vendredi 26 octobre 2018

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On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.

Qui est coupable ?

On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d’un homme simple, jusqu’à la cruelle vérité.

Auteur(s): Julie EstèveTitre: SimpleÉditeur: StockPages: 208Langue: FrançaisFormat: Epub

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Bien sûr que je suis nerveuse. La sensation de ses lèvres sur ma main m’a retourné l’estomac et a même commencé à m’exciter. Si je ne fais pas attention, je vais me retrouver à le chevaucher dans quelques minutes. Mon Dieu, pourquoi faut-il que je m’imagine la scène? Maintenant je veux la jouer. L’imagination peut vraiment être un poison parfois. « Mercy, quand est-ce que tu as embrassé quelqu’un pour la dernière fois ? » « J’aimerais qu’on ne parle pas de ça. Et d’ailleurs, je ne veux pas savoir quand tu as embrassé quelqu’un pour la dernière fois, okay? » Je me tourne vers la fenêtre et observe le paysage. 

Entre les arbres, je vois une étendue d’eau. « C’est là qu’est ton bateau ? » « Ouais. T’as déjà conduit un bateau ? » Il me serre la main en me demandant cela. « Non » je réponds en essayant de ne pas penser à nous deux, seuls au milieu de ce lac, et surtout pas à ce qui risque de se passer s’il m’embrasse alors qu’il n’y a personne. « Eh bien, tu vas apprendre aujourd’hui. Je vais te montrer, c’est marrant. » Il lâche ma main pour pouvoir tourner le volant tandis que nous arrivons à la marina, où des bateaux impressionnants sont à l’arrêt à leur emplacement respectif. « Tu vas me laisser conduire ton bateau, Jude? » « Je serai juste derrière toi, ne t’inquiète pas. » Il prend soudainement mon menton dans sa main. « Laisse-moi t’ouvrir la porte. » « D’accord » je réponds faiblement. J’essaie de me calmer pendant qu’il fait le tour de la voiture pour venir de mon côté. Il me déstabilise d’une dizaine de manières différentes. Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté de venir ici.

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une très mauvaise idée. Je vais être seule avec lui. Il va se tenir derrière moi en m’apprenant à conduire son bateau. Je peux presque déjà sentir son érection dans mon dos. Maudite soit mon imagination! La porte s’ouvre et je vois que j’ai oublié d’enlever ma ceinture. Il se penche pour s’en occuper et se retrouve plus proche de moi qu’il ne l’a jamais été, et je tremble tellement j’ai envie de l’embrasser. Alors je ferme les yeux, et je sens ses lèvres effleurer ma joue tandis qu’il se relève et prend ma main, m’entraînant hors de la voiture. « J’ai hâte de t’emmener dans l’eau. » Ouvrant les yeux,je le suis jusqu’à ce qu’il me tire pour que je marche à côté de lui, et mette son bras autour de ma taille. « Jude, je ne peux pas rester longtemps. 


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Une heure, peut-être. » Il s’arrête et me prend les deux mains. « Pourquoi? » Il reste là à me regarder, à attendre ma réponse, et je suis comme un cerf devant des phares de voiture. Je ne sais pas quoi lui dire, alors j’invente quelque chose. « De la lessive. J’ai beaucoup de lessive à faire. » Il rit et recommence à marcher à côté de moi, sa main sur ma taille. « Je peux t’aider à la faire, quand je te ramènerai chez toi ce soir. Je n’ai jamais fait de lessive, mais avec toi ça pourrait être amusant. » Quand il me ramènera chez moi? Je ne sais plus quoi dire maintenant. Il ne peut pas me raccompagner chez moi. Je ne peux pas le faire entrer dans la vie des enfants, pas encore. Je ne peux pas. Rien que le petit trajet que nous avons fait ensemble était difficile. Il conduit trop vite. On dirait qu’il essaie de battre un record. C’est un preneur de risques, il ne peut pas être près des enfants. Pas quand leurs parents sont morts dans un accident de voiture. Ça leur ferait trop.


