dimanche 14 octobre 2018

PDF La Mère Parfaite à télécharger

La Mère Parfaite PDF
La Stratégie de la Libellule ebook gratuit
Télécharger La Mère Parfaite en PDF, J’arrive en bas de chez elle. Deuxième fois qu’elle me fait le coup de s’enfuir ! Quelque chose ne tourne vraiment pas rond. Je rentre facilement dans son appartement. Elle n’a même pas pris la peine de le fermer à clé, se doutant certainement que je viendrais ici. L’appartement est plongé dans le silence. Je la retrouve habillée de son débardeur et short de nuit, assise à sa table avec pour seule lumière une bougie. Elle semble plier et replier des morceaux de papier. Sans faire un bruit, je m’approche et m’installe en face d’elle. Elle n’a quasiment aucune réaction sauf quelques paroles.  Laisse-moi quelques minutes, s’il te plaît, simplement quelques minutes. Elle se lève et apporte une grosse boîte pour la déposer devant moi. Lorsque je l’ouvre, j’y trouve un nombre incalculable de morceaux de papiers pliés, formant ainsi des choses ou des animaux.  Il y a presque cinq années de ma vie dans cette boîte. C’est très important pour moi de le faire, avoue-t-elle la voix tremblante. Ça me permet de me recentrer et de me calmer. Sans répondre, je la regarde faire. Les yeux remplis de larmes et les lèvres tremblantes, elle marmonne par moment des paroles incompréhensibles. Elle est comme possédée et ne me remarque même plus. J’ai mal… terriblement mal pour elle et je ne sais pas quoi faire. Alors je reste assis là, pour qu’elle sente ma présence et mon soutien. Et je regarde la seule chose qui arrive à atténuer sa douleur à cet instant.

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Ma patronne m’a ordonné de rentrer chez moi et de rattraper l’heure que je n’ai pas fini sur mes temps de pause, dans les jours suivants. J’en profite pour téléphoner au docteur Miller. Bien entendu il veut savoir pourquoi je n’ai pas été à notre dernier rendez-vous. Je m’excuse prétextant avoir était retenue au travail et avoir oublié de l’appeler. Je dois le voir en fin de semaine, mais je sens que je ne tiendrais pas jusque-là. Malheureusement pour moi, entre ses rendez-vous, des interventions dans les écoles du coin et ceux à l’hôpital psychiatrique il ne peut pas me donner de rendez-vous avant. — Je suis vraiment navré, Mélissa.  C’est pas grave, je comprends. — Je suis en voiture pendant encore une quinzaine de minutes, parlez-moi si vous voulez. J’éclate de rire. Pas parce que je trouve ça drôle non, parce que mes nerfs commencent à me lâcher. Je me connais et le côté sombre que j’avais réussi à dépasser revient en force.  Une consultation par téléphone ? Ne m’en voulez pas doc, mais… non merci. À vendredi. Quelques minutes plus tard, je me retrouve sur le toit de mon immeuble. J’ai pris avec moi la bouteille de whisky d’Hugo. Ouais… Je ne bois pas souvent, ce n’est pas mon truc. Mais de temps en temps, pour oublier, je ne dis pas non. C’est toujours mieux que de prendre une lame pour une solution radicale. Je commence à avaler quelques gorgées pour m’habituer. Mais le liquide ambré est tellement fort qu’il me fait tousser. — Je vais le regretter demain, murmuré-je en regardant en bas. La nuit commence à tomber. Le soleil décline doucement, comme s’il allait sombrer dans les abîmes de la vie. Et que nous réserve le lendemain ? Rien de bien, comme chaque jour qui apparaît. On se fait violence pour vivre espérant que celui-ci soit meilleur que la veille. Mais rien n’y paraît. Quelques gorgées de plus… C’est toujours la même rengaine, les mêmes personnes, les mêmes problèmes. J’ai l’impression de vivre dans une tombe remplie de soucis. Ils m’enveloppent et reviennent tous les jours en force à coup de boutoir. Ils frappent à ma porte et veulent s’insinuer en moi.

