lundi 15 octobre 2018

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déposé leurs gamins. Ce qui suit sur une route de campagne enténébrée est un film d’horreur à double détente aussi fascinant que le Duel de Spielberg. Saw : vous connaissez forcément, mais essayez de le revoir, et vous découvrirez que ça tient aussi la route en tant que polar. Idem pour Saw 2. The Jacket : Adrien Brody est génial (ah, ces yeux de cocker !) dans cette histoire d’un vétéran devenu le sujet d’expérience d’un savant fou. Enfermé dans un casier de morgue, il est catapulté quinze ans dans l’avenir. Un film intense, plein d’effroi et du pressentiment de la tragédie. Le Labyrinthe de Pan : la dure réalité que vit Ofelia (la guerre civile espagnole) et sa fuite dans un monde fantastique peuplé de faunes et de monstres se mêlent à la perfection dans ce film exceptionnel de Guillermo del Toro. Une fois qu’on l’a vu, on ne peut plus oublier l’Homme pâle et sans yeux (cauchemar enfantin par essence) qui manque de capturer et de dévorer Ofelia avant qu’elle ait pu regagner – au moins pour un temps – le monde réel. The Descent : si j’avais dû choisir un autre film à analyser en profondeur, ç’aurait été celui-ci. Six femmes partent en expédition dans.

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une grotte et tombent sur une race de créatures non humaines (qui ressemblent à l’Homme pâle de del Toro, maintenant que j’y pense). Si le film résonne en nous, c’est grâce à l’interaction entre ces femmes – les ressentiments (et les secrets) bien réels qui macèrent en elles rendent les monstres plus crédibles que dans la majorité des films d’horreur. Je n’arrête pas de le répéter : quand un film d’horreur est réussi, ce n’est pas parce que les effets spéciaux, et encore moins les monstres, nous terrifient. Si les personnages nous accrochent, le film est un succès… et nous permet de réaffirmer notre décence fondamentale. Des serpents dans l’avion : ce n’est que mon opinion, mais si vous n’avez pas aimé ce film, qu’est-ce qui vous prend de lire ce bouquin ? Hitcher (2007) : on ne fera jamais mieux que Rutger Hauer dans l’original, mais voilà un oiseau rare : un remake qui fonctionne. Et Sean Bean est excellent dans le rôle créé par Hauer. Avons-nous vraiment besoin de ce film ? Non. Mais c’est fantastique qu’on l’ait tourné, et le thème existentiel de nombre de films d’horreur – des choses horribles arrivent à de braves gens n’importe quand – n’a jamais été exposé avec autant de clarté. Chambre 1408 : John Cusack est admirable dans le rôle de l’écrivain cynique qui ne croit pas au surnaturel et qui découvre l’existence.

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d’un monde invisible grouillant d’horreurs qui dépassent l’imagination. Une plongée dans la folie unique dans les annales du cinéma. Et la chambre 1408 de l’hôtel Delphin est plus terrifiante que toutes les chambres réunies de l’hôtel Overlook de Kubrick. En négligeant de récompenser le travail de Cusack, le jury des Oscars a de nouveau prouvé qu’un grand acteur n’est presque jamais récompensé quand il joue dans un film d’horreur. Kathy Bates, dans Misery, est l’exception qui confirme la règle. The Mist : la fin vous brisera le cœur… comme la vie, en fin de compte. Frank Darabont a une vision de l’Enfer totalement sans concession. Si vous voulez du sirupeux, le cinéma hollywoodien sera ravi de vous en servir dans votre multiplexe, croyez-moi, mais si vous cherchez du réel, c’est par ici que ça se passe. Darabont aurait pu disposer d’un plus gros budget s’il avait ajouté un épilogue genre « rassurez-vous, tout va bien », mais il a refusé. Son courage et son intégrité éclatent dans chaque scène. Funny Games : déjà évoqué plus haut, mais si vous aimez le genre et ne l’avez pas encore vu, allez-y – pour la simple raison qu’il met le genre sens dessus dessous. Quand les choses ne se passent pas conformément au plan des méchants psychopathes, l’un d’eux décide de.