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Il vit la femme écarter une longue mèche torsadée et, lorsqu’il aperçut sa bouche tordue et ses dents grises, la peur l’inonda jusqu’au bout des doigts. * La camionnette défilait dans le néant, quand elle fit une embardée violente, soulevant alors un nuage de poussière avant de se remettre sur la route dans un crissement de pneus. D’abord elle ralentit, comme pour freiner, puis elle accéléra à nouveau en faisant vrombir le moteur. Elle tangua à droite, puis à gauche, et un coup de feu partit, se perdant dans la nuit. Le virage épousant la paroi de la colline abrupte se dessina sans prévenir, et la camionnette n’eut pas le temps de s’ajuster. 


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Elle continua tout droit. La terre s’effaça aussitôt, quelques fourrés fouettèrent les flancs de la Ford lorsqu’elle s’envola, puis il y eut plusieurs secondes interminables de vide jusqu’à ce que son nez pivote vers le bas et qu’elle s’écrase violemment contre un bloc de rochers pointus. Dans un fracas de tôle et de verre, elle rebondit avant de partir en tonneaux, se faisant arracher roues, portières et capot à chaque choc. Des étincelles embrasèrent les vapeurs d’essence du réservoir, puis elle s’immobilisa au fond d’une ravine, enfoncée sous des taillis épais. Le feu jaillit sous la forme d’une boule incandescente tandis que Duane Morris perdait connaissance, encore accroché à son siège, le visage ensanglanté. Et pendant une seconde, les flammes ressemblèrent à des visages hurlant en silence dans la nuit. Puis elles flairèrent leur proie et se jetèrent dessus pour la dévorer vivante.

Lise se pencha vers le miroir de la salle de bains pour vérifier si le léger renflement qu’elle avait perçu sous son doigt n’était pas un point noir au milieu de son front. Rien qu’une miette qu’elle fit voler d’un coup d’ongle. Elle fixa son reflet. Ses cheveux d’ébène tombaient de part et d’autre de son visage blanc, comme le voile d’une veuve. Khôl pour souligner les yeux, presque jusqu’à s’en faire un masque, rouge à lèvres noir, vernis assorti, tout était parfait. Corset en vinyle sur un T-shirt résille, jupe plissée écossaise et bottes lacées jusque sous le genou, rien n’était laissé au hasard. C’était important car son look la définissait, il était sa véritable carte d’identité au quotidien, l’empreinte vive que Lise apposait sur les rétines, parfois sensibles, qu’elle croisait. Mais plus que tout, c’était capital qu’elle soit irréprochable pour ce soir. Le grand soir. Elle allait tout filmer. Tout.

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Dans les moindres détails. En gros plan, pour que l’on distingue l’acier perforer lentement la peau, traverser les chairs, que le sang brille, le pourpre de la vie sous l’éclairage froid de cette grande maison. Elle diffuserait massivement sa vidéo sur Internet. Choquer le bourgeois. Heurter les bonnes consciences. Terroriser tous ces moutons engourdis par le système. Le choix du lieu n’était pas anodin. Cette vaste demeure sans âme était l’incarnation de tout ce qu’elle détestait le plus. Carrelage immaculé, murs blancs sans rien dessus, et seulement ces meubles design qu’elle haïssait. Lise avait déjà entendu le propriétaire clamer que l’épure c’était la vraie liberté, l’homme débarrassé de tout attachement superflu, mais elle n’y croyait pas une seconde. Pour Lise, c’était au contraire la démonstration d’un être sans cœur, sans chaleur. 

chante, mais ce n’était pas non plus un modèle de tendresse. Lise songea alors à leur belle moquette blanche toujours impeccable et un rictus mauvais se dessina sur sa bouche. Les traces de sang sur le sol immaculé, ça ce serait terrible pour eux. Leur bel intérieur souillé. L’ordre et la propreté de leur nid remis en question. C’était peut-être même ce qu’ils verraient en premier, sans se soucier du reste. Lise assumerait les conséquences. Cela faisait des mois qu’elle s’y préparait. Cela suffirait-il à réveiller sa mère de la torpeur alcoolisée qui l’engloutissait ? Rien n’était moins sûr… – Lise ? Nous allons partir, fit une voix à travers la porte de la salle de bains. – J’arrive, madame Royson. Lise jeta un rapide coup d’œil aux aiguilles qui brillaient sur le lavabo et elle referma le rabat en cuir de sa pochette qu’elle enfonça dans la petite besace qui ne la quittait jamais. Tout était prêt.