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Comment exprimer toute ma souffrance, comment dire l’impensable à celui que j’aime ! Comment expliquer que mon corps est meurtri, que mon cœur est mort il y a déjà quelques années ? Qu’il commençait à reprendre vie depuis six mois, mais qu’il replonge dans un océan d’idées noires et d’angoisse. Je sais que je suis en train de basculer à nouveau de l’autre côté, ce côté qui me fera tomber à terre. Personne ne peut comprendre, personne ne peut savoir ce que c’est que de se sentir enfermé dans ce mal-être permanent. L’angoisse et la peur prennent le dessus. Me volant le peu de cohérence qu’il me reste. Ils prennent le dessus sur mon corps et mon esprit. Ils sont là tout le temps, jusqu’à ce que je ne sois plus maître de moi-même. Ce n’est pas une faiblesse non, c’est un trop-plein. Une chose totalement ingérable. n sentiment d’abandon m’envahit, je me sens seule, terriblement seule. Même si concrètement je sais que je n’y suis pas, je me sens seule tout de même. Pour le moment, je fais semblant, mais… je ne sais pas si j’arriverais à me relever une deuxième fois. Mon téléphone s’éclaire à nouveau. Lowell ne me lâchera donc jamais ! « Qu’est-ce que tu as sur les bras, Mél ? » Debout, face au vide, je laisse retomber mon bras afin de ne plus voir son numéro s’afficher. Tu veux vraiment savoir Lowell ? murmuré-je en levant les yeux devant l’immensité noire du ciel. Pauvre ignorant ! Mon portable vibre. Mince, Hugo ! Je tente de rejoindre la porte, mais avec du mal. L’alcool me tourne la tête et je manque de tomber à plusieurs reprises dans les escaliers. J’arrive devant ma porte, mais je suis incapable d’insérer la clé dans la serrure alors j’appuie sur la sonnette et laisse mon doigt dessus jusqu’à ce que le sésame s’ouvre.

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Elle me fait trop de peine, j'ai envie d'être là pour elle. J’aimerais revoir simplement ce magnifique sourire qu’elle a eu la première fois que je l’ai vu, il me manque puissance 10 000. Et je le sais, mon frère est une mauvaise personne. Je dois savoir ce qu’il lui a dit chez mes parents. Je connais ses habitudes, elles sont les mêmes depuis qu’il est adolescent. Je revois encore mon père, un soir d’automne, aller le chercher dans un de ces bars miteux. Mon père m’avait ordonné d’attendre dans la voiture. Il était parti récupérer ce bon à rien et en est ressorti en le tenant par le colback. Il va souvent partager quelques whiskys ou bières avec la solitude. Oui, parce qu’il est toujours seul. Il est tellement froid que personne n’a envie de l’approcher, sauf ses poules du moment qu’il prend au passage pour se soulager un soir. Il me dégoûte, il n’a aucun respect pour personne ni pour lui-même. En plus, il ne fait rien de ses journées, je ne sais pas ce qu’il trafique, mais il a une belle voiture et occupe un des appartements qui appartiennent à mes parents, pour une modique somme. Nous n’avons vraiment rien en commun et ne pas passer des moments avec lui ne me manque pas le moins du monde. Je me gare devant le premier bar où il a l’habitude d’aller, mais le gérant m’indique qu’il ne l’a pas vu depuis plusieurs jours. Bien, je tente dans un second. Et je n’aurais pas eu à chercher longtemps. Assis au comptoir, il boit une bière tout en bavardant avec une nana qui ne peut pas porter une robe plus courte que ce qu’elle a sur elle ! Je suis persuadé que si elle écarte un peu les jambes, on aperçoit sa culotte. Si elle en porte une ! Je me glisse doucement dans le lit, Mélissa semble toujours dormir. Le regard plongé sur le vide du plafond, je cherche des réponses à ce que Lowell m’a dit. La réaction de Mélissa la première fois qu’elle l’a vu ne laisse plus aucun doute. Elle est tombée dans les vapes. Puis chez mes parents et maintenant, il m’annonce ça. Ils se connaissent. Mais depuis quand ? Comment ? Et puis que s’est-il passé entre eux ? Mélissa n’avait pas vraiment l’air heureuse de le voir.

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