lundi 15 octobre 2018

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Étant donné le succès démesuré de Blair Witch, son style mêlant horreur et documentaire a suscité moins d’imitations qu’on ne l’aurait cru. C’est à mon avis parce que les nababs de Hollywood considèrent comme insultant que des amateurs s’amusent avec une caméra et n’ont aucune envie de ressembler eux-mêmes à des amateurs. Dans l’une des séquences de Blair Witch, on entend un avion vrombir dans le ciel, et bien que ce ne soit pas gênant dans le contexte du film, n’importe quel producteur hollywoodien se serait arraché la perruque en entendant ça dans sa salle de projection. Et n’importe quel dirigeant de studio n’aurait pu s’empêcher de dire : « Ces gamins sont des inconnus. On ne peut pas les remplacer ? Qui est hot chez Disney en ce moment ? » Les faux documentaires hollywoodiens qui me viennent à l’esprit – Cloverfield, En quarantaine (remake du film espagnol REC, Chroniques des morts-vivants – sont tous fort bons, mais seules les Chroniques de George A. Romero approchent de la pureté de Blair Witch. Ce n’est qu’avec District 9 qu’on a trouvé le génie dans sa perfection. Ce film n’est pas « pur », si on entend par cela une adhésion absolue à l’idée d’un amateur armé d’une caméra – et, bien entendu, D9 ne relève pas non plus de l’horreur pure.


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mais sa technique lui permet d’accéder à une sensation de réalité rarement présente dans les vieux films de monstres venus de l’espace. Usant comme il le fait de divers médias – scènes de documentaires, fausses informations et même, dirait-on, vidéos familiales –, District 9 est plus proche de l’adaptation radio de La Guerre des mondes par Orson Welles que d’un film à gros budget mais pas très marquant comme Independence Day. Même le vaisseau-mère de D9 semble réel. Plutôt qu’à une apparition inspirant la terreur sacrée, voire carrément céleste, comme le vaisseau-mère de Rencontres du troisième type, ce truc ressemble à un semi-remorque en rade que son chauffeur, sans doute bourré, aurait abandonné dans une rue à stationnement interdit. Pour ce qui est du sous-texte, D9 n’a rien à voir avec Blair Witch – Neill Blomkamp s’intéresse à la xénophobie et non à la folie –, mais je serais prêt à affirmer que, sans Blair Witch, D9 n’existerait pas… du moins sous la forme qui est la sienne. Et avant de quitter Blair Witch, je tiens à vous recommander Ultimate Patrol, le dernier film en date de Daniel Myrick. Moins réussi que Blair Witch, il est néanmoins d’une ambition remarquable et bénéficie de la même ambiance angoissante. Aucun film d’horreur-documentaire-comédie n’est encore sorti à ce jour, mais je suis sûr qu’il y en a au moins trois en préparation.


Partie 2 : Le Journal d'Anne Frank en ligne


Quoi qu’il en soit, assez des symboles païens et des maisons en ruine au fond des bois : parlons zombies maintenant. Ça fait un bail qu’on en trouve au cinéma. Vaudou (chouette titre original – I Walked with a Zombie –, film pas terrible) est sorti en 1943. La Sorcière noire – une machine carburant à l’énergie sexuelle et bénéficiant de la plantureuse et délectable poitrine de June Wilkinson – est entrée dans les salles en titubant en 1960. On chauffe un peu plus, mais ça n’a rien de génial. La Nuit des morts-vivants de Romero a suivi en 1968. Un film d’horreur révolutionnaire, pas de doute – encore à ce jour, les fans peuvent vous dire où ils se trouvaient quand ils ont compris que Johnny, le frère de Barbara, venait la chercher pour de bon –, mais le véritable coup de génie, c’était sa suite, Zombie, avec une situation de départ typiquement américaine : les survivants de l’épidémie originelle piégés dans un centre commercial encerclé par des morts-vivants. Le paradis du consommateur américain devient un enfer de chrome et de plastique étincelants ; et les consommateurs deviennent les consommés. Sorti en 1979, au moment où dans les centres commerciaux les multiplexes cessaient d’être banals pour devenir des musts, c’était le film de terreur idéal au moment idéal, l’un des rares films sans classification à connaître le succès.