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Mais d’abord donner le change. Ne pas éveiller les soupçons. Ne pas tout gâcher. Lise avait un peu le trac. C’était le soir où tout allait basculer, pour toujours. Elle s’en savait capable. Elle avait été bien conseillée. Sur Internet. Il ne fallait pas flancher. Après des mois de réflexion, elle allait passer à l’acte, elle l’avait annoncé. Ils attendaient tous, impatiemment, le résultat. La vidéo. Le choc. Lise retourna dans le couloir et vit les parents enfiler leurs manteaux. L’homme salua à peine Lise avant de dire à sa femme qu’il allait sortir la voiture du garage. – Tu as de quoi dîner dans le frigidaire, rappela la grande blonde fine et racée. Arny est couché, il a eu une dure journée, tu devrais être tranquille. Tu sais comment fonctionne la maison, tu as nos numéros, tu… – Je sais, madame Royson, j’ai l’habitude, ne vous inquiétez pas.

– C’est vrai. Et surtout s’il y a quoi que ce soit, tu n’hésites pas, tu m’appelles. – Pas de problème. – Oh, et le babyphone est sur la table de la cuisine. Lise acquiesça, elle savait tout cela. Elle n’avait qu’une envie : être seule avec le morveux assoupi. Elle était plutôt attentionnée, voire carrément investie émotionnellement, avec les gosses qu’elle gardait. Arny était l’exception. Ce gamin, elle le détestait. Capricieux, moche et douillet de surcroît ! Dès qu’elle le pinçait – ce qu’elle faisait lorsqu’il l’énervait à brailler pour un rien –, il continuait à hurler pendant dix minutes, comme s’il avait été mutilé. Une vraie lopette. Un fils à papa qui allait se croire tout permis à l’adolescence, un de ces connards pour qui l’argent n’est pas un problème, et qui ne vivent que pour l’exercice du pouvoir. Dominer. Asservir. Maîtriser. Jouir. Lise donna le change en adressant un sourire qu’elle voulait rassurant à la mère et elle attendit que la porte se referme pour faire tomber le masque. Elle surveilla discrètement par la fenêtre du salon pour s’assurer que la voiture sortait de la propriété et lorsque les deux yeux rouges du 4×4 ne furent plus que deux étoiles minuscules au loin, elle serra les poings en signe de victoire.

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Il ne fallait pas pour autant se réjouir trop vite. Ne pas se précipiter. Elle n’aurait pas de seconde chance. D’abord manger, ne pas passer à l’acte l’estomac vide, on ne sait jamais. Si je dois gerber, autant que j’aie quelque chose à dégueuler. Elle se fit un sandwich avec deux tranches de pain de mie tartinées de pâte de marshmallow, laissant tout en vrac sur le plan de travail de la cuisine. Il fallait attendre. Au moins une bonne heure, pour être certaine que le petit con dormait profondément, et aussi s’assurer qu’il n’y avait pas une annulation de dernière minute qui ferait rappliquer les parents plus tôt que prévu. Une grosse heure à tuer. Cette expression fit sourire Lise.

Putain, avec tout le temps que je perds à m’emmerder, j’ai dû en flinguer des heures ! Une vraie serial killeuse… Elle hésita entre zapper sur les merdes de la télévision du samedi soir, surfer sur le Net ou carrément descendre se faire un film au sous-sol. La dernière option était la meilleure. Elle était trop excitée pour suivre des conneries à la télé ou lire un écran, il fallait qu’elle s’évade, sinon chaque minute allait lui paraître une éternité. Et il était hors de question de se précipiter. C’était bien trop sérieux pour tout foutre en l’air maintenant. Après tous ces préparatifs, cette motivation… Tu ne te défiles pas au moins ? Non. Ce n’était pas des prétextes pour repousser l’échéance. Elle savait qu’elle passerait à l’acte ce soir. C’était décidé.