tion. Une plongée dans la folie unique dans les annales du cinéma. Et la chambre 1408 de l’hôtel Delphin est plus terrifiante que toutes les chambres réunies de l’hôtel Overlook de Kubrick. En négligeant de récompenser le travail de Cusack, le jury des Oscars a de nouveau prouvé qu’un grand acteur n’est presque jamais récompensé quand il joue dans un film d’horreur. Kathy Bates, dans Misery, est l’exception qui confirme la règle. The Mist : la fin vous brisera le cœur… comme la vie, en fin de compte. Frank Darabont a une vision de l’Enfer totalement sans concession. Si vous voulez du sirupeux, le cinéma hollywoodien sera ravi de vous en servir dans votre multiplexe, croyez-moi, mais si vous cherchez du réel, c’est par ici que ça se passe. Darabont aurait pu disposer d’un plus gros budget s’il avait ajouté un épilogue genre « rassurez-vous, tout va bien », mais il a refusé. Son courage et son intégrité éclatent dans chaque scène. Funny Games : déjà évoqué plus haut, mais si vous aimez le genre et ne l’avez pas encore vu, allez-y – pour la simple raison qu’il met le genre sens dessus dessous. Quand les choses ne se passent pas conformément au plan des méchants psychopathes, l’un d’eux décide de…

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eh bien, vous verrez. Qu’il me suffise de dire que ce film viole les lois de la réalité, et que c’est toujours une bonne chose. Les Ruines : le scénario que Scott B. Smith a tiré de son roman n’est pas tout à fait aussi terrifiant que celui-ci, mais l’inquiétude et l’angoisse croissent à mesure que le spectateur comprend que personne ne s’en sortira. Avec ses interprètes quasiment inconnus, c’est le film idéal pour un double programme de Halloween avec L’Armée des morts de Snyder. The Strangers : inquiétude et horreur savamment orchestrées en crescendo à mesure qu’un jeune couple (Liv Tyler et Scott Speedman) subit les assauts d’un trio de psychopathes masqués. Ça commence en douceur, ça passe du malaise à la terreur et de là à l’horreur. De la même classe que Jeepers Creepers : Le Chant du diable, mais en plus existentiel : pourquoi ça arrive ? Parce que. Comme le cancer, l’AVC ou un type qui roule à contresens sur la voie rapide à cent quatre-vingts kilomètres-heure. Ces films ne sont peut-être pas vos préférés, nous ne réagissons pas tous à la peur avec la même intensité. Ce que j’essaie de dire – et de montrer par l’exemple –, c’est que l’horreur au cinéma est une forme d’art puissante et qu’il se passe bien plus sous la surface que ce. que l’œil en perçoit immédiatement. D’où les joies troubles du genre. Et la prochaine fois que vos parents ou votre cher et tendre vous demandent pourquoi vous tenez à aller voir ces conneries, dites-leur ceci : « C’est Stephen King qui m’y encourage. Il m’a dit de rechercher les meilleurs, ceux qui s’adressent à ce qu’il y a de bon dans le cœur humain. » Et aussi à ce qu’il y a de mauvais, bien sûr. Parce que c’est à ça qu’il faut faire gaffe.

Environ deux mois après avoir commencé de bosser sur Anatomie de l’horreur, j’en ai parlé à un de mes amis de la côte Ouest, également amateur d’histoires et de films d’horreur. Je pensais qu’il serait ravi. Au lieu de quoi, il m’a jeté un regard d’horreur absolue et m’a traité de cinglé. « Pourquoi ? j’ai demandé. – Offre-moi une bière et je vais te le dire », a-t-il répondu. Je lui ai offert une bière. Il en a bu la moitié puis s’est penché vers moi par-dessus la table, l’air mortellement sérieux. « C’est cinglé parce que les fans vont te tomber sur le râble, a-t-il dit. Tu raconteras autant de conneries que de trucs attestés. Et aucun de ces types ne te tapotera la tête quand tu auras vu juste ; ils te rendront dingue en soulignant toutes tes erreurs. Tu crois vraiment pouvoir trouver du matériel de recherche sur Massacre à la tronçonneuse ? Où tu vas le chercher ? Dans le New York Times ? Je rêve. – Mais…

