lundi 15 octobre 2018

Chapitre 2 : Télécharger Je voulais juste que ça s'arrête PDF gratuitement (Sonia Rivière)

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Partie 2 : Je voulais juste que ça s'arrête en ligne gratuitement



Je suis restée devant Katie pour que le poids de son ventre ne l’emporte pas en avant dans les descentes. Ce petit périple a eu le mérite de nous donner quelques fous rires. Nous sommes sur le parking. J’ouvre la portière et Katie se presse à l’intérieur. Elle me demande de défaire ses chaussures. Ses pieds sont un peu enflés. Je propose de les masser et elle accepte volontiers. Ils sont horriblement moches. Je ne peux pas m’empêcher de lui dire : « Tes pieds sont horribles et disgracieux. » Katie répond d’un ton légèrement énervé : « Disgracieux ou pas ! C’est à toi de t’en occuper. Alors, ne perds pas ton temps en parlotte et masse correctement, esclave ! » Lucie : « Oui ma maîtresse, vos désirs sont des ordres. » On faisait souvent preuve d’immaturité, mais on s’amusait bien toutes les deux. Après une bonne dizaine de minutes, j’arrête enfin mon dur labeur. Je prends place derrière le volant. Katie me lance : « On se dépêche de rentrer chez toi, de prendre une bonne douche et d’enfiler une petite robe. Ensuite, on file au restaurant. » Lucie : « Bien chef ! » Je tourne la clef et c’est parti. Arrivées dans le parking de mon immeuble, on descend de la voiture et on monte à l’appartement. Dans celui-ci, Katie m’indique qu’elle a priorité pour l’accès à la salle de bain. Je lui laisse bien volontiers la place. Pendant qu’elle prend sa douche, je prépare un petit cocktail, au jus de fruit bio pour elle, et avec une bonne dose de rhum pour moi. Je m’installe sur le canapé, je suis bien. Ce matin, je pensais que cette journée serait épouvantable. Mais heureusement, j’ai une amie en or. Je bois mon cocktail. J’ai exagéré sur le rhum, ce n’est pas grave, je bois à ma santé. Katie ressort toute pimpante et elle me dit : « Je suis requinquée ! C’est fou comme une simple douche redonne la pêche. As-tu remarqué ma nouvelle robe ? Te plaît-elle ? » Lucie : « Tu es obèse, mais splendide ! » Elle lance un coussin. Je l’esquive et je cours dans la salle de bain. Je regarde mon reflet dans le miroir. Je contemple le temps qui passe. La vie avance à une allure incroyable. Je me déshabille et je me glisse sous la douche. C’est très agréable une eau bien chaude. J'ai acheté un savon au lait d’ânesse. Il sent merveilleusement bon et il fait la peau douce. Même si personne ne peut en profiter à part moi. Je ne supporte plus ma faïence. Je vais engager un artisan pour venir la changer. Et en y réfléchissant, je modifierais bien le papier peint de l’entrée. Je préfèrerais quelques pierres de parement ou du crépi à l’ancienne. Je dois transformer mon intérieur. Un peu de changement dans mon appartement me fera le plus grand bien. Je rince la mousse sur mon corps. Je sors de la douche et je passe mon peignoir. Katie refera ma coiffure. Je sèche rapidement mes cheveux. Je vais dans ma chambre et j’enfile ce merveilleux jeans qui fait des fesses toutes rebondies. J’ai aussi trouvé cet ingénieux soutien-gorge transformant une petite poitrine en seins attractifs. Et voilà, après quelques vêtements aidant à tricher sur la réalité du corps humain, je défile devant Katie.

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Elle me dit : « Quand nous avions quinze ans, nous mettions des mouchoirs dans nos soutifs et quinze ans plus tard, le mode opératoire n’a pas beaucoup changé. » Lucie : « La mode a fait quelques progrès. » Katie : « Tu es très belle ! Viens vers moi et mets-toi à genoux. Je vais refaire ton chignon. » Je m’exécute. Après quelques minutes de patience, c’est terminé ! Je suis fin prête. On se lève et nous partons au restaurant. Nous y allons à pied, car il est juste au bas de ma rue. Nous mangeons toujours ici pour mon anniversaire. C’est un endroit convivial et surtout, il est fréquenté par plusieurs célibataires qui sont tous de bons partis.

