dimanche 28 octobre 2018

Romans & Fictions: Telecharger Je reviens te chercher PDF , Epub

Je reviens te chercher à télécharger en epub

Romans & Fictions: Je reviens te chercher à télécharger en PDF, Epub

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Peut-on, en quelques heures, rattraper les erreurs de toute une vie ? Un matin, Ethan reçoit le faire-part de mariage de Céline, la femme qu’il aimait et qu’il a quittée pour se consacrer à sa fulgurante carrière. Une décision qu’il regrette amèrement aujourd’hui, car si Ethan est riche et célèbre, il est aussi terriblement seul. Sur un coup de tête, il se rend au mariage et se met au défi de reconquérir la jeune femme. Il ne lui reste que quelques heures pour y parvenir. Quelques heures folles et pleines de mystère, au terme desquelles il sera abattu par un inconnu. C’est alors que l’incroyable se produit : la journée recommence, comme si le destin lui permettait de revivre ces heures décisives. Réussira-t-il, cette fois, à saisir la chance de sa vie ?



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Curtis vient toujours prendre une bière sur le coup de 17 heures, m’explique-t-elle. Si tu veux, je peux lui en parler et essayer de le convaincre de te laisser appeler tes parents. Très mauvaise idée ! Si elle la met à exécution, monsieur « Tue-l’amour » flairera immédiatement l’arnaque. Il est loin d’être aussi naïf que Nicole. Et les représailles seront terribles. Oui, terribles ! Je frémis d’effroi rien que d’y penser. Je l’imagine déjà piquer une colère noire en découvrant la supercherie. Il me menottera de nouveau et m’enverra droit en prison. Et ce, sans même sortir ce drôle de bâton de parole ! Je dois absolument adopter une autre stratégie. Pourquoi ne pas opter pour la transparence et avouer à Nicole mes véritables intentions ? Qui sait si je ne parviendrai pas à l’amadouer par le récit de mes petits malheurs ? — Écoute, Nicole, je ne peux pas rester ici. J’ai réellement besoin de vacances en pleine nature. Pour me changer les idées. Tu vois, je viens de me faire larguer par mon fiancé. C’était hier après-midi. J’étais allée faire des courses dans le centre de Québec. À mon retour, il avait entièrement vidé l’appartement de ses affaires. Il m’a juste laissé une lettre de rupture. Il n’a même pas eu le courage de me l’annoncer en face. — Tu l’aimais ? me demande-t-elle, cessant de gratter le comptoir pour lever ses immenses yeux sur moi. Quelle question ! Je ne me la suis jamais posée. Et si ça avait été le cas, je n’aurais pas su y répondre. Toujours est-il que j’éprouve un léger pincement au cœur en me remémorant les bons moments que nous avons partagés. Comme toutes ces grasses matinées – le Cornichon avait besoin de ses dix heures de sommeil. Ou encore ces week-ends dans la nature. Même si je n’ai jamais été une adepte du camping, je ne peux m’empêcher de soupirer amèrement de regret en pensant à la minuscule tente dans laquelle nous dormions. Le Cornichon l’a emportée avec le reste de ses affaires. Désormais, c’est l’Asperge qui en profitera.

Je n’ai pas encore rencontré mon âme sœur, donc je ne peux qu’imaginer ce que tu ressens. Mais sache que je compatis sincèrement à ta peine. Honteuse de trouver plus d’émotion dans la voix de Nicole que dans la mienne, je toussote avant de changer de sujet. — As-tu seulement réfléchi à ce qu’implique ma présence ici ? Si tu me laissais téléphoner, je pourrais appeler une dépanneuse et te débarrasser le plancher. Tu ne serais pas obligée de m’héberger chez toi pendant quinze jours. — Ça ne me dérange pas. L’hospitalité est une tradition chez nous. — Je ronfle la nuit. Ça fait un bruit épouvantable, mens-je, me souvenant soudain des ronflements du Cornichon. Eux au moins ne me manqueront pas ! — J’ai une grande maison. Tu auras ta propre chambre. — Et si j’utilisais le téléphone du bar ? suggéré-je, revenant à la charge. — C’est Martha qui le garde en permanence sur elle. Pour éviter que les clients ne s’en servent.

Eh zut ! Je lorgne du côté de la boîte en fer, qui contient le pourboire destiné au personnel. Une idée lumineuse surgit alors en moi comme un feu follet. Et si je m’en emparais ? Il doit bien y avoir 50 dollars. Je pourrais ainsi aller trouver le garagiste, lui louer une voiture et me rendre au distributeur de billets le plus proche. Ce serait un jeu d’enfant. Ni vu, ni connu ! Non, ce serait également du vol. Je ne suis pas une voleuse. En outre, Nicole qui semble avoir suivi le même cheminement de pensée que moi a posé une main sur la boîte en fer tout en me décochant un regard scandalisé. — Bon, ce n’est pas tout ça, mais je vais voir si on a besoin de moi en cuisine, capitulé-je, déçue.