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– La moitié des gens que tu intervieweras te diront une chose ; l’autre moitié te dira le contraire. Bon Dieu, même si tu vas voir Roger Corman pour qu’il te parle des acteurs de ses films des années 1950, il se plantera, parce qu’il tournait la plupart de ses films en trois semaines ! – Mais… – Et je vais te dire autre chose. La moitié des trucs que tu liras seront des conneries, parce que les types qui aiment le genre sont exactement comme toi et moi. En un mot : cinglés. – Mais… – Et tes propres souvenirs te joueront des tours. Laisse tomber. Tu vas merder dans les grandes largeurs et les fans te démoliront parce que c’est pour ça que ce sont des fans. Laisse tomber et écris un nouveau roman. Mais d’abord, offre-moi une autre bière. » Je lui ai offert une autre bière, mais je n’ai pas laissé tomber, comme vous le voyez. Cependant, comme je n’avais pas oublié ses objections, dans l’avant-propos du bouquin, j’ai invité mes fans à.

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m’écrire afin de corriger mes erreurs. Les réponses ne sont pas arrivées par milliers, mais mon ami prophète de malheur ne se trompait pas vraiment ; il y en avait des centaines. Ce qui nous amène à Dennis Etchison. Dennis Etchison est un autre fan d’horreur de la côte Ouest. De taille moyenne, le plus souvent barbu, un bel homme d’une façon tellement atypique pour un Angelino que c’en est rafraîchissant. Par ailleurs drôle, aimable et intelligent. Il a de grandes connaissances en matière de littérature d’horreur et de plus grandes encore pour ce qui est des films d’horreur, les bons comme les pires. C’est aussi un sacré écrivain et, si vous n’avez pas lu Les Domaines de la nuit1, son recueil de nouvelles, vous avez raté une des grandes réussites de notre genre si spécial (et non, je n’en parle pas dans ces pages puisqu’il est paru après 1980). Ces nouvelles ne se contentent pas d’être bonnes ; elles sont toutes passionnantes, sans exception, et pour certaines authentiquement géniales, du même calibre que, par exemple, La Belle qui vous fait signe2 d’Oliver Onions. L’édition grand format était à tirage limité, mais il y aura bientôt une édition de poche – et je vous conseille d’aller en courant à la librairie la plus proche de chez vous pour.

en acheter un exemplaire dès qu’il sera disponible. Et, non, je ne suis pas payé pour faire de la pub ; ça vient du cœur. Bref, Kirby McCauley m’a suggéré que Dennis serait le candidat idéal pour passer Anatomie de l’horreur au peigne fin en vue de l’édition de poche. J’ai demandé à Dennis s’il acceptait ce boulot et il m’a dit que oui. Le même jour, je lui ai envoyé par Federal Express mon paquet de courrier marqué « tu as merdé ». Et je suis d’avis que Dennis m’a rendu un fier service – ainsi qu’à tous ceux qui se soucient d’exactitude même dans un genre aussi ténébreux que l’horreur. Cette édition est nettement plus rigoureuse que l’édition originale, et c’est grâce à Dennis Etchison – ainsi qu’à tout un bataillon de fans d’horreur. Je tenais à ce que vous le sachiez, tout comme je tenais à remercier mon pote de m’avoir donné un coup de peigne et d’avoir rajusté ma chemise. Mesdames et messieurs, Dennis Etchison – applaudissez-le, voulez-vous ? Il m’a donné un sacré coup de main.