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Justement, je ne veux pas me planter. Patience. Avoir le temps. Pour aller jusqu’au bout. Je ne vais pas reculer. Certainement pas. Lise attrapa le babyphone, descendit à la cave et traversa la salle de sport de madame pour pousser la porte du home-cinéma. Ah les Royson ne manquaient de rien ! Ça c’était sûr ! Ce connard qu’elle entendait tout le temps râler qu’il était écrasé d’impôts, il gardait quand même du fric pour se faire plaisir… Toute la pièce était insonorisée, sans fenêtres, avec de vrais fauteuils de cinéma. Elle appuya sur l’écran tactile de la télécommande, pressa sur la touche « Regarder un film » et tous les appareils s’allumèrent en même temps. Lise s’arrêta devant les étagères du fond pour sélectionner le DVD ou le Blu-ray qui aurait la lourde tâche de la distraire le temps qu’elle soit sûre d’être tranquille pour accomplir sa mission. Elle opta pour Les Guerriers de la nuit, jaquette merdique, mais pour un vieux film, le sujet avait l’air sympa. Les lumières diminuèrent jusqu’à la plonger dans le noir et elle posa le babyphone sur l’accoudoir.

Après vingt minutes, Lise réalisa qu’elle était captivée par le film malgré son aspect un peu ringard. Il ne fallait pas pour autant qu’elle perde de vue son principal objectif. Elle se redressa dans son fauteuil et fit craquer ses doigts. Elle avait envie de remonter. Pourquoi attendre ? Elle en avait marre. Et si les deux vieux cons se pointent ? Que leur soirée a finalement été annulée ? Et si le morveux ne dort pas profondément et qu’il se réveille trop tôt ? Lise soupira, non, il fallait encore patienter. Au moins une demi-heure. Elle prit son mal en patience et essaya de se replonger dans le film. Les diodes du babyphone s’illuminèrent. D’abord les premières, vertes, puis les rouges. Oh, non, il se réveille ! S’il fallait qu’elle l’assomme, alors elle le ferait. Elle était remontée ce soir. Prête à aller jusqu’au bout. Sa main se posa sur sa besace. À l’intérieur, la pochette en cuir avec les aiguilles, et l’encre de Chine. Et le dessin avec le papier calque. Un cœur avec une larme. C’était ce tatouage-là qu’elle avait décidé de se faire elle-même. C’était elle, c’était ce qu’elle ressentait et ce qu’elle ressentirait toute son existence, ce n’était pas parce qu’elle venait d’avoir seize ans qu’elle ne le comprenait pas. Elle n’était pas dupe. La vie n’était que souffrance. Avec la famille, les mecs, l’école, tout…


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Elle n’entendait pas grand-chose aussi elle approcha le babyphone de son oreille. Le carillon du mobile se mit en marche, la faisant sursauter. Oh le con ! Lise fronça les sourcils. Comment est-ce qu’il était parvenu à l’actionner ? Le mobile était au-dessus du lit, et un gamin de huit mois aussi gras et amorphe que lui ne pouvait pas se lever à ce qu’elle savait. Un autre son la fit tiquer. Une sorte de souffle. Comme… Comme quelqu’un qui fait chut à un enfant ! – Merde, les parents sont rentrés ! fit Lise à présent frustrée de voir ses plans tomber à l’eau. 

Elle se leva avant de s’immobiliser devant la porte du home-cinéma. Pourquoi n’avait-elle pas entendu la voiture se garer dans le garage juste derrière la salle ? Une voix jaillit brusquement du babyphone : – Liiiiise… Le cœur de l’adolescente se mit à battre à toute vitesse. Elle n’avait pas rêvé. On venait de prononcer son nom. Ou plutôt de le chuchoter longuement, tout près du micro. Était-ce une voix d’homme ou de femme ? Lise était incapable de l’identifier. Et pourquoi est-ce que les Royson joueraient à un jeu aussi débile avec elle ? Depuis la chambre du gamin ? Non… Un souffle interminable grésilla dans le haut-parleur. Lise tressauta. – Liiiiise… Qui était-ce ? Ça ne pouvait pas être les parents. Pas dans leur genre de jouer avec elle. Encore moins ainsi. Pourquoi est-ce que les Royson ne l’avaient pas prévenue que quelqu’un passerait ? Ce n’était pas dans leurs habitudes. Il y avait un problème. Lise le sentait.