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Le génie dans sa perfection, ce serait L’Armée des morts, le remake de Zombie tourné par Zack Snyder en 2004, dont la séquence d’ouverture est une des meilleures du genre. Ana (Sarah Polley, actrice et cinéaste des plus douées) se détend au lit avec son mari Luis lorsque débarque l’adorable petite patineuse qui habite dans la maison voisine de leur lotissement de la banlieue de Milwaukee. Quand Luis va lui demander ce qu’elle veut, l’adorable petite patineuse lui déchire la gorge à coups de dents, le transformant en zombie… et dans la version de Snyder, les zombies sont rapides. (Romero n’a jamais aimé cette partie, mais ça fonctionne.) Grâce au montage inspiré, quasi miraculeux, du film (quand a-t-elle attrapé les clés de la voiture, par exemple ?), Ana réussit à fuir, d’abord dans un quartier transformé en abattoir, et pour finir à la campagne (avec un petit centre commercial bien pratique à portée de main). Je suis prêt à affirmer que les séquences de terreur les plus efficaces sont dues à l’instinct ou au hasard plutôt qu’au scénario et à la mise en scène, et c’est le cas ici. Polley est une actrice canadienne dont le visage était quasiment inconnu du public américain en cette année 2004 (principal titre de gloire : s’être fait virer par Disney après avoir refusé d’ôter son insigne de la paix lors d’une cérémonie de.


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remise de prix alors qu’elle avait douze ans – retourne chez toi, méchante). Si nous avions vu une actrice comme Julia Roberts ou Charlize Theron dans le rôle d’Ana, nous aurions su qu’elle allait survivre. Comme c’est Polley, nous l’encourageons… sans avoir la certitude qu’elle s’en tirera. Ces neuf premières minutes constituent une sonate de l’angoisse. L’ouverture prend fin au moment où Ana emboutit un arbre avec sa voiture (autre miracle concocté dans la salle de montage : la voiture heurte l’arbre côté conducteur, mais dans le plan suivant elle fonce droit sur lui). Le générique qui suit, illustré par « The Man Comes Around », une chanson de Johnny Cash, est plein d’images documentaires ou pseudo-documentaires (et revoilà l’influence de Blair Witch) censées nous montrer l’émergence de l’épidémie de zombies. Mais le premier plan qui vient ensuite nous montre quelque chose de tout différent, et c’est là que Snyder nous dévoile le véritable sujet de son remake inspiré – il sait mieux que personne ce qui à l’époque fait tourner la machine à terreur. Sur ce bref plan en noir et blanc figure ce qui ressemble à un millier de musulmans dévots se prosternant à l’unisson en direction de La Mecque – une image de vénération de masse que la plupart des.

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Américains trouvaient dérangeante. En 2004, trois ans à peine après le 11-Septembre, le consumérisme rampant était le cadet de nos soucis. Ce qui hantait nos cauchemars, c’était l’idée de terroristes motivés par une idéologie et une ferveur religieuse impitoyables (et irrationnelles, croyait la majorité d’entre nous). On pouvait les massacrer et les brûler, mais ils continueraient d’affluer, nous disait le journal du soir. Ils continueraient d’affluer jusqu’à ce que nous soyons tous morts, eux ou nous. La seule façon de les arrêter, c’était de leur coller une balle dans la tête. Ça vous rappelle quelque chose ? Et n’allez pas m’accuser de racisme ou de préjugés religieux. On ne parle pas ici de concepts politiques, religieux ou intellectuels ; on parle de terreur, et, me semble-t-il, c’est précisément ce que sont les zombies de Snyder : des terroristes rapides qui ne renoncent jamais. Avec eux, on ne peut pas débattre, on ne peut pas discuter, et on ne peut pas les menacer de représailles envers leur maison ou leur famille. Tout ce qu’on peut faire, c’est les descendre et rester à l’écart de ceux qui bougent encore. Rappelez-vous, leur morsure est pire que mortelle.

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« Ils sont morts ? » demande un des survivants du centre commercial à Steve, le richard répugnant. Sa réponse : « À peu près. » Ça, ça flanque les jetons. Mais, dans L’Armée la terreur transcende en partie le sous-texte et se jette droit sur le ça. Le passage le plus terrifiant du film n’a rien à voir avec la politique. L’un des survivants du centre commercial (Kenneth, interprété par Ving Rhames) communique avec un autre survivant (Andy, interprété par Bruce Bonhoe) qui est piégé sur le toit d’un bâtiment proche. Ils jouent aux échecs en se transmettant leurs coups sur des tableaux effaçables et repèrent les zombies ressemblant à des célébrités (Andy, un tireur d’élite, les descend ensuite). Après s’être fait mordre par une goule, Andy, mourant (ou déjà mort) envoie à Kenneth un ultime signal : pas de mots, mais une traînée de sang. Dans ce plan de trois secondes, Snyder nous apprend tout ce que nous avons besoin de savoir sur l’appétit insatiable tapi dans la cervelle en décomposition d’un mort-vivant. À la fin, les survivants – ceux qui n’ont pas été tués par un zombie ou par l’un des leurs – appareillent sur le bateau de croisière et de beuverie du répugnant Steve, en route pour une île qui n’est pas nommée et où ils espèrent trouver refuge. Le générique de fin suggère que cet espoir sera probablement déçu.


