filles de la photo ? Celle qui en pinçait pour votre frère ? — Harry ? Oui. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue. Rien ne me surprendrait de sa part. Je ne vous aide pas beaucoup, j’en ai peur.

un feuilleté à la saucisse à la boulangerie du coin. Mais depuis qu’il avait appris la nouvelle au sujet d’Alice, il inventait des excuses pour passer. Angela le soupçonnait de vouloir garder un œil sur elle. Il avait pleuré avec elle lorsqu’elle lui avait annoncé qu’on avait retrouvé Alice. Ce jour-là, en rentrant, il avait découvert Angela assise immobile dans la maison plongée dans le silence. Il n’y avait ni radio ni télévision allumées pour lui tenir compagnie, comme c’était le cas d’ordinaire. Elle l’avait regardé et il avait su. « C’est elle, n’est-ce pas ? Notre bébé. » Alors il avait fondu en larmes avec la sensation qu’elles ne cesseraient jamais de couler. « Je ne croyais pas qu’on la retrouverait un jour, Angie, avait-il sangloté. 

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Tout cela paraissait irréel, toutes ces années. Je commençais même à me demander si nous avions vraiment eu un bébé. Je ne l’ai tenue qu’une seule fois dans mes bras avant qu’elle ne disparaisse… Je me disais que c’était ma punition, parce que je t’avais fait souffrir. Je suis tellement désolé, Angie. Désolé pour tout. » Elle l’avait réconforté. Elle partageait pourtant son émotion et son désarroi – c’était la première fois qu’il se confiait avec une telle sincérité sur ses sentiments envers Alice. Et sur sa culpabilité aussi. Jamais auparavant il ne l’avait évoquée – pas même au début de la période la plus sombre – et elle s’était demandé si elle l’avait empêché d’être honnête. Sa colère et sa souffrance avaient envahi chaque recoin de la maison. Il avait dû se montrer fort pour eux deux. Mais que se passait-il dans sa tête durant toutes ces années ? Angela avait eu l’impression de retrouver son mari et le mariage qu’ils auraient pu avoir si…

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Elle l’avait bercé jusqu’à ce que tous deux aient recouvré leur calme. « Et maintenant ? l’avait-il interrogée. Que va-t-il se passer maintenant ? « — La police va venir nous expliquer tout ça demain. Ils vont essayer de découvrir qui a enlevé notre bébé. « — Après toutes ces années, comment vont-ils faire ? « — Je l’ignore, Nick. Mais au moins nous savons où est Alice. » Ils avaient aussitôt prévenu leurs enfants, avant que la nouvelle ne soit divulguée. Patrick avait écouté sans dire un mot pendant que ses deux enfants à lui négociaient sur l’heure du coucher. « Bon sang, maman, je n’arrive pas à comprendre, avait-il fini par répondre. Où le corps a-t-il été retrouvé ? À Woolwich ? C’est à des kilomètres. 

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Comment a-t-il atterri là-bas ? » Il préfère se focaliser sur les faits, avait-elle songé. Louise avait pleuré, comme s’y attendait Angela. « Comment te sens-tu, maman ? Comment va papa ? Vous devez être effondrés. Je vais venir vous voir. » Leur fille avait de toute évidence sollicité Patrick car il était arrivé juste après sa sœur et était resté planté sur le seuil, mal à l’aise, pendant que Louise et Angela se serraient dans les bras, de nouveau en larmes. Quand elles s’étaient apaisées et que tout le monde s’était assis, Angela leur avait relaté l’enlèvement d’Alice. C’était la première fois en vingt ans qu’on en parlait dans la famille. Nick avait insisté pour qu’Angela cesse de perturber les enfants avec cette histoire et elle s’était pliée à son souhait. Mais ce soir-là, plus rien n’était tabou. Sauf l’infidélité de Nick.

C’était son secret, après tout. Il n’avait rien dit. Il valait peut-être mieux que certaines choses restent tues. « La nouvelle va donc paraître dans les journaux demain ? avait demandé Patrick. Est-ce que des journalistes vont venir nous interroger, chez nous ? « — Je ne sais pas, Paddy, avait répondu Angela. J’espère que non, mais si ça arrive, tu n’es pas obligé de leur répondre. Dis-leur de contacter la police. « — Oh maman, quelle épreuve terrible ça va être pour vous ! s’était lamentée Louise. Tu veux que je reste ? « — Ça va aller, mon cœur, avait répondu Nick d’un ton ferme. Nous avons surmonté la disparition d’Alice durant toutes ces années. Nous allons surmonter la situation. » Pourtant, il était rentré à la maison à l’heure du déjeuner, sous prétexte d’avoir oublié quelque chose ou de passer en coup de vent.