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Le livre que vous tenez entre les mains résulte d’un coup de téléphone que j’ai reçu en novembre 1978. À cette époque, j’enseignais l’écriture et la littérature à l’Université du Maine à Orono tout en travaillant, durant les heures de loisir dont je disposais, à la version définitive d’un roman intitulé Charlie, paru depuis quelque temps au moment où vous lisez ces lignes. Mon correspondant n’était autre que Bill Thompson, l’homme qui avait édité mes cinq premiers livres (Carrie, Salem, Shining, Danse macabre1 et Le Fléau) entre 1974 et 1978. En outre, Bill Thompson, qui travaillait alors pour Doubleday, avait été le premier représentant du monde de l’édition new-yorkaise à lire mes œuvres de jeunesse avec intérêt et sympathie. Il avait été pour moi ce premier contact que tant d’écrivains débutants espèrent… et trouvent si rarement. Doubleday et moi nous étions séparés après la publication du Fléau, et Bill avait également quitté la maison, devenant responsable éditorial chez Everest House, l’éditeur américain du présent ouvrage. Comme nous nous étions liés d’amitié au fil de nos années de collaboration, nous étions restés en contact, partageant de temps en temps un déjeuner… ou une beuverie. La plus mémorable s’est déroulée en juillet 1978, le soir où nous avons regardé la retransmission télévisée d’une finale de base-ball dans un pub irlandais de New York où la bière coulait à flots. L’enseigne placardée au-dessus du bar proclamait : HAPPY HOUR POUR LES LÈVE-TÔT DE 8 H À 10 H. Durant cette plage horaire, toutes les consommations étaient affichées à 50 cents. Quand j’ai demandé au barman quel genre de clients pouvait débarquer à huit heures du matin pour boire un rhum collins ou un gin rickey, il m’a regardé d’un œil torve, s’est essuyé les mains à son tablier et m’a répondu : « Des étudiants… comme vous. ».

Donc, en ce mois de novembre, peu de temps après Halloween, Bill m’a appelé et m’a dit : « Pourquoi n’écrirais-tu pas un bouquin sur le phénomène de l’horreur tel que tu le perçois ? Les livres, les films, la radio, la télé, tout le bazar. On le fera ensemble si tu veux. »

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Cette idée me paraissait à la fois séduisante et terrifiante. Séduisante parce que je ne compte plus les fois où on m’a demandé pourquoi j’écrivais ce genre de bouquins, pourquoi les gens avaient envie de les lire, pourquoi ils allaient voir des films de cet acabit – bref : pourquoi ils étaient prêts à payer pour avoir peur, ce qui semble en effet paradoxal. J’avais consacré à ce sujet pas mal de conférences et pas mal d’essais (y compris une introduction plutôt longuette à mon premier recueil de nouvelles), et l’idée de produire une Déclaration Définitive me paraissait fort attirante. Ensuite, me disais-je, il me suffirait de répondre aux curieux : « Si vous voulez savoir ce que je pense de l’horreur, j’ai pondu un livre là-dessus. Lisez-le. C’est ma Déclaration Définitive sur les mécanismes du genre. » Terrifiante parce que ce boulot allait sans doute me prendre plusieurs années, voire plusieurs décennies. Si je devais commencer par Grendel2 et sa maman, et suivre ensuite un plan chronologique, même la version condensée du Reader’s Digest nécessiterait quatre forts volumes. Bill me rétorqua que je devais me limiter aux trente dernières années, tout en me ménageant la possibilité d’explorer les origines du genre. « Je vais y réfléchir », lui ai-je dit, et j’y ai réfléchi. J’y ai réfléchi un bon moment. Jamais je n’avais tenté d’écrire un livre théorique et cette perspective m’intimidait. L’idée même d’avoir à dire la vérité m’intimidait. Une œuvre de fiction, après tout, n’est qu’un catalogue de mensonges… ce qui explique pourquoi les puritains ne sont jamais parvenus à tolérer la fiction. Quand un romancier se retrouve coincé, il lui suffit d’inventer quelque chose ou de revenir en arrière d’une ou deux pages pour changer quelque chose. Mais l’essayiste est obligé de s’assurer de la validité des faits, de la rigueur de la chronologie, de l’orthographe des noms propres… et en plus de ça, le malheureux est contraint de se mettre en avant. Le romancier, lui, peut rester caché ; contrairement à l’acteur ou au musicien, il peut se promener dans la rue sans être reconnu. Telles des marionnettes, ses personnages occupent le devant de la scène pendant qu’il reste peinard en coulisses. L’essayiste n’est malheureusement que trop visible.


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