dimanche 11 novembre 2018

Telecharger J’ai encore menti de Gilles Legardinier

J’ai encore menti pdf

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Laura se pose beaucoup de questions. Comment réussir sa vie ? Est-il possible de manger tout ce que l’on aime sans prendre dix kilos ? Comment trouver l’amour ?
Trop de doutes pour être heureuse, trop d’envies pour se contenter du banal... Jusqu’au jour où un accident va complètement effacer sa mémoire.

La voilà à nouveau débutante face à la vie, obligée de tout redécouvrir : les bonbons, les soutiens-gorges, les garçons, l’électricité et les lois qui gouvernent l’univers... Libérée des a priori, portée par un cœur affamé et un cerveau qui se cherche, Laura entame une aventure unique et hilarante. En ne sachant plus rien, elle a peut-être enfin une chance de devenir elle-même…


Qui n’a jamais rêvé de tout oublier pour recommencer ?
Gilles Legardinier confirme brillamment qu’il n’a pas son pareil pour allier le rire à l’émotion.
Attention : les scènes de cette comédie sont vécues par des non-professionnels, il est vivement conseillé de les reproduire chez vous !


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Je hoche la tête, tout aussi fiévreux que lui. Car le tatouage qui s’étale sur le poignet de notre contrevenant n’est pas une représentation stylisée parmi tant d’autres de l’oiseau tonnerre, ce rapace mythique géant qui lance la foudre. Non, ce motif est unique en son genre puisqu’il a été créé par une artiste d’origine sioux qui souhaitait soutenir le combat de sa tribu. En effet, en 2016, le gouvernement américain voulait faire passer un pipeline géant sur les terres ancestrales des Sioux Lakotas dans le Dakota du Nord, ce qui menaçait leur approvisionnement en eau. Pendant près d’un an, les Sioux Lakotas de la réserve de Standing Rock ont manifesté pacifiquement contre ce projet, tout en subissant de violentes répressions policières. Bien qu’épaulés par de nombreuses stars hollywoodiennes et des mouvements écologistes, ils n’ont pas obtenu gain de cause. Enterré par Barack Obama à la fin de son mandat, le projet Dakota Access a été relancé par Donald Trump juste après son élection. L’oléoduc est désormais en fonction. Et même si ses exploitants affirment qu’il est étanche, les risques de fuites font peser une menace sur les eaux de la rivière Missouri.

Curtis n’est pas venu me voir cette nuit. J’ai récupéré mon téléphone portable et ma carte bancaire. Autant dire que je suis libre. Libre d’appeler une dépanneuse. Libre de rentrer chez moi ou de partir en vacances à Saguenay. Ce que je ne ferai pas puisque je me suis promis de rester à Mendake jusqu’à la fin du pow-wow. Ainsi, j’ai gagné ma liberté. Mais il semblerait que j’aie également perdu Curtis. M’en veut-il d’avoir ruiné sa réputation ? Tout est ma faute. Je n’aurais jamais dû le suivre dans les toilettes pour hommes. Je suis sûre que ce Denis Vacheron ne s’est pas gêné pour colporter des insanités sur notre compte. À l’heure qu’il est, tout Mendake s’imagine que nous forniquons à longueur de temps.

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J’aimerais bien appeler Curtis pour lui parler. M’excuser ? Certainement pas ! Mais au moins, essayer de le calmer. De lui expliquer qu’il y a des problèmes bien plus graves dans la vie. Comme celui de tomber amoureuse d’un policier grincheux et de ne plus savoir où on en est ! Depuis mon réveil, je ne cesse de m’interroger. Comment le joindre ? Je n’ai pas son numéro de téléphone. J’ignore où il habite. Et comme c’est aujourd’hui mon jour de relâche et que je n’irai pas travailler, je ne le croiserai pas. Qu’à cela ne tienne ! Je n’ai qu’à demander de l’aide à Nicole. Pas maintenant, bien sûr ! Il est trop tôt pour la déranger. À cette heure-ci, elle dort encore. Pour l’instant, tout ce qu’il me reste à faire est de demeurer bien sagement dans mon lit à broyer du noir. Machinalement, j’allume mon portable. Je ne l’avais pas fait hier soir, car la batterie était déchargée. Mes vieux réflexes me poussent à parcourir mon fil d’actualités Facebook. Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas raccordée au monde extérieur. Depuis sept jours, pour être exacte ! Et ça ne m’a pas manqué. Voir défiler les photos de vacances de mes amies aurait plutôt tendance à plomber mon moral. D’ailleurs, je me félicite d’avoir bloqué le Cornichon et l’Asperge. Rien ne pourrait me faire plus de mal que de les regarder se pavaner en couple. Je m’empresse de fermer Facebook et j’ouvre ma messagerie électronique. J’y trouve beaucoup de publicités, ainsi qu’un message qui me scie les pattes. Mince ! C’est le Cornichon qui m’écrit.

