samedi 13 octobre 2018

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Telecharger en ligne Sexe, race & colonies pdf gratuit 2019, Pées qu’il pouvait supporter de plus grosses charges. Il lui a fait tendre les bras – le costume le moulait comme une seconde peau –, a déposé deux assiettes sur le droit et deux sur le gauche, une sur l’avant-bras et une sur la paume. Puis il leur a demandé à tous les quatre de faire le tour de l’îlot qui partageait la cuisine en deux. Dentino et Drone l’ont fait presque en courant, ce que l’homme leur a reproché. Le geste devait être fluide, on n’était pas au McDo. Tucano s’en est bien tiré, à ceci près qu’à la fin l’une des flûtes s’est couchée, mais sans entraîner les autres avec elle. Nicolas a fait le tour en oscillant comme s’il marchait sur un fil. Mais en définitive, lui non plus n’a pas causé de dégâts. Le maître a levé la main jusqu’à son menton qu’il a gratté. « Encore », a-t-il exigé, résigné. Nicolas a posé les assiettes sur l’îlot central et s’est approché de l’homme, qui a dû se dresser sur la pointe des pieds pour soutenir son regard. « On a fini, le vieux ? » L’autre n’a pas répondu. Il s’est dressé un peu plus, puis il a reposé les talons au sol. « Vous êtes prêts », a-t-il conclu.


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Copacabana savait ce qu’il risquait en assistant à un mariage en vue, avec autant d’invités, alors qu’il était en cavale : la rumeur de son retour se propagerait en très peu de temps, même si, en pareilles occasions, on demandait à chacun de laisser son téléphone portable sur une table à l’entrée et de ne l’utiliser que dans une pièce réservée à cet effet. Nicolas a essayé sa tenue et s’est exercé à servir, puis il s’est dirigé vers Copacabana qui supervisait les opérations. Il avait pris soin de lui. Ses cheveux ne partaient plus dans tous les sens et il les avait peut-être teints. Le regard était plus franc, mais les yeux conservaient un peu de leur patine rougeâtre. « Copaca, c’est pas dangereux de se montrer devant tous ces gens ? — Ça l’est encore plus de pas se montrer et de rester caché. Tu sais ce que ça veut dire ? — La vie de ma mère, tout le monde sait que t’es en cavale. — Dis-moi, Nicolino : quand y a une chaise vide dans un mariage, qu’est-ce qu’on fait ? — On fait asseoir quelqu’un.


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La fête qui a suivi la cérémonie était fastueuse. Copacabana se vantait de n’avoir rien oublié en matière d’organisation. Il disait que si c’était seulement « trop », ça ne suffisait pas, il fallait aller plus loin, car l’abondance est la sœur de tout bien. Les colombes ? Par dizaines. Chaque plat devait être salué par un vol libérateur. La musique d’accompagnement ? Les meilleurs chanteurs néomélodiques de la région et, pour la soirée, une école de samba composée de vingt danseuses. La décoration ? Le salon devait être plein. Et ce mot, « plein », Copacabana s’efforçait de le dire toujours en même temps que « trop ». « Toujours trop, toujours plein ! » Statues, lampes, candélabres, plantes, assiettes, peintures, tables. Partout des fleurs, jusque dans les toilettes, et toutes devaient être violettes, en hommage à la mariée. Et des ballons qui tombaient du plafond après chaque vol de colombes. Et aussi des montagnes de cassatine, de gâteaux, cinq entrées, cinq plats principaux, un luxe de victuailles. Enfin une tapisserie longue de douze mètres empruntée Dieu sait où, qui recouvrait un mur d’une scène du Bon Gouvernement. Copacabana avait décidé de la disposer derrière les mariés en guise de bons auspices.


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Nicolas circulait entre les multiples tables sous sa responsabilité. Tout était sous contrôle. Il y avait la table de White, de Teddy Bear et de Cocorico, des gars de la paranza qui géraient les places de Copacabana et apprenaient aussi à s’occuper du stade. Ils étaient nombreux, toujours camés, à peine plus âgés que Nicolas et sa bande. Il y avait la table de Drago et de sa famille. En tant que cousin de la mariée, il pouvait profiter du spectacle de ses amis occupés à servir. La veste de travers, tel le nez d’un boxeur, et le nœud de la cravate défait, il refusait tous les plats et les renvoyait à la cuisine, affichant des exigences de chef étoilé. Il y a également eu les retrouvailles avec Alvaro, qui avait reçu l’autorisation exceptionnelle d’assister au mariage. Un invité marginal, à qui on n’avait pas réservé de place à table. Il était dehors et jouait aux cartes avec les autres sur le coffre d’une voiture. Quand Nicolas lui apportait à manger, il répondait seulement : « Bien, bien ! » Le mariage avançait à son rythme. Rapide et lent. Puis encore plus rapide et encore plus lent, une mélasse qui colle et réunit.