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« Je peux pas te dire, » me dit-il soudainement. « Je n'ai jamais eu de travail. Et tu viens de me donner une merveilleuse idée. Embauche-moi au spa. Je peux être un coach ou un truc dans le genre. Je suis qualifié. » Je mets mes mains sur mes hanches et prends ma voix de patronne pour bien lui faire comprendre que ce n'est pas possible. « Tu ne veux pas que je sois ta patronne, Jude. » « Je ne te traiterai pas comme ça. Principalement parce que c'est moi le patron dans cette relation. Au fait, t'as vu mes réseaux sociaux ? J'ai officialisé les choses. Je suis à présent dans une relation sérieuse avec toi. » Il me fait un bisou et joue avec une mèche de mes cheveux. « Pourquoi t'as fait ça ? C'est une information personnelle. C'est entre toi et moi, le reste du monde n'est pas concerné. » « T'aimes un peu trop garder les choses pour toi, Mercy. Laisse les gens savoir. La plupart des filles à ta place le crieraient sur tous les toits. Toi, t'es presque en train de le cacher. » Tandis qu'il croise les bras, je vois le gamin capricieux refaire surface. « Embauche-moi ici et dis à tout le monde que je suis ton petit-ami. » Je m'éloigne et ouvre la porte. « Ce n'est ni l'endroit ni le moment pour faire ce genre d'exigences, Jude. Allez, j'ai du travail. » Il me suit dehors, principalement parce qu'il n'a pas le choix. Il me rattrape rapidement et me prend la main. Il me tire près de lui alors que nous atteignons le hall d'entrée. Nous croisons Dave, qui adresse un signe de tête complice à Jude, qui répond en lui faisant signe de l'appeler plus tard. Je me dois de poser des questions : « C'était quoi ça ? ».

« Il veut que je lui fasse un petit programme de remise en forme. Il y a des gens qui m'aiment et veulent mon aide. » Nous traversons les portes, et Jude donne un billet de cent dollars au valet ainsi qu’un clin d’œil. Je regarde Bob se mettre à courir pour aller chercher sa voiture, sans même demander laquelle c'est. « On dirait que tu fais connaissance avec mes employés, hein ? » « En effet. Tu travailles avec des gens géniaux. Tu sais, ils pensent tous que ce serait une bonne idée d'avoir quelqu'un pour aider les gens à se remettre en forme. Peut-être allonger leur espérance de vie. Je pourrais t'envoyer mon CV, mais il n'y a pas beaucoup d'expérience dessus. Il n'y en a pas du tout, au fait. Tu sais ce qu'il y a, par contre ? » Je secoue la tête. « Qu'est-ce qu'il y a ? « Beaucoup d'études. Des années d'université. Tu sais ce qu'il y a d'autre ? » Il me serre par les épaules pour me montrer à quel point il est fort, comme si je ne le savais pas déjà. « Qu'est-ce qu'il y a d'autre, Tarzan ? » J'essaie de me libérer, mais il ne veut pas me lâcher. « Des recommandations de mes professeurs. Tu as une réunion avec les propriétaires du spa mardi, n'est-ce pas ? Je te donnerai mon CV avant et tu pourras leur demander ce qu'ils en pensent. En plus, Dave m'a dit qu'il y avait toute une pièce qui n'était pas du tout utilisée. Quand je lui ai dit que je pourrais y installer de l'équipement de musculation, il a pété un câble. Je ferai un rapport sur tout ce que je peux faire au spa pour aider les proprios à se décider. »

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« Jude, ça ne marchera pas. Tu ne peux pas juste venir travailler ici. Ça compliquerait les choses », je dis alors que le valet revient avec la voiture. Jude m'embrasse sur la joue, me lâche et sourit. « Comment ça, bébé ? Tu veux dire que ça va être plus difficile pour toi de garder tes petits secrets ? » Il tape la main de Bob, qui sort de sa voiture, et ajoute : « À moi, ton petit-ami officiel ? » Mais qu'est-ce qu'il essaie de faire ?.

