dimanche 14 octobre 2018

Epub La cité des rêves à télécharger

La cité des rêves Epub


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Télécharger La cité des rêves Epub, Le vernissage de l’exposition battait son plein. Je recueillais les compliments à la pelle et cela me faisait un bien fou. J’étais revigorée pour des années et pensais déjà à mes prochains projets. David, Akio et Megan ne touchaient plus terre eux non plus et, les joues roses de bonheur et les yeux pétillants de joie, répondaient aux sollicitations en tout genre. J’étais heureuse pour eux. Une pointe de sérénité d’être au bon moment au bon endroit me traversa le cœur dans un éclair de douceur. Rose et George avaient profité de la venue du journaliste pour prendre la poudre d’escampette en compagnie de Raphaël. Je les aperçus au loin, en grande discussion avec David. Rose semblait avoir recouvré la parole. Ses gestes trahissaient une certaine nervosité que je ne lu connaissais pas. Elle savait quelque chose, j’en étais persuadée. Mais peut-être était-ce à propos de Betty ? J’en étais là de mes pensées, quand mon regard se posa sur Martin en compagnie de… ses beaux-parents ! Je reconnus la femme venue à la galerie l’autre jour. La volubile Jules. J’en déduisis donc que l’homme à ses côtés – qui ne semblait pas très à son aise ici, engoncé dans une tenue plus proche des rodéos que des vernissages – devait être le fameux Jim, le père de June. Je constatai avec une pointe de tristesse qu’un lien intime semblait les unir. Comment cet homme que je connaissais par cœur, avec qui j’avais partagé tant d’années, pouvait-il du jour au lendemain devenir si proche de deux personnes qui m’étaient totalement étrangères ? Le pouvoir de la vie. La force inébranlable du destin. J’avais besoin de respirer, de prendre l’air. Je m’échappai rapidement pour ne pas être retenue à l’intérieur. En sortant, je manquai de trébucher quand j’entendis une petite voix connue et reconnue m’appeler du bout de la rue. Étais-je victime d’hallucinations ? Sam ! Sam était là ! Et, bien évidemment, elle n’était pas seule. La petite fille courut vers moi et me sauta dans les bras. En la serrant tout contre moi, le cœur battant, je découvris un Léo immobile qui observait la scène, au loin, l’air ému. Je reposai doucement la petite au sol et, sans attendre, elle poursuivit sa course à l’intérieur en direction de Raphaël. Je ne bougeai pas. Il m’était impossible de faire un geste, d’émettre le moindre son. Tout sembla se suspendre autour de nous. Il n’y avait plus que Léo et moi. Seuls face à notre émotion, à notre destin. J’avais tellement de choses à lui dire. Toutes ces questions restées sans réponse. Mais rien ne sortait. Aucune pensée ne parvenait à se formuler dans mon esprit embué. C’était juste lui et moi. Ici et maintenant.

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Lowell, qui est appuyé à une des colonnes de la maison, en haut des escaliers, regarde la scène tout en fumant une cigarette. Sourire aux lèvres, il m’adresse un clin d’œil avant qu’Hugo ne monte dans la voiture, jette sa clope à terre et entre dans la maison. Le sang me quitte. Tout bon sens m’abandonne. Tout en fixant un point imaginaire devant moi, j’essaie de m'imprégner d'un bel endroit, où je me sens en sécurité tout comme le docteur Miller me l’a appris. Une de ses méthodes d’évasion comme ils les appellent. Disons plutôt une méthode pour tenter de ne pas penser au passé. Quand ça fonctionne, c’est top ! Mais quand ça ne fonctionne pas comme à présent… J’essaie pourtant de forcer mon cerveau à penser à la plage, aux cocotiers, au son des vagues, mais rien n’y fait. Je deviens nerveuse. Les mains posées à plat sur mes jambes que je gigote, je tente de reprendre le contrôle de ma respiration alors que nous quittons cet endroit qui pour moi est maudit. La nuit tombe, Hugo est reparti chez lui. Pas la force de le voir ici, près de moi, dans mon appartement. Pourtant, son nom s’affiche sans relâche sur mon portable. Je sais qu’il a remarqué que quelque chose n’allait pas, je sais qu’il se pose énormément de questions, je sais… qu’il a vu que j’avais peur de quelque chose. Attablée et éclairée d’une bougie, je tente de me calmer avec la deuxième solution que m’a donnée le docteur Miller pour affronter toutes mes terreurs. L’origami. Inlassablement, je plie ces petits morceaux de papier blanc. Pas de couleur, je n’en veux pas. Simplement des petits morceaux de papier. Je me concentre sur chaque pli, sur chaque recoin. À chaque fois que mon doigt passe sur la feuille lisse, un moment désagréable de mon passé ressurgit. Et je me prends une immense gifle en pleine figure. Moi qui étais persuadée d’être quasiment au bout de ma thérapie… Je me retrouve assise à cette table, les larmes aux yeux, avec pour seule lumière la lueur de cette bougie qui ne me réchauffe pas le cœur, l’angoisse qui m’envahit à nouveau et des figurines en origami.