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 Et pour cette raison, Angela l’aimait profondément. Wendy Turner, l’agent de liaison avec les familles, une femme au visage doux, les avait appelés plusieurs fois pour les tenir informés des derniers éléments ou leur poser une question. Nick alla ouvrir d’un pas détendu. — Ah, bonjour, Wendy. Comment allez-vous ? l’entendit s’exclamer Angela qui remit alors sa soupe dans la casserole. Je ne vous attendais pas, Andy. Entrez tous les deux. Angie est à la cuisine. L’inspecteur Sinclair apparut en premier et Angela lui proposa une chaise sans prononcer un mot. L’agent Turner resta debout, le dos appuyé au plan de travail.

Pardon de débarquer sans prévenir, commença Sinclair. Mais je voulais vous aviser tous les deux des avancées de l’enquête. Son ton était solennel. Angela s’installa en face de lui à la table, Nick debout derrière elle, les mains posées sur les épaules de sa femme. — Qu’y a-t-il ? demanda-t-elle. — Eh bien, nous avons établi que le corps d’Alice a été enterré à Howard Street dans les années quatre-vingt. Nous nous basons pour cela sur l’histoire du site ainsi que sur les analyses médico-légales des bribes de déchets retrouvées sur son corps. Angela ouvrit la bouche pour parler mais Nick l’en empêcha.

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 — Laisse Andy terminer, chérie, dit-il d’une voix douce. — Je me doute que cette nouvelle doit être très perturbante pour vous deux. Mais nous faisons tout notre possible pour découvrir ce qui est arrivé à Alice. Je voulais vous l’assurer. Nick prit la parole. — Merci de nous avoir mis au courant, Andy. Cette information va-t-elle aider à découvrir l’identité du kidnappeur d’Alice ? — C’est possible, répondit le policier. Nous allons faire des recherches sur les personnes qui ont emménagé dans Howard Street au début des années quatre-vingt. L’avantage, c’est que la période qui nous intéresse est plus récente de dix ans, les gens en auront donc plus de souvenirs. — Qui pourrait enterrer un corps au bout de dix ans ? demanda Angela. — Aucune idée, avoua l’inspecteur Sinclair. Pour l’instant.

« Voilà, le lien est tweeté et le titre est posté sur Facebook, l’article est publié sur le site internet maintenant. C’est un bon sujet, Kate. Et en exclusivité encore pour les trente prochaines secondes. Mais à part ça, qu’est-ce qui s’est passé ? Ils l’ont gardée dans une boîte à chaussures sous un lit ? Dans le congélo ? Pour quelle raison se sont-ils finalement décidés à enterrer sa dépouille ? — Bonne question, Terry. D’après Andy Sinclair, il n’y a pas assez d’éléments pour déterminer si le corps s’est momifié à l’air libre ou s’il a été enterré puis déterré. Les spéculations vont être cruciales à partir de maintenant. La police concentre son enquête sur les personnes qui ont emménagé dans Howard Street à partir du début des années quatre-vingt. — OK. J’imagine que toi aussi, alors ? répliqua Terry. — Évidemment. 

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J’y retourne de ce pas, d’ailleurs. » Joe avait retrouvé la trace d’Alistair St John Soames, son nom était répertorié avec l’adresse d’un appartement à Peckham. — Il n’y a pas de Mme Soames, à moins qu’elle n’apparaisse pas sur les listes électorales, annonça-t-il sur le ton de la conversation tandis qu’ils passaient en voiture devant des commerces de poulets frits qui se ressemblaient tous. Les fils de Kate s’amusaient à noter les noms de tous les restau de poulets frits qui existaient. Ils avaient démarré leur collection par jeu mais leur liste comportait aujourd’hui plus de cent vingt noms. Elle décida de ne pas partager cette anecdote familiale avec Joe. — On dirait qu’il a fait une croix sur sa fortune, fit-elle remarquer. C’est un quartier plutôt pauvre ici. Il pourrait se montrer plus coopératif s’il pense pouvoir toucher un peu d’argent, songea-t-elle.

À l’adresse indiquée, ils trouvèrent cinq sonnettes, chacune flanquée d’un bout de carton sur lequel le nom de l’occupant était presque effacé. — Tu arrives à les lire ? demanda-t-elle en les examinant les yeux plissés. Tu vois Soames sur l’un d’eux ? Avec son regard de jeune homme, Joe déchiffra les noms et Kate appuya sur la sonnette de l’appartement 4. Le silence lui répondit. Elle attendit quelques secondes puis sonna de nouveau. Rien. — Allez, la troisième c’est la bonne, dit-elle en appuyant fort et longtemps, puis par à-coups. Voilà qui réveillerait un mort. Ils perçurent un crépitement, puis une voix furieuse aboya : — Vous avez fini de sonner chez moi ! Vous êtes qui, d’abord ? — Monsieur Soames ? Je travaille au Daily Post. 