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Déçue, mais tout de même pleine d’espoir. Car dans la cuisine, où je pénètre comme une tornade, il y a quatre personnes sur lesquelles le charme de monsieur « Tue-l’amour » n’opère probablement pas. Deux femmes mariées et deux adolescents récalcitrants. Je les imagine mal se plier à toutes ses volontés. — J’ai un petit creux, lancé-je à la cantonade. Je ferais bien une pause. — Assieds-toi ! Tu as assez travaillé comme ça, me dit Martha, la propriétaire du bar, sans lever les yeux de la pâte qu’elle est en train de pétrir. Sophie va te servir du café et des gâteaux. Obéissant à sa patronne, la dénommée Sophie repose l’éponge qu’elle agitait sur les plans de travail, s’essuie les mains et va faire bouillir de l’eau. Ses épaules voûtées, son corps frêle, sa peau toute ridée et sa chevelure blanche retenue en chignon lui donnent l’air d’une centenaire. Mais sa vigueur et ses yeux perçants comme ceux d’un aigle démentent cette première évaluation. Néanmoins, j’estime qu’elle a largement dépassé l’âge de chercher à plaire à des messieurs « Tue-l’amour ». Ce qui ne me dit pas si la vieille dame possède un téléphone portable ni encore moins si elle accepterait de me le prêter.

Quant à Martha, elle n’a guère plus de 40 ans et présente des atouts de séduction indéniables, tels que de longs cheveux châtains noués en queue-de-cheval, de jolis yeux verts en amande et un sourire charmant, mais elle n’est manifestement pas en état de flirter avec quiconque. Son ventre est arrondi en de telles proportions que je me demande comment elle tient encore debout. Elle n’est pas loin d’accoucher. À demi rassurée, je prends place à la table d’angle, en face de ses fils. Deux garçons d’une quinzaine d’années, identiques en tous points. Bruns, replets, le visage couvert de boutons et une casquette vissée sur la tête, ils tapotent comme des acharnés sur leurs smartphones. — Salut, les jeunes ! Vous êtes en vacances ? leur dis-je, essayant d’adopter un ton avenant, malgré l’envie qui me taraude de leur arracher leur téléphone portable des mains.

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Une nouvelle onomatopée me répond, confirmant ainsi les allégations de Martha. Aussi, je décide de ne plus consacrer mon énergie à discuter avec des adolescents mutiques. Et comme je ne souhaite pas réitérer la conversation à cœur ouvert de tout à l’heure, je choisis d’attaquer de front. Exit les explications alambiquées et les confessions intimes ! — Est-ce que quelqu’un pourrait me prêter son téléphone ? Je dois appeler une dépanneuse. — Impossible ! répliquent de conserve Martha et Sophie, avant de se regarder en secouant la tête. — Curtis nous l’a interdit, ajoute la patronne. Encore ? Mais ils sont tous fêlés dans cette réserve ! maugréé-je intérieurement. Ignorant l’assiette de gâteaux que Sophie dépose sur la table, je me lève brusquement comme un diable jaillissant de sa boîte.

En temps normal, je suis réglé comme du papier à musique. Toutes mes actions obéissent à un programme très précis. Chaque jour, je me rends au bar Mandella à 17 heures sonnantes. Accompagné d’Henri, mon adjoint et ami, je m’attable dans un coin, non loin du comptoir, et je commande une bière au maïs. Toujours la même ! Une bière indienne, légèrement sucrée et bien plus savoureuse que toutes celles qu’on sert dans le reste du pays. C’est la famille d’Alphonse, le pompiste, qui la fabrique. Depuis des générations, elle la brasse avec l’eau de la rivière Akiawenrahk. Cette même rivière au bord de laquelle nos lointains ancêtres, des Hurons-Wendats, se sont installés. Ils étaient environ trois cents hommes, femmes et enfants lorsqu’ils y ont bâti le village de Mendake. Nos livres d’histoire situent l’événement aux alentours de 1700. Leurs descendants – dont je fais partie – sont maintenant plus de deux mille et vivent encore ici. Et c’est moi qui suis chargé de les protéger !

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Pour la première fois depuis le début de ma carrière, je décide de casser ma routine quotidienne et j’arrive plus tôt au Mandella. Pour tenir la petite Française à l’œil ! Parce que je la crois bien capable de me fausser compagnie. Elle est habile. Très habile. N’a-t-elle pas évité la prison en ensorcelant son monde ? Ce coup-ci, je l’empêcherai de parvenir à ses fins. Question de principe ! Elle ne sortira pas de la réserve sans mon accord.

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