lundi 15 octobre 2018

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Mais cette idée était bougrement séduisante. Je commençais à comprendre ce que ressentent les cinglés qui prêchent dans Hyde Park lorsqu’ils installent leur caisse à savon et se préparent à monter dessus. Je voyais déjà les centaines de pages que j’allais noircir de mes délires passionnés… « Et en plus, on va me payer ! » m’exclamai-je en gloussant et en me frottant les mains. Je préparais déjà pour le.

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semestre suivant un cours intitulé « Les Thèmes de la littérature fantastique ». Et on me donnait l’occasion de parler d’un genre que j’adore, une aubaine qu’on n’offre que rarement aux auteurs de littérature populaire. À propos de ce cours sur les thèmes de la littérature fantastique : le soir où Bill m’a appelé, j’étais assis à la table de la cuisine, une canette à la main, en train d’essayer d’en rédiger le programme, et confiant à ma femme que j’allais bientôt passer plusieurs heures à parler en public d’un sujet que je n’avais jusque-là abordé que de façon instinctive. Bien que nombre des films et des livres commentés ici fassent désormais l’objet de cours universitaires, je les avais lus, vus et analysés par mes propres moyens, sans le secours de manuels ou de cours polycopiés pour guider mes réflexions. Apparemment, j’allais bientôt avoir l’occasion de découvrir mes pensées pour la première fois. Cette phrase peut sembler étrange. Un peu plus loin, j’affirme qu’aucun de nous ne sait ce qu’il pense d’un sujet donné tant qu’il n’a pas couché ses idées sur le papier ; de même, je crois sincèrement que nous ne savons pas grand-chose de nos pensées tant que nous ne les avons pas soumises à l’examen de personnes au moins aussi

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intelligentes que nous. Alors, oui, l’idée de pénétrer dans cette salle de classe de Barrows Hall m’angoissait et, cette année-là, j’ai passé une bonne partie de mes vacances de rêve à Saint-Thomas à réfléchir à l’humour dans le Dracula de Bram Stoker et à la paranoïa dans L’Invasion des profanateurs de Jack Finney3. Durant les jours qui ont suivi l’appel de Bill, je me suis persuadé que si ma série de causeries sur le fantastique (je n’aurais pas l’outrecuidance de les qualifier de cours magistraux) devait être bien reçue – par les étudiants autant que par moi-même –, alors l’idée d’écrire un bouquin sur le sujet en constituerait un prolongement logique. Finalement, j’ai rappelé Bill et je lui ai dit que j’allais tenter le coup. Et c’est ce que j’ai fait. Tout ceci pour remercier Bill Thompson, qui a eu l’idée de ce livre. C’était et ça reste une bonne idée. Si vous aimez le bouquin, remerciez Bill, qui l’a imaginé. Si vous ne l’aimez pas, engueulez l’auteur, qui aura tout gâché. Et je souhaite également remercier la centaine d’étudiants qui m’ont écouté avec patience (et indulgence) pendant que je mettais mes idées en forme. Grâce à ces fameuses causeries, nombre de ces idées ne m’appartiennent plus en propre, car les réactions de mes élèves.

m’ont parfois incité à les modifier, à les défendre, voire à les abandonner. Durant l’année universitaire, Burton Hatlen, professeur de littérature à l’Université du Maine, nous a rejoints pour venir nous parler du Dracula de Bram Stoker, et vous constaterez que ce livre doit beaucoup à son concept de l’horreur comme courant de l’océan mythique dans lequel baigne notre inconscient collectif. Merci, Burt. Mon agent littéraire, Kirby McCauley, fan de fantastique et citoyen du Minnesota, mérite des remerciements pour avoir relu le manuscrit de ce livre, y avoir repéré plusieurs erreurs, disputé plusieurs jugements… et pour avoir passé plusieurs heures au Plaza Hotel de New York en compagnie de votre serviteur afin de dresser la sélection de films d’horreur sortis entre 1950 et 1980 qui forme l’Appendice I. Je lui dois encore des remerciements pour bien d’autres raisons, mais ceci est une autre histoire. En outre, j’ai utilisé durant l’écriture de ce bouquin de nombreux ouvrages de référence que je me suis efforcé de mentionner dans le corps du texte, mais je tiens à souligner que certains d’entre eux m’ont été d’une utilité inestimable : An Illustrated History of the Horror Film (Capricorn Books, 1968).