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Ce n’est pas une conclusion très riante, mais elle n’a pas fait de mal aux recettes. (L’Armée a détrôné au box-office La Passion du Christ de Mel Gibson, alors John Lennon s’est peut-être planté : ce sont les zombies, et non les Beatles, qui se sont révélés plus populaires que Jésus.) Et cette fin traduisait probablement la peur la plus enracinée chez les spectateurs : comment échapper à des terroristes qui ne craignent pas de mourir ? Inutile de dresser la liste des dizaines d’imitations ; la comédie vient après l’imitation comme la nuit vient après le jour. Shaun of the Dead (brillant), Black Sheep (gentiment absurde mais pas terrible en fin de compte) et Bienvenue à Zombieland (que je n’ai pas vu au moment où j’écris ces lignes). Celui-ci semble prometteur – je veux dire, hé ! Woody Harrelson dans le rôle d’un pistolero tueur de zombies nommé Tallahassee, on ne peut qu’adorer ça –, mais j’ai des doutes. Notamment parce qu’il a l’air conçu pour plaire, mais surtout parce que je n’aime pas voir mes monstres bien-aimés déguisés en clowns et victimes de moqueries. Je les préfère crus, méchants et encore saignants.

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Ce qui nous amène au meilleur film d’horreur du nouveau siècle, le brillant remake par Dennis Iliadis de La Dernière Maison sur la gauche. Le moteur qui propulse ce film est le plus puissant que le genre ait à offrir : la peur de l’Étranger assassin. Des centaines – voire des milliers – de films de ce type ont été tournés au cours de la longue histoire du cinéma de terreur, et la plupart d’entre eux ont la même prémisse sous-jacente : on rencontre l’Étranger assassin, soit pour expier au nom du karma un acte répréhensible (pensez à Janet Leigh dans Psychose, qui n’aurait jamais pris une douche au motel Bates si elle n’avait pas piqué dans la caisse de l’entreprise de Phoenix où elle bossait), soit – et c’est encore pire – parce qu’on se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Rares sont les suites d’Étrangers assassins qui m’ont emballé (Saw 2 est l’une des exceptions qui confirment la règle), car elles reposent sur une ambiguïté morale qui me met mal à l’aise. Dans Les Griffes de la nuit, Freddy Krueger représente le mal pur – aucun doute sur ce point. Nous le détestons et nous le craignons dès le début, et pourquoi pas ? C’est un pédophile, un meurtrier et un psychopathe défiguré revenu d’entre les morts. Mais sept séquelles plus tard, aussi grotesque que ça paraisse, c’est devenu un vieux pote.

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Lorsque Freddy contre Jason est sorti en 2003, nous n’étions plus censés encourager les bons (des ados sans une once de graisse). Ce qui nous enthousiasmait, à mesure que les séquelles s’accumulaient, c’était le nombre grandissant de cadavres. Dans ce cas, on a affaire à des snuff-movies, un point c’est tout. Quand je vais voir ces séquelles, j’espère y trouver du nouveau et je suis souvent frustré. Vous pouvez m’opposer l’excellente suite de Halloween par Rob Zombie, mais je vous ferai remarquer que l’histoire de Michael Myers vue par Zombie – collaboration inspirée s’il en fut – n’est pas une séquelle mais un remake. Ce qui nous ramène à la version Iliadis de La Dernière Maison, le meilleur concentré d’horreur des temps modernes. La famille Collingwood – Emma, John et leur fille Mari – est en vacances dans sa maison au bord du lac, laquelle se signale par un sinistre panneau à l’envers où il est écrit LAC AU BOUT DE LA ROUTE. Mari (interprétée avec grâce et courage par Sara Paxton) emprunte la voiture familiale pour aller en ville et rendre visite à son amie Paige (Martha MacIsaac), qui travaille à l’épicerie du coin. Pendant qu’elles papotent, un jeune homme nommé Justin (Spencer Treat Clark) essaie d’acheter un paquet de cigarettes avec un billet de vingt dollars taché de sang. Quand Paige refuse de le lui vendre – il n’a pas de pièce.

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