Mercy m'appelle directement en sortant du travail, comme je me suis dit qu'elle le ferait en voyant que je lui ai envoyé mon CV mais que je l'ai aussi envoyé aux propriétaires. Je décroche : « Salut, bébé. » « Pourquoi t'as envoyé une copie de ton CV et de ton projet aux proprios ? » « J'avais un peu peur que tu ne leur donne pas. Je prends des initiatives, Mercy. Je te l'ai dit, quand je veux quelque chose, je fais tout pour l'avoir. Je veux passer plus de temps avec toi, alors je fais en sorte que ce soit possible. Tu rendrais quand même les choses beaucoup plus faciles en me laissant tout simplement venir chez toi. »

« Jude, t'es vraiment pourri gâté ! » « Je ne suis pas pourri gâté, je suis créatif. Je sais comment obtenir ce que je veux. » « Dis-le comme tu veux, mais le fait est que je te donne tout le temps que je peux et que t'en veux quand même plus. » Son ton exaspéré m'énerve. « Tu t'isoles sans aucune putain de raison, Mercy. Rien de ce que tu me caches ne me fera fuir. » « Peut-être que c'est moi qui pourrais fuir. Est-ce que t'as déjà pensé à ça ? Peut-être que tu n'es pas la seule personne qui existe sur cette planète, Jude. Peut-être qu'il y a d'autres êtres humains qu'il faudrait prendre en compte, et qui seraient profondément marqués si on introduisait une nouvelle personne dans leur vie pour qu'elle disparaisse après. Ça ne fait que trois jours qu'on se voit, trois foutus jours, Jude ! » « Qui sont ces gens que notre relation affecterait ? » Je crois bien qu'elle est en train de parler d'enfants. « Personne. Oublie ça, » souffle-t-elle. « Pas question. Est-ce que t'as des enfants dont tu veux me tenir à distance ? Ou est-ce que tu penses que je vais te quitter à cause d'eux ? Parce que je ne vais pas te quitter juste parce que tu as des enfants. » « Je n'ai pas d'enfants. Tes caprices me suffisent amplement. » « C'est méchant de dire ça, Mercy », je dis en sortant du magasin d'alcool où je viens d'acheter du vin et du fromage à ramener à la réunion de demain, à laquelle les propriétaires m'ont invité. Elle y sera aussi, mais vu qu'elle est aussi chiante, je ne vais pas l'informer de cette petite surprise.

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« Si t'as pas de gosses alors qu'est-ce que t'as bordel ? » En parlant, je regarde les alentours en essayant de repérer sa voiture dans le parking du spa. « T'es où, Mercy ? Je veux te faire un dernier bisou avant que tu ne rentres chez toi dans ta cave ou quoi que ce soit dont t'as si honte. » « Je te vois venir, Jude, et je ne vais pas m'arrêter. Je dois me dépêcher, je dois m'occuper de trucs importants. J'ai pas le temps de venir t'embrasser. « Je ne vois pas ta petite voiture rouge. Où es-tu ? » Elle rit. « Je te vois en train de regarder partout. Tu ne me trouveras pas Jude. Maintenant, occupe-toi de tes affaires et laisse-moi m'occuper des miennes. » « Mais t'es où ? Pourquoi t'es aussi têtue ? » Je jette un énième regard aux alentours et ne voit aucune voiture ressemblant à la sienne. « Je suis sur la voie rapide maintenant. Tu m'as loupée, » dit-elle en riant. « Je suppose que j'aurai de tes nouvelles vers neuf heures. À moins que tu ne me fasses la gueule ? » « Je suis très en colère contre toi, » je dis en sortant du parking pour retourner chez moi. « Attend, ma petite sœur m'appelle. Je te rappelle juste après. » « Attend. » J'ai déjà raccroché. « Salut, sœurette, qu'est-ce qu'il y a ? » « Je suis à la station-service et je viens de voir la fille que t'as ramenée à la fête de Maman et Papa. Elle est en train de faire le plein d’un 4x4 noir très masculin, » me dit-elle. « Qu'est-ce qu'elle porte ? » « Un tailleur blanc. Je vais aller lui dire bonjour et poser quelques questions. On dirait bien que t’as de la concurrence, frérot. »