Nous entrons et on nous installe à notre table. Celle-ci nous est réservée d’année en année. Katie repère déjà deux beaux jeunes hommes à une table de nous. Elle leur sourit et je lui dis : « Maintenant que ton ventre est caché sous la table, on va user de nos charmes. Voyons si tu as toujours la main et si tu arrives à nous faire offrir le dessert. Je suis sympa, cela te laisse du temps. » Katie : « Ne t’inquiète pas ma chérie. Tu ne paieras pas ton dessert aujourd’hui. » Le serveur arrive et note notre commande. Katie en prend pour un régiment. Je me contente d’une salade printanière, d’un filet de poisson accompagné de ses haricots verts et d’un gâteau aux trois chocolats ainsi qu’une boule de glace à la vanille recouverte de chantilly. Je vais me régaler. Après quelques minutes de patience, nos entrées arrivent. Elles ont l’air très appétissantes. Katie a choisi une salade chèvre chaud et elle dévore son toast au fromage. Surtout ne pas la regarder, sinon elle me coupera l’appétit. Mon assiette est très bien garnie. Je déguste mon entrée.

Le serveur revient et nous demande : « Les deux gentlemen assis à la table voisine souhaiteraient s’installer avec vous. Êtes-vous d’accord ? » Je m'apprête à dire non, mais Katie s’empresse de dire oui et elle leur fait signe de nous rejoindre. Je lui dis : « Tu n'es pas sérieuse ! Si cela se trouve, ils n’ont pas une once de conversation. » Katie : « Arrête de râler ! Ils ont l’air très gentil. » En à peine quelques minutes, nous passons de deux à quatre. Le blond s’installe à côté de moi et le rouquin est pour Katie. Le blond se présente, il s’appelle Charlie et son ami, Philippe. Charlie me regarde avec ses grands yeux bleus et me dit : « Je ne vous avais jamais vue ici avant. C’est la première fois que vous venez ? » Comme c’est original pour une première question ! Ça promet pour la suite. Katie se dépêche de répondre : « Nous sommes des habituées. Aujourd’hui, nous fêtons les trente ans de ma meilleure amie Lucie. » Je la fusille du regard. Charlie dit : « En effet, cela se fête convenablement. Permettez-moi de vous offrir le champagne. » Je me hâte de répondre : « J’accepte avec grand plaisir. » S’il nous offre le champagne, il y a peu de chance qu’il nous paye aussi le dessert et par conséquent, ma chère Katie perdra son pari. Elle me regarde férocement, car elle a bien compris ma manœuvre. Les coupes de champagne arrivent et il ne s’est pas moqué de nous, c’est un très bon millésime. Katie repose son verre sans y avoir goûté. Ce qui inévitablement attire la curiosité de Philippe

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il lui demande : « Vous n’aimez pas ? » Katie : « Dans mon état, ce n’est pas recommandé. » Elle recule sa chaise et laisse entrevoir son ventre bien rond. Philippe se décompose, mais il reste poli et demande : « À combien de mois en êtes-vous ? » Katie : « Sept. » Philippe : « Le papa doit être heureux. » Katie : « En effet, il l’est ! Nous le sommes tous les deux d'ailleurs. Par contre, mon amie Lucie n’est pas enceinte et elle est libre comme l’air. » Philippe : « Mon ami Charlie a déjà jeté son dévolu sur elle. » Charlie ne me lâche pas du regard. Ses yeux bleus sont magnifiques, mais je préfère les grands bruns aux yeux noirs. Il est à l’opposé de mes critères de beauté. Mais, il n’y a pas que le physique dans la vie. Encore une expression totalement mensongère. Bref, il a de la conversation, il est très gentil, mais il manque ce petit quelque chose qui devrait faire chavirer mon cœur. Les plats s’enchaînent comme les conversations, beaucoup de saveurs, mais pas forcément la petite pointe d’inattendu. Katie discute politique avec Philippe. Mon dieu, c'est un sujet horripilant ! Cependant, je ne peux m’empêcher de me mêler au débat : « La corruption s’est profondément ancrée au sein du pouvoir actuel. Quand le peuple décidera-t-il enfin de se soulever ? Il faut descendre dans les rues, boycotter les grands magasins. Mettre la France totalement à l’arrêt. Mais nous ne sommes pas assez solidaires. C’est là qu’est notre point faible ! » Je viens de prononcer un laïus. Je déteste faire cela. Katie enchaîne : « Mon amie Lucie ne connaît rien à la politique. Elle a une vision très étroite de ces choses-là. » Charlie : « Je ne trouve pas. Elle a raison, nous sommes un peuple désolidarisé. Une grève passive comme elle l’a décrite, entraînerait obligatoirement des réformes de l’Etat. Mais une telle grève générale serait extrêmement dure à mettre en place. » Katie se penche vers moi et chuchote : « Tu as trouvé l’homme de ta vie ! Qui à part un fou, serait d’accord avec tes idées folles ? » Lucie : « J’ai de très bonnes idées. C’est toi qui es trop conventionnelle. » Katie : « Là n’est pas la question. Ouvre un bouton de plus de ta chemise. Tu dois ramener cet homme avec toi. » Je n’en reviens pas de ce qu’elle vient de dire. Elle me demande de lui vendre mes charmes. C’est la première fois qu’un homme se range de mon côté pour défendre mes idées saugrenues. J’hésite à l’inviter pour le revoir plus tard. Je me donne jusqu’au dessert pour prendre une décision. Katie n’arrête pas de faire des éloges à mon sujet.