Après le tour pendable qu’il m’a joué, comment ose-t-il venir gratter à ma porte ? Alors, comme ça, sa « petite lettre » de rupture, c’était juste pour rire ! Il a vidé l’appartement de ses affaires, histoire de rigoler ! Ah, ah ! Qu’est-ce que je me marre ! J’en ai mal aux côtes. Il me prend vraiment pour une cruche, ce sale type ! Et qu’attend-il de moi ? Que je le rappelle pour le supplier de revenir ? Que je lui pardonne sa petite escapade avec l’Asperge ? Furieuse, je rédige une réponse cinglante. [Désolée, mon pauvre gars, mais je ne veux plus te voir. J’ai rencontré le grand Amour et je ne veux plus avoir affaire à toi. Je te prierai de me lâcher les baskets. Adieu. Estelle] Très fière du résultat, je le contemple longuement. Mais des doutes s’insinuent peu à peu dans mon esprit et gâchent mon plaisir. Ce « grand Amour » que j’évoque m’évite. Il finira lui aussi par me larguer. Qu’importe ! Le but de cette missive n’est pas de dire la vérité. Après avoir remplacé « mon pauvre gars » par « Steve » et « lâcher les baskets » par « laisser tranquille », j’appuie sur la touche « envoyer ». Ouah ! Ça fait du bien ! Prends-toi ça dans les dents, le Cornichon ! De bien meilleure humeur, je m’habille et sors de ma chambre. Je n’ai pas posé un pied dans le couloir que le chat de Nicole vient se frotter à mes jambes en ronronnant.

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Le chat sur mes talons, je me rends à la cuisine. Une autre surprise m’y attend. Il y règne une agitation inhabituelle. Tandis qu’Annie, la grand-mère de Nicole, s’affaire derrière les fourneaux, sa fille Hélène, sa petite-fille, ainsi que Raymond et François, les petits amis des deux aînées, sont attablés derrière une tasse de café et une assiette de pancakes. Même Daniel, le frère de Nicole, participe au repas. C’est bien la première fois que tout ce petit monde déjeune aussi tôt. Plus étonnant encore : Henri leur tient compagnie. Comme il est vêtu de son uniforme de police, j’en déduis qu’il est en service. À mon arrivée dans la pièce, toutes les têtes se tournent vers moi, et les discussions s’arrêtent. — Bonjour, Estelle. On n’attendait plus que toi, me lance Nicole, qui se pousse contre sa mère pour me laisser une place. D’autres bonjours lui font écho. Tout en saluant la salle à la cantonade, je rejoins mon amie sur le banc. Aussitôt, Annie dépose une assiette garnie et une tasse devant moi. Tigrou tente de s’installer sur mes genoux, mais Nicole le chasse en lui faisant les gros yeux.

Cette enquête va finir par avoir ma peau ! Elle me met au supplice. C’est un peu comme si je participais à la danse du soleil. Après trois nuits blanches, je ne sais plus comment je m’appelle. Je me fais violence pour garder les yeux ouverts. J’ai interrogé une bonne vingtaine de tatoueurs dans Québec et ses environs sans parvenir à glaner d’informations sur l’identité de notre coupable. Tous se sont souvenus d’avoir commencé à tatouer l’oiseau tonnerre de Standing Rock en novembre 2016. Ils ont été capables de dénombrer les clients qui arborent désormais ce motif sur leur poignet gauche. Mais dès qu’il a été question de me révéler leurs noms, ils sont brusquement devenus amnésiques. Et comme j’intervenais en dehors de la réserve – ce qui m’ôtait tout pouvoir –, il m’a été impossible de consulter leurs registres. Henri avait prédit que je perdrais mon temps. Ça me fait mal de l’avouer, mais il a raison. De son côté, il a joué la carte de la solidarité, s’appuyant sur des citoyens de confiance pour chercher l’homme tatoué. Pour l’instant, il a lui aussi fait chou blanc.