« D'accord, désolé, je suis super nerveux. Je tiens vraiment à celle-là, Rose. Elle est parfaite pour moi. Elle me remet à ma place, et me fait me sentir mieux que tout autre femme n'a réussi à le faire. Si elle a un autre mec dans sa vie, je vais devenir fou. » « Jude, merde, ça ne fait que trois jours ! Il t’arrive quoi ? » « Je sais pas. Dis-moi ce que tu sais », je demande en tapotant nerveusement mon volant. « La voiture est à elle. Mais je dois t'avertir, elle a eu un regard bizarre quand je lui ai parlé d'enfants. » « Elle en a ? » « Elle m'a dit que non, mais il y avait quelque chose dans ses yeux. Elle va vouloir des enfants, Jude. Elle n'est pas pour toi. » « Je te suis pas là. » « Tu détestes les enfants. » « Mais non, je ne les déteste pas. Qu'est-ce qui te fait penser ça ? » « Je t'ai vu avec eux. T'aimes pas les gosses, Jude, et cette femme va en vouloir. Tu devrais tout arrêter maintenant. Vous n'êtes pas compatibles. En plus, j'ai l'impression qu'elle cache quelque chose. Quelque chose de gros. » Si ce n'est pas un homme, alors je pourrais gérer n'importe quoi d'autre !


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« D'accord, désolé, je suis super nerveux. Je tiens vraiment à celle-là, Rose. Elle est parfaite pour moi. Elle me remet à ma place, et me fait me sentir mieux que tout autre femme n'a réussi à le faire. Si elle a un autre mec dans sa vie, je vais devenir fou. » « Jude, merde, ça ne fait que trois jours ! Il t’arrive quoi ? » « Je sais pas. Dis-moi ce que tu sais », je demande en tapotant nerveusement mon volant. « La voiture est à elle. Mais je dois t'avertir, elle a eu un regard bizarre quand je lui ai parlé d'enfants. » « Elle en a ? » « Elle m'a dit que non, mais il y avait quelque chose dans ses yeux. Elle va vouloir des enfants, Jude. Elle n'est pas pour toi. » « Je te suis pas là. » « Tu détestes les enfants. » « Mais non, je ne les déteste pas. Qu'est-ce qui te fait penser ça ? » « Je t'ai vu avec eux. T'aimes pas les gosses, Jude, et cette femme va en vouloir. Tu devrais tout arrêter maintenant. Vous n'êtes pas compatibles. En plus, j'ai l'impression qu'elle cache quelque chose. Quelque chose de gros. » Si ce n'est pas un homme, alors je pourrais gérer n'importe quoi d'autre !

L'odeur de l’antiseptique me pique le nez alors que je suis assise avec Mia sur mes genoux, attendant que le médecin des urgences revienne pour me dire pourquoi ma nièce de deux ans a de la fièvre et s'est mise à vomir comme la fille de L'Exorciste. Carter est en train de dormir sur le lit à côté de nous. Il est deux heures du matin après tout, et ce n'est pas du tout comme ça que j'avais envie de passer la nuit. Je voulais rattraper mes heures de sommeil vu que j'en avais tant perdues samedi soir. Penser à Jude et à ses bras musclés me tenant pendant le peu de temps où nous avons dormi ensemble me donne terriblement envie de le revoir. En plus, il me serait vachement utile dans un moment pareil.