J’aimerais vous parler quelques instants si c’est possible ? — Le Daily Post ? Qu’est-ce que vous voulez ? — J’écris un article sur la découverte du corps d’Alice Irving à Woolwich. Sur Howard Street, monsieur Soames. Et j’aurais besoin de votre aide. Vous étiez le principal propriétaire des logements du quartier et les résidents disent que vous êtes l’homme de la situation. La source de toutes les connaissances, selon eux. « La flatterie, encore et toujours », lui répétait un ancien rédacteur. « Ça ouvre toutes les portes. » — Oh. Montez, alors, répondit la voix. La porte déverrouillée, Kate passa la première. — Les doigts dans le nez, lança-t-elle d’un ton enjoué.

Au deuxième étage, la porte de l’appartement de Soames était ouverte et l’homme se tenait juste derrière le battant. C’était un personnage gauche et mal rasé, vêtu d’un pull et d’un bas de pyjama dont le cordon effiloché pendait. — J’espère que nous ne vous avons pas tiré du lit, fit Kate. Soames la dévisagea avec méfiance. — J’ai un peu de mal à démarrer ces jours-ci, répondit-il en les conduisant au salon. La pièce donnait l’impression d’avoir été cambriolée. Une table était tombée, un bol de Rice Krispies était renversé et les céréales mouchetaient la moquette, et un amas de livres et de feuilles éparses jonchait le sol. — Excusez le désordre. J’ai eu un petit accident ce matin, déclara le vieil homme en agitant la main vers la zone sinistrée. 

Kate se pencha pour ramasser le bol et redresser la table. — Tenez, dit-elle. Vous vous êtes blessé ? L’attention qu’elle lui portait sembla plaire à Soames. — Non, non. Je suis juste un peu maladroit quand je me lève. C’est l’âge. — Voulez-vous que je vous prépare une tasse de thé ? proposa Kate avec un sourire. La solitude du vieil homme suintait par tous ses pores. Une aubaine pour elle. Les gens seuls adoraient parler. — C’est gentil, dit-il. C’est quoi, votre nom déjà ? — Kate. Kate Waters, monsieur Soames. — Appelez-moi Al, répliqua-t-il avec un sourire espiègle. L’estomac de Kate se retourna. Sois sympa, s’intima-t-elle. — Et voici mon collègue, Joe Jackson. Joe se tenait derrière elle, craignant visiblement de faire le moindre geste qui provoquerait l’effondrement d’une autre pile de détritus. — Ravi de vous rencontrer, Joe.

Ils échangèrent une poignée de main et le jeune stagiaire se cala tant bien que mal sur l’accoudoir d’un fauteuil rembourré. — Dites donc, vous avez un paquet de trucs ici, commenta-t-il. — Les souvenirs d’une vie bien remplie. Et beaucoup de cochonneries aussi. L’homme se tenait debout près de la cheminée dont le manteau était constellé de bibelots poussiéreux et de vieux cartons d’invitations dorées sur tranche à des soirées passées depuis longtemps. Kate remarqua que son pantalon de pyjama commençait à glisser et elle pria pour qu’il ne le perde pas. — Et si on s’asseyait, Al, lança-t-elle avec amabilité avant de faire signe à Joe de mettre la bouilloire à chauffer. — Oui, bien sûr. Où voulez-vous vous asseoir, ma chère ? Il retenait à présent son pyjama pour l’empêcher de tomber et elle jeta des coups d’œil furtifs autour d’elle. 

Tous les sièges étaient occupés ; elle déplaça une pile de magazines posée sur une chaise qu’elle rapprocha du fauteuil du vieil homme. Il attendit près d’elle pendant qu’elle réorganisait tout, lui tapota l’épaule quand elle prit place puis s’assit enfin dans son fauteuil. Toujours gentleman, songea-t-elle. — Bon alors, vous voulez qu’on discute de mes propriétés dans Howard Street ? commença-t-il en s’installant confortablement, comme prêt à leur exposer sa science. — Oui, en particulier dans les années quatre-vingt, Al, précisa Kate. — Je possédais cinq maisons dans cette rue, si mes souvenirs sont bons. Des dizaines d’autres ailleurs. J’avais un petit empire. — Vraiment ? C’est incroyable, s’étonna Kate en l’incitant à poursuivre. Vous deviez avoir des centaines de locataires..

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