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l’ouvrage fondateur de Carlos Clarens ; le guide épisode par épisode de La Quatrième Dimension, paru dans la revue Starlog ; The Science Fiction Encyclopedia, dirigée par Peter Nicholls, qui m’a bien aidé à débroussailler (peu ou prou) la bibliographie de Harlan Ellison et les programmes de la série Au-delà du réel ; plus d’autres ouvrages moins connus que mes vagabondages théoriques m’ont amené à consulter. Enfin, je me dois de remercier les écrivains – notamment Ray Bradbury, Harlan Ellison, Richard Matheson, Jack Finney, Peter Straub et Anne Rivers Siddons – qui ont eu l’amabilité de répondre à mes questions et de me donner des informations sur la genèse des œuvres ici abordées. Leurs voix donnent à ce livre une dimension supplémentaire dont l’absence aurait été catastrophique. Je crois bien que c’est tout… à part une chose : n’allez pas croire que je considère ce livre comme dénué de toute imperfection. Je suis sûr qu’il y reste encore plein de bourdes, en dépit de mes soins vigilants ; espérons seulement qu’elles ne sont ni trop graves ni trop nombreuses. Si vous en repérez une, j’espère que vous m’écrirez un petit mot pour qu’on puisse rectifier les prochaines éditions. Et puis, vous savez, j’espère que vous allez bien vous amuser avec ce bouquin. Lisez-le par bribes ou dévorez-le de la première à la dernière page.

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mais amusez-vous bien. C’est pour ça que je l’ai écrit, comme j’ai écrit mes romans. Peut-être y trouverez-vous quelque chose qui vous fera réfléchir, rire aux éclats ou entrer dans une colère noire. Toutes ces réactions me paraissent satisfaisantes. Mais si vous vous emmerdez, ça me fera de la peine. Pour moi, l’écriture de ce livre a été à la fois exaltante et exaspérante, tantôt un plaisir et tantôt une corvée. Par conséquent, si vous décidez de vous promener dans ses pages, vous risquez d’être secoué de temps en temps par les cahots de la route. Mais j’espère que vous constaterez, tout comme moi, que le voyage méritait d’être fait.

regardais Les soucoupes volantes attaquent, avec en vedette Hugh Marlowe, un acteur surtout connu à l’époque pour avoir interprété le fiancé xénophobe que Patricia Neal finissait par larguer dans Le jour où la Terre s’arrêta – un film de science-fiction un peu plus ancien et beaucoup plus rationnel. Dans Le jour où la Terre s’arrêta, un extraterrestre nommé Klaatu (Michael Rennie dans un survêtement intergalactique d’un blanc étincelant) atterrit en plein centre de Washington à bord de sa soucoupe volante (laquelle, lorsqu’elle est énergisée, brille comme un de ces Jésus en plastique qu’on vous donnait dans le temps au catéchisme pour vous récompenser d’avoir appris par cœur des versets de la Bible). Klaatu descend de sa passerelle et s’immobilise, fixé par plusieurs regards horrifiés et par une bonne centaine d’armes à feu. C’est une scène de tension mémorable, que le souvenir ne fait que rendre plus attachante – le genre de scène qui transforme les gens comme moi en mordus de cinéma. Klaatu commence à tripoter un genre de gadget – si mes souvenirs sont bons, ça ressemblait à une tondeuse à gazon miniature – et un soldat à l’index trop nerveux lui tire une balle dans le bras. Bien entendu, on apprendra par la suite que ce gadget.