Des bruits de pas se rapprochant de nous me font lever la tête que j’avais penchée sur Mia, qui s'était endormie dans mes bras. Le rideau s'ouvre et le jeune docteur entre dans notre petit espace. « Elle a juste attrapé un petit virus qui circule en ce moment. En général, ça ne dure que vingt-quatre heures, alors elle devrait aller mieux demain. » « D'accord », je dis en me levant, tenant Mia et jetant un regard à Carter, endormi. Je déteste avoir à le réveiller et pire, à le faire marcher. Le jeune docteur me regarde en fronçant les sourcils. « Pas de papa ? » Ses yeux bleus clairs m'observent avec un soupçon de chagrin. Je secoue la tête. « Non. Alors, ce sera comme d'habitude pour elle, fluides et repos ? » Il hoche la tête et prend Carter dans ses bras. « Je vais le porter jusqu'à votre voiture. » Je pousse un soupir de soulagement, qu'il entend. Il fronce encore plus les sourcils. « J'apprécie vraiment, je remercie. Il y a des chances qu'il tombe malade lui aussi, il a vraiment besoin de se reposer. » Il me suit dehors, portant Carter, qui dort toujours, et dit : « Ce n'est pas mes affaires, mais pourquoi vous ne demandez pas de l'aide à leur père ? Même si vous n'êtes plus ensemble, il devrait intervenir. » Je ralentis pour qu'il puisse marcher à côté de moi. « Leur père est mort il y a deux ans. Leur mère aussi. Je suis leur tante, leur tante célibataire. » « Oh, » dit-il en rougissant d’embrassement. « Désolé, je ne savais pas. »

Son silence est la raison pour laquelle je déteste parler aux gens de ma situation. C'est gênant, et les gens essaient toujours de trouver quelque chose à dire. Des mots qui résoudront tous les problèmes. Devinez quoi ? Il n'y en a pas. La marche jusqu'à la voiture devient insupportable. Je sais que ça ne devrait pas l'être. Peut-être que c'est parce que je n'en parle pas assez que c'est aussi gênant pour moi. Si seulement les choses étaient différentes. Je prends mes clefs et j'ouvre les portières du monospace. Je montre la banquette arrière. « Son siège est là. Asseyez-le, je l'attacherai après. Merci, docteur. » Je fais le tour de la voiture et assois Mia sur son siège en priant pour qu'elle ne se remette pas à vomir. Je vois le docteur en train d'attacher Carter et je souris. Quand il a fini, il lève les yeux et me sourit. « Est-ce que je peux vous demander quelque chose ? » « Allez-y, » je dis en refermant les portières. « Venez avec moi », dit-il en pointant du doigt l'arrière de la voiture. Je le suis et le vois s'appuyer contre le coffre. « Oui, docteur Stevens ? » « Je m'appelle Collin. J'ai fini tôt l'université parce que j'y suis entré à quinze ans. Je suis devenu docteur l'année dernière. J'ai vingt-cinq ans. C'est jeune pour un médecin. » Il me regarde et je me sens soudain embarrassée. Je porte un vieux t-shirt, un vieux short, des chaussures qui ont connu des jours meilleurs, et un peignoir rouge moche parce que Mia a vomi sur celui que je portais avant. Il est impossible qu'il me trouve attirante, et pourtant je crois qu'il va me draguer.

Il acquiesce. « Ouais. Bref, ce dont je veux vous parler ne me concerne absolument pas, mais je me sens obligé de dire quelque chose. » Je commence à me sentir nerveuse et à me balancer d'un pied sur l'autre. « Qu'est-ce qu'il y a ? » Il me regarde en souriant. « Est-ce que vous voyez un thérapeute ? » Et merde ! « Oui, je la vois une fois par mois. Au début, c'était une fois par semaine, mais elle dit que je fais des progrès. Ça se voit tant que ça que je deviens folle ? » Il rit. « Je n’appellerais pas ça de la folie. J’appellerais ça porter tout, tout seul quand on ne devrait pas. N'avez-vous pas un ami sur qui vous appuyer dans les moments difficiles ? » « Il n'y a que les employés de la crèche qui savent que j'ai les enfants, et ça me va très bien comme ça. » Je me sens de plus en plus gênée. Je pensais qu'il allait me draguer, et le voilà qui pensait que j'étais folle. Quelle honte ! « Pourquoi ça ? » En demandant cela, il me prend les deux mains. « Vous n'avez pas à vous cacher de moi. Je ne vous juge pas. Je vois seulement que vous vous compliquez la vie, et je ne pense pas que quelqu'un vous l'ait encore dit. » Une boule se forme dans ma gorge et des larmes emplissent mes yeux. « Leur mère était ma seule sœur. C'était ma meilleure amie. Elle et son mari sont partis dîner avec mes parents, et quinze minutes après avoir quitté la maison, ma famille a quitté ce monde et m'a laissée seule avec les enfants. »

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