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Bordel, sous ses airs de gros nounours attendrissant, ce médecin ne lâche rien. Les mots doivent toujours venir de moi. Et je le sais ! C’est grâce à lui que j’ai pu avancer à nouveau. La quarantaine, de taille moyenne et bien portant, nous avons lié un lien de confiance durant toutes ses années. Il sait tout de moi, sauf mon jardin secret comme il dit si bien. Car nous en avons tous un. Les larmes envahissent mes yeux devant son regard insistant. — Je l’ai revu et c’est le frère d’Hugo, mon petit ami. Il a un temps d’arrêt. Maintenant que j’ai craché le morceau, il se recule, se réinstalle confortablement au fond de sa chaise et me regarde, comme si il attendait la suite. — Oh, je vois. Je fronce les sourcils face à sa réplique. — Et alors quoi ? Même mon psy ne sait plus quoi dire ? dis-je pour le taquiner gentiment. — Si, vous savez ce que je dis souvent. — Qu’il y a toujours des solutions ! rétorqué-je en essayant de me calmer. — Oui. Et nous allons les trouver ensemble. C’était quand ? — Il y a quatre jours. — Et comment avez-vous dormi depuis ? Je penche la tête de gauche à droite. Dois-je vraiment répondre à cette question vu ma tête ? — Eh bien… À peine 2h00 par nuit, je dirais. — Seulement ? Mélissa, vous le savez, c’est trop peu. Je soupire lourdement, je sais. Bordel, sous ses airs de gros nounours attendrissant, ce médecin ne lâche rien. Les mots doivent toujours venir de moi. Et je le sais ! C’est grâce à lui que j’ai pu avancer à nouveau. La quarantaine, de taille moyenne et bien portant, nous avons lié un lien de confiance durant toutes ses années. Il sait tout de moi, sauf mon jardin secret comme il dit si bien. Car nous en avons tous un. Les larmes envahissent mes yeux devant son regard insistant. — Je l’ai revu et c’est le frère d’Hugo, mon petit ami. Il a un temps d’arrêt. Maintenant que j’ai craché le morceau, il se recule, se réinstalle confortablement au fond de sa chaise et me regarde, comme si il attendait la suite. — Oh, je vois. Je fronce les sourcils face à sa réplique. — Et alors quoi ? Même mon psy ne sait plus quoi dire ? dis-je pour le taquiner gentiment. — Si, vous savez ce que je dis souvent. — Qu’il y a toujours des solutions ! rétorqué-je en essayant de me calmer. — Oui. Et nous allons les trouver ensemble. C’était quand ? — Il y a quatre jours. — Et comment avez-vous dormi depuis ? Je penche la tête de gauche à droite. Dois-je vraiment répondre à cette question vu ma tête ? — Eh bien… À peine 2h00 par nuit, je dirais. — Seulement ? Mélissa, vous le savez, c’est trop peu. Je soupire lourdement, je sais.

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Mélissa ne va pas bien. Je le vois et je ne sais pas quoi faire. Elle se renferme de plus en plus sur elle-même et ne veux pas me parler. À peine minuit sur son réveil. Elle semble dormir profondément, mais elle est très agitée. Elle a une grande boîte au fond de son armoire qu’elle tente à chaque fois de cacher. Impossible de savoir ce qu’elle contient. Je n'ai pas envie de la brusquer, mais j’en suis réellement amoureux et il va falloir qu’elle baisse la garde et me fasse confiance. Si nous voulons avancer dans notre relation, elle n’aura pas le choix. Et cette liste sur son frigo. Qu’est-ce que c’est ? Elle me cache quelque chose, un truc tellement important qu’elle n’arrive pas à me le confier. Et j’ai mal pour elle. Je revois son si joli sourire le jour où je suis entré dans cette bibliothèque pour trouver des renseignements pour mes études. Elle était derrière le comptoir de l’accueil, ses cheveux longs et bruns formaient comme un rideau sur ses épaules. Le teint mat de sa peau, sa bouche pulpeuse et ses yeux foncés m’ont tout de suite attiré. Ou plutôt m’ont interrogé. Je me suis demandé qui se cachait derrière cette si jolie jeune femme. Mince avec des formes parfaites pour moi, elle était habillée d’un jean moulant, de bottines et d’un chemisier bleu. Elle était à tomber. Mais lorsqu’elle m’a demandé ce que je désirais, je me suis retenu de lui répondre : un simple rendez-vous pour aller boire un café ensemble. À la place, j’ai expliqué que je voulais trouver des articles sur des meurtres de la région. J’imagine qu’elle a dû penser qu’un nouveau cinglé se tenait devant elle. Souriante et belle comme c’est pas permis, elle m’a accompagné pour me montrer où était classé ce que je cherchais.

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