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Et maintenant, un chef-d’œuvre de sensualité, a murmuré Briato à Nicolas, qui sortait de la cuisine avec les assiettes. — Tu me fais saliver d’envie », a murmuré Drone à l’autre oreille de Nicolas. Maharaja a hâté le pas et est entré dans la salle, et s’il était resté là, il aurait fait tomber par terre ses pennette au saumon et aux œufs de lump. La soirée était encore longue. Un chanteur devait encore se produire avant l’apparition sur scène des danseuses de samba, et un groupe d’invités debout sur les chaises hurlaient le titre de sa chanson la plus connue. Mais à la place du chanteur néomélodique, c’est Alvaro qui est sorti de derrière un rideau également violet, au pas de course, une mèche de cheveux pendant sur le côté de son crâne chauve, fonçant vers la table de Copacabana : « Les flics ! Dehors, vite ! », et il a aussitôt disparu, après avoir heurté et fait tomber l’un des invités debout sur sa chaise. Mais l’effet comique s’est rapidement éteint quand une vingtaine de policiers ont fait irruption, entrant par quatre accès différents pour empêcher toute fuite. Quelque chose n’avait pas fonctionné dans le système de surveillance, peut-être une caméra dont Copacabana n’avait pas contrôlé les images, ou peut-être les


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carabiniers avaient-ils eu des consignes et étaient-ils passés par les toits afin de contourner les guetteurs. Alvaro avait dû remarquer leur présence entre deux mains aux cartes. Tandis que les carabiniers passaient de table en table et que le murmure des invités succédait au silence qui s’est fait après l’intrusion, Copacabana s’est glissé jusqu’à la petite scène et, du regard, a fait comprendre au batteur qu’il devait lui céder sa place. Puis, baguettes en main, il a observé les policiers qui arrêtaient un couple appartenant au clan Faella. Bourrades, insultes, menaces. Le scénario habituel, avec la même conclusion : les menottes. Ils avaient un enfant en bas âge, qu’ils ont confié à la femme de Copacabana : un baiser sur le front du bébé, puis on les a emmenés. Ils le lui avaient déposé dans les bras sans explication. Resté jusqu’alors assis les bras croisés, Micione s’est levé d’un bond : « Applaudissons l’inspecteur. Il veut sa photo dans les journaux, c’est pour ça qu’il a interrompu mon repas de mariage. » Tout le monde lui a obéi, même le couple menotté, dans un dernier sursaut. Les carabiniers connaissaient leur cible, ils n’avaient demandé leurs papiers à personne. Puis ils avaient emmené deux autres individus qui s’étaient soustraits à leur contrôle judiciaire pour assister.

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au mariage. Copacabana commençait à se dire qu’ils n’étaient pas venus pour lui, qu’il y avait là des prises bien plus alléchantes. Il a posé les baguettes et s’est autorisé à souffler. « Pasquale Sarnataro, tu joues de la batterie, maintenant ? » L’inspecteur s’est frayé un chemin entre les invités et a fait signe à deux de ses hommes de rejoindre la scène, il n’a pas eu à leur donner d’autres indications. Collé contre le sol, le genou d’un carabinier planté entre les omoplates, Copacabana s’est adressé à Diego Faella : « T’inquiète pas, Micione. Je serai de retour pour le baptême de votre premier enfant. » Pétrifiés, ils avaient assisté à la scène, les plateaux tremblant de peur entre leurs mains. « T’as vu ? Je lui avais dit que c’était débile de se montrer », a commenté Nicolas à l’attention d’Agostino. La descente de police était terminée, mais la fête se poursuivait. Le spectacle devait continuer, la mariée l’exigeait. C’était son jour, ces arrestations ne le lui gâcheraient pas. Nicolas et les autres se sont donc remis au travail comme si de rien n’était. Le dernier chanteur a alors fait son apparition, suivi par les dan.


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Mais à minuit, tout était fini. L’ambiance n’était plus la même et les mariés devaient se lever tôt, car ils prenaient l’avion pour le Brésil : Copacabana avait également pensé au voyage de noces et leur avait réservé une chambre dans son hôtel. Les jeunes serveurs sont allés se changer dans les cuisines. Il était temps de se débarrasser de ces tenues et de se faire payer. Ils en avaient bavé. Nicolas était le plus déçu. Du luxe, certes. De l’apparat, sans doute. Et du pouvoir, beaucoup de pouvoir. Mais il avait imaginé des plateaux d’argent couverts de coke et avait vu tourner les sacs de jute dénichés dans quelque brocante où les invités étaient encouragés à déposer leurs dons aux familles des prisonniers. Ils tintaient et bruissaient, ces sacs, Nicolas les entendait lorsqu’il passait tout près, et il avait envie de les prendre puis de s’enfuir. Ce soir-là, ils sont repartis avec des dragées dans un poisson-lune couvert d’épines. Tout le monde connaissait le sens de ce choix. Nicolas a décidé de le rapporter chez lui comme preuve du travail accompli, histoire d’apaiser la méfiance de son père qui, contrairement à sa mère, ne gobait pas cette histoire de serveur.

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