Je suis très mal à l'aise. En plus, elle en rajoute. Elle regarde Charlie et elle lui dit : « Et je ne vous ai pas raconté quand Lucie m’a sauvé la vie. Nous avions environ seize ans. Je suis tombée d’un immense toboggan. Je me suis ouvert la cuisse et elle m’a fait un point de compression. Sans elle, je ne serai plus là aujourd’hui. » Charlie : « Cela ne m’étonne pas. On voit tout de suite en la regardant que c’est une femme courageuse. Elle est la personne qu'il nous faut en cas de danger. » Lucie : « N’écoutez pas Katie, elle dramatise toujours. D’ailleurs, assez parlé de moi. Dans quelle branche exerces-tu Charlie ? » Charlie : « Je suis avocat. En ce moment, je travaille sur une affaire passionnante. Un homme est accusé d’avoir tué sa femme avec l’aide de sa maîtresse, mais il est innocent. Sa maîtresse a agi seule. Malgré tout, il s’accuse à sa place. » Katie me regarde avec un grand sourire. Son esprit s’est arrêté au mot avocat. Malgré le charme et la gentillesse apparente de Charlie, je n’accroche pas. Le dessert arrive enfin. Mon gâteau sent bon le chocolat et la glace à la vanille a l’air parfaite. Je plonge ma cuillère et c’est un véritable délice. Chaque bouchée m’enchante. J’adore le chocolat. Je suis tellement absorbée par mon dessert, que je ne percute pas, lorsque Katie les invite à nous rejoindre ce soir à ma fête d’anniversaire. Il me faut quelques secondes pour lever les yeux en direction de Katie. Je la fusille du regard. Elle est aux anges. Elle pense que Charlie s'accorde très bien avec moi.

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Quand Katie a une idée en tête, elle n’en démord pas facilement. Nous finissons nos desserts et je commande les cafés. Un café bien noir et très fort, car j'ai besoin de force pour tenir toute la journée. Charlie ne me quitte pas des yeux. Il me dit : « Je ne pensais pas rencontrer une femme aussi merveilleuse en venant ici aujourd’hui. Sinon, je me serais mis sur mon trente-et-un. » Lucie : « Ne te fais pas de souci sur ton apparence, je trouve ta tenue parfaitement correcte. Ce qui compte, c’est ce qu’il y a à l’intérieur. Nous devons partir, mais on se voit tout à l’heure. » Charlie : « Oui, j’ai hâte de venir à ta soirée. » Je me lève et je fais signe à Katie d’en faire autant. Katie sort sa carte bancaire pour payer et Charlie lui dit : « Laisse ! L’addition est pour moi. » Nous le remercions toutes les deux. Katie lance un regard qui en dit long sur ses pensées. Charlie s’approche de moi. Il pose sa main sur mon épaule. Il me fait la bise et je sens qu’il me convoite déjà. Je l’embrasse rapidement sur la joue et nous quittons le restaurant. À peine sur le trottoir, Katie me lance : « Charlie est formidable ! Il est l’homme qu’il te faut. Il t’a offert un premier repas au restaurant. Il te suit dans tes idées folles. Il est rempli de qualités ! Quand penses-tu ? » Lucie : « D’après une étude très sérieuse, les hommes blancs, beaux et jeunes sont des serial killers en puissance. »

Katie : « Tu es folle ! Il est la douceur incarnée. Il est calme. Il a des gestes délicats. Je le trouve charmant. » Lucie : « Attention, je vais dire à Marc tout le bien que tu penses de Charlie. » Katie : « Sérieusement, dis-moi comment tu le trouves. » Lucie : « Il est gentil. Plutôt bel homme, mais je ne sais pas… Il manque un petit quelque chose. » Katie : « Eh bien, nous ne sommes pas près de te marier ! N'en parlons plus. On retourne à ton appartement. Je m’y reposerai quelques heures, et ensuite, nous irons à ta petite fête. » Nous marchons tranquillement sur le trottoir. Je repense à Charlie et à ce déjeuner. Mais je n’arrive pas à me convaincre que cet homme serait fait pour moi. Il me laisse indifférente malgré toutes ses petites attentions. Je suis apparemment devenue trop exigeante. Après tout, si je suis encore toute seule, c’est peut-être simplement de ma faute. Je suis incapable de trouver l’amour et lorsque enfin je tombe dessus, il ne m’intéresse pas. Je ne sais plus quoi penser, je suis perdue. Nous arrivons à mon immeuble et nous prenons l’ascenseur. Devant la porte de mon appartement, Katie est à nouveau tout excitée.


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