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À cinq jours du pow-wow, nous nous retrouvons avec un site vulnérable, un malfrat en liberté et mon père sur le dos à longueur de journée. Henri avait momentanément réussi à le calmer en faisant repeindre les tentes. Nicole et Alphonse ont fait un travail d’orfèvre en masquant les graffitis avec de très belles fresques. Mon père a ainsi pu recevoir sa délégation d’investisseurs. Il continue néanmoins de me tanner les oreilles avec cette histoire.De peur que notre homme ne frappe de nouveau, je passe mes nuits dans mon 4x4 à surveiller le terrain vague derrière l’église. Ma thermos de café est ma seule compagne. Lorsqu’il m’arrive de m’assoupir, je rêve d’Estelle. Ma douce Estelle que je n’ai pas revue depuis vendredi dernier. Que finira-t-elle par s’imaginer ? Que je la fuis ?

Henri ne cesse de me houspiller pour que j’arrête mes enfantillages. Selon lui, je devrais la rejoindre et laisser à nos opérateurs le soin de protéger le site du pow-wow. Il en a de bonnes ! Ce n’est pas lui qui devra rendre des comptes à mon père et au Conseil de la Nation si les dégradations se répètent. En outre, je commence à douter sérieusement de l’efficacité de notre dispositif de vidéosurveillance. Sonné par tout ce que ses propos impliquent, je plonge la tête dans mes mains. Mon esprit est certes embrumé par la fatigue, mais il n’a aucun mal à appréhender l’avenir. Non seulement je finirai seul comme un con – ce à quoi je me suis préparé. Mais plus grave, je perdrai la femme dont j’ai besoin. Oui, j’ai besoin de cette grande gueule au cœur d’or !

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Si j’accepte de suivre Curtis jusqu’à chez lui, c’est uniquement parce qu’il me fait de la peine. Bien que son comportement à mon égard soit inadmissible, je ne peux lui en tenir rigueur. Il a l’air épuisé, le pauvre ! Je n’ai pas l’impression qu’il se soit beaucoup amusé ces derniers jours. D’ailleurs, Henri me l’a confirmé hier soir. La recherche de l’homme au tatouage et la surveillance du site du pow-wow occupent tout son temps. Selon lui, Curtis subit une pression énorme de la part de son père. Je veux bien le croire. Le Grand Chef est un homme exigeant qui veut tout, tout de suite. Depuis samedi dernier, il assiste à chacune de mes leçons de danse. Je sens peser sur moi un poids considérable. Je sais qu’il me fait confiance. Mais il ne tolérera pas la moindre erreur. Heureusement pour moi, mes jeunes ont bien assimilé la chorégraphie. Le ballet est pratiquement au point. Il ne nous reste plus qu’à l’exécuter avec les costumes qu’Alphonse nous a rapportés.

Je vois surtout une pièce en désordre avec un grand lit défait et des vêtements qui jonchent le sol. Une lumière rougeâtre filtre à travers les rideaux tirés, de sorte que tout m’apparaît en demi-teinte. Visiblement gêné par l’état de sa chambre, Curtis s’empresse de ramasser ses affaires et de les empiler sur une chaise. Puis il revient vers moi, m’attrape par la main et m’entraîne à l’intérieur. Aussitôt, mes sens s’affolent. J’ai l’impression de fondre à son contact. Nous ne nous sommes pas touchés depuis vendredi dernier. J’avais presque oublié l’effet que cet homme produisait sur mes nerfs. Ses yeux revolver se fixent sur les miens. Je me mets à trembler. Rien n’est plus troublant que son regard. Il affiche une détermination farouche sans pour autant trahir ses pensées intimes. Un voile de barbe ombre son menton et ses mâchoires. Il n’en paraît que plus viril.

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