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était un cadeau destiné au Président. Rien à voir avec un rayon de la mort ; un simple anticancer interstellaire. C’était en 1951. Mais ce samedi après-midi, six ans plus tard, les occupants des soucoupes volantes étaient nettement moins sympathiques. Là où Michael Rennie composait un Klaatu à la noblesse empreinte de tristesse, ces extraterrestres-là ressemblaient à des arbres vivants extrêmement maléfiques, avec un corps flétri et tortueux et un visage de vieillard irascible. Plutôt que d’apporter un anticancer au Président, comme un ambassadeur entrant dans ses fonctions qui souhaite témoigner de l’estime de sa patrie pour un pays ami, les occupants de ces soucoupes volantes apportent des rayons de la mort, des dégâts considérables et éventuellement la guerre totale. Le tout – et en particulier la destruction de Washington – rendu de façon merveilleusement réaliste par Ray Harryhausen, un technicien des effets spéciaux qui allait au cinéma avec un certain Ray Bradbury quand il était gamin. Klaatu est venu tendre la main de l’amitié et de la fraternité. Il propose aux peuples de la Terre d’adhérer à un genre d’O.N.U. interstellaire – à condition que nous puissions renoncer à la fâcheuse habitude que nous avons de nous exterminer les uns les autres.

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restres des Soucoupes volantes attaquent n’ont qu’un seul but : la conquête ; ils forment la dernière armada d’une planète mourante, incroyablement vieille et avide, et ils ne sont pas en quête de paix mais de pillage. Le jour où la Terre s’arrêta est un oiseau rare : c’est un authentique film de science-fiction. Les créatures millénaires des Soucoupes volantes attaquent sont les émissaires d’une espèce cinématographique bien plus répandue : le film d’horreur. Pas question pour eux de proférer des stupidités du genre : « C’était un cadeau pour votre Président » ; ces types-là descendent sur Cap Canaveral où Hugh Marlowe dirige le Projet Skyhook et commencent à foutre la merde. Je pense que c’est dans le fossé séparant ces deux philosophies qu’a été semée la graine de la terreur. S’il existe une ligne de force entre ces idées diamétralement opposées, c’est presque certainement là que la terreur a germé. Car soudain, alors qu’arrivait la dernière bobine du film et que les soucoupes se préparaient à attaquer la Capitale de notre Grande Nation, tout s’est arrêté. L’écran est devenu noir. La salle était pleine de gosses, mais presque personne n’a protesté. Si vous n’avez pas oublié les séances de cinéma de votre folle jeunesse, vous savez

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qu’une bande de gamins dispose d’un abondant répertoire pour exprimer son désagrément lorsque le film est interrompu ou tarde à démarrer : on tape des mains ; on entonne un des célèbres chants tribaux de l’enfance : « On-veut-le-film ! On-veut-le-film ! On veut-le-film ! » ; on lance des paquets de bonbons sur l’écran ; on transforme les boîtes de pop-corn en clairons. Si un des petits monstres a gardé des pétards de la dernière fête nationale, il saisira l’occasion pour les sortir de sa poche, les soumettre à l’approbation admirative de ses copains, puis il les allumera et les jettera dans l’assistance. Il ne s’est rien produit de tel cet après-midi d’octobre. Le film n’était pas cassé ; on avait tout simplement éteint le projecteur. Puis les lumières se sont allumées dans la salle, ce qui était tout bonnement inouï. Et nous avons tous regardé autour de nous, clignant des yeux comme des taupes subitement exposées à la lumière du jour. Le gérant de la salle est apparu sur la scène et a levé les mains pour demander le silence – un geste parfaitement superflu. Six ans plus tard, en 1963, j’ai repensé à cette scène lorsque, un vendredi de novembre, le chauffeur de notre car scolaire nous a dit que le Président venait d’être abattu à Dallas.

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